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 début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier

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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Ven 1 Avr - 19:05

Bon, revoilà le début d'une aventure qui a commencé quelques semaines plus tôt dans le bourbier :

Ce jour-là, Edhelwen était en retard. Pourquoi avait-elle autant traîné à danser et s’amuser ? Elle avait une réunion très importante dans dix minutes, et il fallait le temps de changer de planète, ce qui n’était pas une mince affaire lorsque l’on n’a pas le sens de l’orientation. Il lui fallait rejoindre au plus vite le parking à vaisseaux pour ne pas être en retard.
À sa droite se trouvait un passage qui ne pouvait être qu’un raccourcit, puisque le parking était quelque part sur sa droite, de l’autre côté de la ville…
Feänor, son chat ailé qui la suivait partout depuis quelques jours ne semblait pas très attiré par la ruelle sombre, mais Edhelwen étant persuadée qu’il s’agissait d’un raccourcit y pénétra sans hésiter.

Et c’était une très grosse erreur, au bout de cinq minutes, ils aboutirent dans un cul-de-sac. Après avoir soupiré, Edhelwen fit demi-tour, pour s’apercevoir que son chat s’envolait au dessus des toits comme pour fuir un danger imminent, c’était vrai qu’il n’était pas rassuré depuis quelques temps, mais à ce point !

C’est alors que l’impératrice entendit un bruit derrière elle. Elle fit volte-face, pour apercevoir une créature gluante qui sortait d’une bouche d’égouts. Elle recula, quand un bruit similaire se fit à nouveau entendre dans son dos. Deux autres créatures arrivaient et lui barraient le chemin.

Bientôt, la jeune elfe se retrouva encerclée. Mais elle n’avait pas de quoi combattre ces monstres qui seraient passées à travers la moindre flèche ou coup de pied décoché… Elle leur cria de s’en aller, mais ce ne semblait pas vraiment être leur intention… Leur cercle se resserrait impitoyablement, et ils étaient de plus en pus nombreux. Une ombre survola la pauvre jeune fille…


-Feänor ! cria-t-elle. Feänor, si tu m’entends, va chercher de l’aide !

Et puis, après un temps de silence, elle eut une idée géniale.

-Au secours ! hurla-t-elle. Y a-t-il quelqu’un qui m’entende ??? à l’aide !

Les créatures commençaient à l’étouffer, elle ne les avait pas vu escalader les murs. Déjà, elle ne voyait plus le ciel, elle manquait d’air… Et cette odeur nauséabonde lui fit oublier tout. Plus aucun mot ne venait à sa bouche pour crier. Une seule image restait devant ses yeux clos. Les océans infinis, le chaos des glaciers, l’infini de l’Univers… Le regard de l’élu de son cœur. Alors, dans un dernier cri, elle lâcha le dernier mot qui lui restait à l’esprit :

-Llûd !

Et elle s’évanouit.


Dernière édition par le Ven 27 Jan - 1:01, édité 2 fois
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Sam 2 Avr - 14:19

Le druide-empereur se trouvait, comme la plupart du temps où il se trouvait sur Sénata V, au Sénat. Une nouvelle salle venait d'être ouverte, faisant allusion aux Âmes Chaotiques... En plus des différents partis, ils s'y trouvaient, immanquablement, les horribles pédants gras et repus qui font, comme à leur habitude, service de «bouche-trou» entre les places de l'assemblée... Des personnages abjects, ne faisant jamais rien d'autre que de discutailler sans jamais agir... Exactement ce que détestait le druide...

Mais il était là dans un but précis, il avait à donner l'avis de la FUSE à ce sujet... Songeant que parler devant une telle assemblée était déjà faire trop de faveurs aux opposants, il se contint et parvint enfin à prendre d'assaut la Haute-Chaire, histoire de bien se faire entendre. Il escalada donc la vingtaine de marches, s'élevant ainsi à quelques 4 mètres de hauteur, et rassembla ses esprits.


-Empereurs et Impératrices, je su.......

Un énorme fracas retentit soudain dans l'immense pièce silencieuse... Juste en face de lui, le Vindilis-ror venait de voir une vitre donnant sur la Cour Intérieure se briser et voler en mille petits éclats sur les députés siégeant, ou plutôt dormant, juste en dessous, qui houspillèrent à souhait dans le vide...

Mais le plus étonnant n'était pas autant cette vitre brisée que la cause de cet incident : un -étrange- chat... qui vole... Une espèce rare, que le druide n'avait que très rarement vu...


-Du calme messieurs mesdames, il s'agit là d'un simple et innofensif Chatoiseau... Garde, laissez, je m'en occupe...

Accio!

Un long filet rouge sortit du doigt pointé de l'empereur, et alla directement se ficher sur l'animal voletant, visiblement amoché par le choc. Avec un petit coup sec, il le ramena vers lui, posant le magnifique Chatoiseau sur la Chaire. S'ensuivit un très court rituel, quelques paroles arcanes, que personne n'entendit, puis les assistant purent entendre les deux parler une étrange langue, faite d'un mélange de croassements et de doux miaulements... Mais ils ne comprirent rien...

-Qui es-tu, et que fais-tu ici? J'allais parler!

-Danger! Boue dans Bourbier! Dire «Llûd»!!! Toi venir!

-Que dis-tu??? Je te suis!


À la grande stupéfaction de tous, le druide sauta de son perchoir dans le vide... Mais au sol, point de druide, c'était désormais un énorme loup brun qui se campait fermement sur ses pattes. Il se mit immédiatement à détaler, écartant automatiquement les opposants, en direction de la fenêtre brisée, par laquelle il fît un prodigieux bond... Précédé du Chatoiseau, il se dirigea à une allure formidable vers l'immense Bourbier, gigantesque piège vivant pour qui ne le connait pas...

Seules deux personnes en ce monde connaissent le véritable nom du druide, lui-même et sa bien-aimée... Un tel message ne prévoyait rien de bon... Il courût, courût, galopa, vola, suivant toujours l'infatigable mamifère-volatile jusque dans un des plus profonds quartiers de Sénata V, le Quartier Démoniaque... Pourquoi une elfe-impératrice irait s'y aventurer? Mais l'heure n'étant pas aux questions inutiles, l'empereur se contenta de continuer sa course éffrénée à travers les rues bondées de diablotins qui s'enffuyaient à la seule vue des deux flammes blanches qui tenait lieux d'yeux à l'étrange loup, ainsi qu'en entendant ses pas, qui résonnait tel le tonnerre dans les ombres...

Àprès bien d'autres rues toutes plus mal famées les unes que les autres, il arriva dans une ruelle sombre et étroite, bordée d'immeubles qui avaient vu de biens meilleurs jours... De la boue liquide s'écoulait dans les caniveaux bouchés, les ombres s'étendaient et régnaient en maitre dans ces lieux. Le druide s'arrêta, sans faire un bruit, et s'avança prudemment... Mais quelque chose mit immédiatement crédit à ses suspections : un cri éttouffé lui parvint, un peu plus loin. Même parmis mille Criards Infernaux, le druide aurait pû reconnaitre cette voix, si douce et mélodieuse... L'entendre ici semblait étrange, mais, une fois de plus, ce n'était pas le moment.

Le Vindilis-ror repris en un instant sa forme humaine, et se dépechât de continuer son chemin, courant le plus vite possible, craignant le pire... Qui était d'ailleurs en train de se passer, quelques mètres plus loin... Il se retrouva soudain, aprés un angle droit de la rue, né à né avec une sorte de... de... de montagne de boue... Et elle bougeait! Un énorme tas d'immondices vivant, légèrement translucide, semblait s'affairer sur... Sur une faible lueur, à l'intérieur de cet umbroglio infect...

Alors, il vit rouge.


-SAKTAR NART! ARTOS GYAGYN!

Une formidable et étincelante masse d'énergie magique apparût dans sa main droite [HRP>>voir ma bannière<<HRP] et, sans se soucier d'éventuelles conséquences, il la brandit vers le monstre. Celui-ci, ne voyant, ou plutôt ne sentant pas, vu l'abscence apparente d'organes visuels, l'approche du druide, ne pût même pas réagir à temps... Dans un horrible gargouillis, la masse gélatineuse de son corps multiple fût découpée en deux... Elle se liquéfia instantannément, puis fût évacuée dans les égouts...

-EDHELWEN!!!

Le Vindilis-ror se précipita à la rencontre du corps étendu de la délicate elfe, inconsciente pour le moment... Il était arrivé à temps, la Bave-boue n'avait pas encore aspirée son énergie vitale... Mais Edhelwen Aewlhach semblait bien faible... Il souleva doucement sa tête, fouillant nerveusement dans une de ses nombreuses bourse de composants magiques, à la recherche de l'Herbe de Guérison appropriée... Malheureusement pour eux deux, le combat avait été particulièrement bruyant, et le druide entendit, pendant qu'il donnait à l'elfe une feuille sèche et amère, un bruit sourd et mat derrière lui... ^Peut-être le Chatoiseau, après tout...

Edhelwen ouvrit les yeux, mais au même instant, une vingtaine de bruits semblables au premier se firent entendre, détruisant l'hypothèse -l'espoir-du Chatoiseau. Se retournant, le druide vis, á son grand effroi, une vingtaine de Cornus de l'Enfer de la pire espèce, yeux rouges vifs commes des flammes, fouets noirs aux pattes griffues, piques acérées sur tout le corps...


-Edhelwen, j'ai besoin de toi...


[HRP>> Comme indiqué dans le titre, ceci n'est pas une quête ouverte, vous êtes donc priés de ne pas intervenir. À la limite, vous pouvez vous faire passer pour un spectateur, mais je vous le déconseille, niveau RP... Ça va faire très très mal... <<HRP]
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Dim 10 Avr - 14:14

Edhelwen ne fut même pas surprise de voir son Vindilis penché sur elle : il était toujours là quand elle avait besoin d'aide, à croire qu'il le faisait exprès. Elle avait retrouvé son oxygène vital, et sa mémoire fonctionnait de nouveau.
Parles si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.
Elle se contenta donc de regarder, son sauveur, son aimant, et puis les étranges créatures qui avaient détourné son attention. Les créatures de boue avaient disparu, et c'était mieux ainsi, car, lorsqu'on ne connait aucune formule magique offensive, il est tout de même mieux de se trouver face à des êtres de chair.

Elle ne savait pas ce qu'étaient ces monstres, elle savait luste que celles-ci ne valaient guère mieux que les précédentes, et se lisait dans leurs yeux toute la haine qu'ils éprouvaient pour les deux amants. Ce genre de haine qui détruit tout parce qu'elle n'aime rien, parce qu'elle ne comprend pas...

Edhelwen, j'ai besoin de toi... Entendit-elle.
Alors, rassemblant ses forces, elle se releva, en prenant garde à rester près de lui tandis que les choses noires aux yeux de la haine les encerclaient lentement. Fallait-il haïr pour avoir un regard pareil !

-Oui Llûd.

Et, comme rien n'est parfait (et heureusement) ces monstres étaient bien de chair et d'os (elle était au moins sûre pour la chair...), donc on pouvait se défendre physiquement.

Et puis, tout allait bien, Llûd était là ! Mais quelle haine dans le regard des intrus... Ou bien peut-être étaient-ce eux, les intrus, elle qui voulaient prendre un raccourci, et lui qu'elle metteit en danger pour la sauver... Qu'avait-elle fait ? Lentement, sans geste brusque, elle porta sa main gauche à on épaule droite, et son poing se referma. Elle avait eu besoin de lui, il était venu, il avait besoin d'elle, pour lui, elle aurait décroché tous les soleils de l'Univers pour lui faire un bouquet... même si son seul regard brillait mille fois plus que tout ce qui pourrait jamais exister...

Mais ces brèves pensées ne faisaient que raviver la haine infinie des démoniaques yeux rouges, ils haïssaient ce qui s'aimait, et ne vivaient que pour le détruire. Pourquoi ? C'était chose qu'elle ne pouvait comprendre...

L'arc de l'elfe ayant été empoigné (la main sur son épaule...) se matérialisa entre ses doigts tandis que les flèches apparaissaient dans l'autre... Elle n'était tout de même pas assez stupide pour se promener sans arme... Mais si les viser et toucher était facile, si les flèches imbibées de potion plongeaient instantanément leur victime dans un profond coma (et deux, c'était la mort), les créatures de la haine étaient des centaines...

Ils étaient deux ; deux qui est le plus beau des nombres ; nombre très petit pourtant ; pourtant l'amour, dit-on, peut renverser des montagnes ; la monagne de monstres autours d'eux ; eus deux, seuls encerclés de haine ; haine, ennemie de l'amour, haine, destructrice des beaux jours ; haine, aussi extrême que l'amour. Le moment venait où chacun saurait lequel des deux ennemis était le plus fort : l'amour infini, ou la haine éternelle ?
Pour Edhelwen, comme pour son élu elle en était sûre, aucun doute possible sur le plus puissant. Mais pourquoi l'incarnation de la haine, la haine de toute sa grandeur, la haine qu'elle ne pouvait comprendre, pourquoi s'attaquait-elle à eux ?
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Dim 10 Avr - 15:21

Heureusement, Edhelwen avait repris ses esprits... Seul, le druide ne savait pas s'il aurait été capable de vaincre ses 20 ennemis robustes... Et encore moins la cinquantaine qui venait maintenant de les encercler... La situation était on ne peut plus critique... Mais à deux, on peut faire des miracles. De plus, il ne pouvait pas échouer, il n'en avait pas le droit. Réussir, ou mourrir, car ce genre de créature ne fait pas de prisonniers... La ruelle, petite par définition, était complétement saturée de cette vie démoniaque, une petite mer de noirceur, donc les cornes caractéristiques des Cornus de l'Enfer dépassaient.

Le Vindilis-ror, que ses nombreux discours et sa vie d'empereur n'avait pas réussis à ramollir, se releva donc promptement et saisis sa Masse d'Énergie, prêt à se défendre. Il pris un bref instant la main de sa compagne, pour se donner du courage, puis se mis en position de défense, passant rapidement en mémoire les sortilèges qui pourraient l'aider... Mais il n'y en avait que très peu d'assez puissants, et ils ne correspondaient pas à la situation... Quand à utiliser la Magie Noire, le druide s'y refusait, autant par morale que par prudence : lui, farouche défenseur du Bien et de la Lumière... De plus, les sortilèges létaux nécessitent beaucoup d'ingrédients obscurs, sans compter encore en plus le fait qu'une elfe blanche telle que sa bienaimée ne résisterait surement pas non plus à de telles ondes négatives.

La force physique allait entrer en jeu... Mais le problème est que c'est justement le principal atout de ses nombreux adversaires. Plus le druide pensait à la situation, moins il voyait d'échapatoire.

Pendant ce temps, les démons cornus avaient encerclés le couple dos à dos, formant un cercle mouvant et grognant, qui se resserait petit à petit. L'aura conjuguée de l'elfe et de l'humain, tellement blache, tellement pure, semblait effrayer autant qu'attirer les démons... Situation bien étrange... Mais cela ne durerait certainement pas longtemps, bientôt ils passeraient à l'attaque.

Pendant un instant, l'air se figea.

L'instant d'après, la bataille commença.


-AU NOM DE VINDILIS!!!

Le druide s'élança soudainement sur le premier adversaire venu, qui, pris au dépourvu, ne pût que lever son bras osseux en bouclier... Les os de démons sont très résistants... Mais apparemment pas contre la magie, car la masse tranchante du druide brisa sa cible, et plus encore, car le démon fût littéralement tranché en deux... Mais déjà, trois autres s'approchaient. Reprenant sa danse mortelle, le Vindilis-ror, Llûd de son vrai nom, abbatit ceux qui se présentaient à lui, mais cela ne fût pas sans en payer le lourd prix : les fouets de feu faisaient des ravages sur sa peaux, car les druides n'ont que peu de protections physiques, hormis quelques plaques de cuivre, voire d'or, selon la richesse de l'intéressé...

Une dizaine de démons venait de mourir sous les coups de la Masse, qui commençait par ailleur à s'affaiblir, n'étant réelle que par la force de volonté de son invocateur. Llûd n'avait pas encore eut le temps de regarder en direction d'Edhelwen, il espérait qu'elle s'en sortait... Mais il avait confiance en l'Elfe, malgré ses protestations, il savait qu'elle savait très bien se défendre, et que ses potions étaient fortes...

C'est à ce moment là que se passa quelque chose d'innatendu : les Cornus de l'Enfer reculèrent, reformant le cercle rompu d'il y a peu... C'était totalement illogique, en continuant un peu, ils auraient pût balayer par le nombre le druide et sa compagne...

Cela n'était pas normal... Un tel comportement ne laissae rien présager de bon... Mais quoi qu'il en soit, c'était avant tout une occasion pour le Vindilis-ror de reprendre son souffle et ses esprits. N'osant pas tourner le dos aux monstres, il se contenta de jeter un bref regard vers l'impératrice Elfe... Il n'eut que le temps de voir qu'elle était debout, donc apparemment encore en état de se battre, avant que le claquement d'un puissant fouet ne vienne lui déchirer la joue, à quelques centimètre de l'oeuil... Il compris le message, et, réprimant un cri de douleur, il repris sa garde vigilante...

Les corps des démons abbatus avaient disparût! Que manigançent-ils, le druide aurait payer cher pour le savoir...
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Lun 11 Avr - 22:48

Il avait été le premier à attaquer, ce n'était pas bon signe, cela voulait forcément dire que ces monstres ne faisaient pas de cadeaux, donc qu'ils étaient pires que dangereux... Mais pas de temps pour réfléchir, il fallait agir.

Elle banda son arc, et avant que les créatures ne soient suffisament prets pour l'approcher, elle qui ne bougeait pas, deux étaient déja touchés, mais il fallait encore le temps que le poison se répande dans leurs veines, à espérer qu'ils en aient...

Et ils en avaient, car treize secondes plus tard, ils s'effondraient.
Mais tirer de trop prêt n'était pas facile, surtout si ces lianes de feu qui lui entaillaient la peau frappaient les poignets. Mais ces choses ne semblaient pas vraiment savoir viser, car ils avaient dû vite comprendre que ses poignets étaient les plus sensibles... Mais les tentacules frappaient avec une force de brutes : sans viser, mais avec puissance.
Elle devait donc les tenir en respect, le plus loin possible.

Elle n'était pas très douée au corps à corps, mais elle dut vite se soumettre à l'évidence : trop nombreux, les ennemis approchaient par derrière lorsqu'elle se retournait. Et elle n'avait pas d'armure ou la moindre autre protection, de profondes entailles mutillaient ses bras. mais elle ne gémissait pas. Bien sûr qu'elle avait mal ! Qui n'aurait pas mal dans une pareille condition ?

Mais elle s'appellait aussi Aewlhach, de son deuxième nom trop souvent oublié, ce nom qui lui attribuait l'élément feu, comme l'air, l'oiseau-flamme-jaillissante... Et elle ne pouvait pas se permettre de prouver sa douleur, et de toute manière, ça ne servait à rien... Ou plutôt si : ça redonnerait du courage à ses adversaires, ça déconcentrerait Llûd et elle perdrait son souffle. Donc, pas un cri, et que sa peau le brûle si ça lui chante !

Edhelwen Aewlhach avait trouvé une autre méthode : elle avait pris à la main une de ses rares flèches en mithril, incassables, et frappait tout ce qui était à portée de le pointe, qui se retrouvait immédiatement infecté, et qui ne dérangerait plus que pour treize secondes... Elle n'avait jamais vu son poison agir aussi lentement...

Elle avait réussi à reculer contre un mur pour n'être pas attaquée par derrière, et pouvait même se permettre de jetter, juste une fraction de seconde, un regard à son bien aimé, qui se battait comme un dieu... Ce qui était normal pour un dieu, et pas n'importe lequel : son dieu, son sauveur, son héros, l'élu de son coeur.

Mais en combat, on a rarement le temps de réfléchir, même quand on réfléchit très vite... Il faudrait faire une diversion... L'autre pourrait les attaquer pas derrière... Mais comment attirer leur attention ? --aïe, sur la joue-- Etait-ce possible ?
Feänor ? Il ne valait mieux pas y penser, il avait littéralement disparu... Et il était trop difficile de contacter Llûd, il était trop loin, et trop occupé. Donc c'était à elle de détourner les monstres. Mais comment ? Elle ne connaissait que deux formules magiques... Et quelle est l'utilité de savoir faire traverser les barreaux de leur cage aux oiseaux dans un moment pareil ?
Et de devenir lumineuse, voir fantomatique, ça ne servait pas à grand chose...
Quoique... Peut-être les ennemis avaient-ils peur de la lumière des étoiles ? Eux qui ne semblaient pas la voir souvent... Ou peut-être attirrerait-ce l'attention des choses... Ce qui était fort dangereux car elle n'en devenait nullement transparante ou intouchable... Mais c'était --aïe, elle n'avait pas vu venir ce coup-là -- c'était un coup à tenter...

Trous ur c'horn er vrummenn, splannder moug un stell-tan ! s'écria-t-elle sans plus réfléchir.

Et l'effet fut immédiat : elle devint lumineuse coomme la pleine-lune d'une nuit sans nuage, les choses semblèrent aveuglées... et reculèrent !

C'était innespéré... c'était inpensable... c'était trop facile...

Un hent war an tewenn, kan ur vari-vorgan. souffla-t-elle alors pour tout annuler. Et elle redevint normale.


Les créatures les regardaient avec leurs yeux de la haine, sans prêter attention aux cadavres des leurs, étendus au sol. Llûd aussi semblait méfiant, surtout qu'il ne semblait pas l'avoir entendue...

Elle réampoigna son arc, laissé à l'abandon sur son épaule depuis un certain temps, et tira légèrement sur la corde, comme pour menacer les monstres de haine, qui ne semblait pas du tout inquiets... Au contraire : une lueur malfaisante brillait dans leur regard.

C'est alors qu'un vent glacé, pollué et sec pénétra dans la ruelle.
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 12:47

Une bise polluée s'engoufra dans la ruelle... Un froid vif s'empara des deux personnes qui se tenaient dos-à-dos, sans bouger, entourés d'un bonne trentaine de Cornus de l'Enfer... La situation était pour le moins étrange : les démons grognaient et gesticulaient, formant un cercle mouvant autour du couple, qui n'osait pas bouger, attendant simplement l'inévitable moment où se ferait l'attaque... La tension était palpable, et l'air remplie de magie, due aux sens exacerbés de l'Elfe et du druide... Leur concentration était telle que s'ils avaient eut le temps de ragarder autour d'eux, ils auraient vu leur aura protectrice... Malheureusement pas assez puissant pour contrer autant de force animée par autant de haine...

C'est exactement à ce moment que le Vindilis-ror fût tiré de ses réflexions que de nombreux cris, puissants et suraigus, jaillirent de la masse informe que formait les Cornus. Des cris atroces, qui transpercent le coeur des personnes, des cris de souffrance mêlés de plaisir, car c'est là la nature contradictoire des démons...

Llûd ne tarda pas à voir la raison du vacarme, et ce qu'il vit l'ébranla... Il ne pût empêcher sa bouche de former un muet étonnement... Les rangs des guerriers démoniaques venaient de doubler !


-Maudits soient-ils! Edhelwen, fais attention, leurs morts ne le restent pas longtemps! Ils peuvent se dédoubler!

Il comprenait maintenant d'où venait cette sensation de grand mal-être qui lui tiraillait l'âme de puis l'accalmie du combat : de la magie noire était à l'oeuvre! Oh, pas bien puissante, car elle n'était pas maitrisée, émanant directement de la nature profonde des Cornus, mais suffisante pour invoquer et ressuciter leurs congénères, ainsi que d'autres au passage...

La situation, de critique, venait de passer à désespérée. Jamais deux personnes fatiguées, blessées, si puissantes soient-elles, ne pourraient tenir victorieusement tête face à une telle myriade démoniaque, constituées de membres éminent de la Hiérarchie Noire. et pourtant, c'est bel et bien ce qui allait se passer, du moins feraient-ils tout pour y arriver.

Le druide tendit sa main libre en arrière, espérant trouver celle de sa compagne... par un quelconque caprice de la nature et de l'amour, elle semblait avoir eu la même idée, et les doigts des deux personnes, unis dans le bonheur comme dans le malheur, se serrèrent. Ne perdant pas une occasion, le Vindilis-ror murmura quelques paroles, dont l'effet ne tarda pas : un halo doré remonta des mains jointes, remontant leurs bras, puis envahissant les corps... Le Baume des Séraphins est assez efficace, soignant les petites coupures et les blessures légère, et redonnant courage aux coeurs en proie aux doutes.

Ainsi revigorés, la situation semblait un peu plus propice... Mais les sentiments des Cornus, tellement nombreux, étaient à l'exact opposé : vu leur grognements satisfait, dans une langue incompréhensible, la bataille semblait être déjà gagnée pour eux.

Si le manque de confiance est un défaut, en avoir trop l'est encore plus.

On allait donc voir si la vieille maxime était vrai.

Le druide se campa fermement sur ses jambes, lâcha la main d'Edhelwen, pris rapidement un sachet de poudre dans sa veste, qu'il jeta par terre, et murumura une incantation. Au moment où les 5 démons visés se désintégrèrent sous l'effet des mortelles paroles, le druide empoigna sa Masse d'Énergie et se jeta dans la mêlée.
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 18:29

C'était sa faute ! La lumière de la lune avait sur eux un effet parallèle à celui se produisant sur les loups-garous, mais pire encore : non seulement ceux-ci étaient devenus plus puissants, mais en plus, ils étaient plus nombreux. Pourquoi devait-il exister de pareils monstres dans l'Univers ? Quel stupide raccourcit ! A cause d'elle, deux personnes risquaient la mort, et leurs empires avec.

Donc, il n'y avait pas le droit à l'erreur : ils DEVAIENT réussir à sortir de là, coûte que coûte. Mais pour coûter, ça coûtait cher : les membres ensanglantés, ils se battaient avec l'énergie de l'amour et du désespoir, à deux contre... contre... des dixaines, des vingtaines, des centaines d'ennemis... Mais pas question de déclarer forfait, de toute manière, il ne semblait pas y avoir moyen de demander grâce à ces ennemis sanguinaires. Dans leurs yeux, la confiance parfaite, la méchanceté pure, la haine absolue.

L'instinct de survie est pourtant très puissant, mais il vient forcément un moment où toutes les forces viennent à manquer... Feänor était-il capable d'avoir l'initiative d'aller chercher la police de Sénana ? Ou n'importe qui d'autre... Ce chat ailé savait-il se battre ?

En guise de réponse, un jet de flammes venu du ciel aspergea la foule déchainée de cornes. Espoir d'une seconde qui s'évanouit aussi vite qu'il était venu : cela n'avait absolument aucun effet sur les créatures.

Une silhouette sombre passa au dessus des têtes, incroyable mais vrai, Feänor avait un pouvoir caché, et une loi appellée grossièrement la loi de l'emmerdement maximum [HRP] ce n'est pas moi qui l'ai nommée ainsi [HRP] avait fait que ce doux animal était malgré tout impuissant... Ils étaient seuls, tous les deux à se battre, contre la haine incarnée, leur énergie faiblissait tandis que le nombre d'ennemis augmentait, ammenant avec eux ce sentiment appellé le désespoir.

Et ils se battaient avec cette énergie du désespoir, tous deux seuls au monde contre les créatures de la mort, et ils n'avaient pas le droit à l'erreur. Oh non ! Pas le droit à l'erreur ! Si elle avait le droit de mourir assassinée par des monstres pour avoir pris un raccourcit, elle n'avait as le droit d'obliger Llûd à la suivre, c'était interdit par les lois morales...

Mais il n'y avait aucune chance de fuite, encore moins pour lui que pour elle en raison du fait qu'il était en plein coeur de la mêlée... et elle en périphérie.

Enragée par cette dernière idée, elle se mit à frapper encore plus fort qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir le faire, se frayant un passage vers le milieu de la foule, vers la seule raison pour son coeur de battre, toujours plus fort.

Après une disaine de minutes, elle parvint même à le rejoindre, ce qui offrit cet énorme avantage d'éviter aux ennemis de se glisser derrière eux sans qu'ils ne se gênent mutuellement... mais permit aux adversaires d'être plus nombreux en face. Surtout que leurs fouets qui brûlaient la peau avaient une plus longue protée que leurs armes à eux deux, et pouvaient passer par dessus leurs congénères, là où il n'y avait qu'eux deux à frapper, et qui recevaient immanquablement les coups.

Pourtant, à ses côtés, lui, l'homme de sa vie, même si celle-ci ne devait peut-être plus durer longtemps, à ses côtés, elle se sentait sûre de tenir bon, encore longtemps. La chance pouvait peut-être encore tourner... C'était leur dernier espoir. Car l'espoir est toujours présent, même quand on n'en voit pas la trace, comme les étoiles en plein jour.

Où trouvait-elle cette force de se battre encore ? Elle l'ignorait, mais tant que l'élu de son coeur serait debout, lui qui risquait sa vie pour elle, tant qu'il tiendrait, elle aussi. Peu importait la douleur.
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 18:35

Le druide se battait comme un beau diable... Ou plutôt pas, vu sa position... La Masse d'Énergie ferait encore frémir les démons, bien des années plus tard, lorsqu'ils évoqueraient cette bataille. Car c'en était décidemment une, vu le nombre d'opposants qui s'affrontaient maintenant dans la ruelle bondée : les deux empereurs se trouvaient maintenant accolés à un mur, sans pouvoir donc reculer un pas de plus... Et en face d'eux, une cinquantaine de démons visiblement en pleine forme, ceux du fond attendant qu'une place se libère au front pour pouvoir combattre à leur tour.

L'air était rempli d'une odeur nauséabonde de pourriture et de déchets brulés... Les grognements, voire les hurlements, des Cornus auraient fait venir toute la police de Sénata V, si seulement ils ne se trouvaient pas en plein milieu de l'affreux Quartier Démoniaque. Un moment donné, le Vindilis-ror eu un espoir : un grand jet de flamme parcourût l'assemblées de Cornus... Espoir vite éteint, en repensant à l'élément vital de leurs ennemis : le Feu. Revigorés, les démons reprirent de plus belle leurs assauts incessants...

Si la Masse faisait des ravages, les Fouets de Feu n'en étaient malheureusement pas moins redoutables, bien que moins létaux... Et surtout, bien plus nombreux, ce qui faisaient leur forces. Les bras et le torse du druide étaient calcinés par de longues déchirures, immédiatement cautérisées... Rien de bien grave en soi, du moins si il en réchappait... Mais pour l'instant, toutes ses forces vitales semblaient s'écouler hors de lui par ses innombrables plaies. Une voix sournoise lui répétait inlassablement que toute résistance était maintenant inutile, que le combat était perdu d'avance. Chaque blessure reçue confirmait un peu plus cette pensée, tandis que chaque ennemis abbatu par le druide l'ébranlait un peu plus.

Mais à moins d'être un dieu, ce qui n'était certainement pas le cas, vu ses forces actuelles, personne ne pouvait s'échapper d'une telle situation... Il était bien trop faible pour se Téléporter ailleurs, quand bien même il aurait voulut abandonner sa raison de vivre, c'est-à-dire l'Elfe qui se tenait à ses cotés, combattant toujours du mieux qu'elle le pouvait... En jetant un très bref coup d'oeil sur sa bienaimée, il se dit qu'il ne devait pas se plaindre... Elle n'avait pas d'armes adaptées pour de tels combats, et semblait ralentir un peu plus ses mouvements à chaque coup porté, probablement à cause de l'épuisement... Tout comme lui, d'ailleurs... Il n'était pas aussi vif qu'au début du combat.

Et ses ennemis le savaient. La haine conjuguée à l'horreur qui se lisait dans leurs yeux le lui disaient, les Cornus de l'Enfer espéraient fermement avoir la victoire, cela était maintenant, vu le nombre de leurs morts, une question d'honneur... Si ils savent ce que c'est, voilà une autre question... En attendant, les coups pleuvaient sur le couple, qui rayonnait, malgré tout les tourments, d'une étrange mais bienfaitrice Aura, les envellopant eux deux, au beau milieu de l'océan de noirceur et de feu qui se déchainait dans toute sa terrible puissance autour d'eux.


-Edhelwen, il faut que... HAAA! -un fouet venait de lui déchirer le visage, répandant encore un peu plus l'odeur de chair brulée déjà tenace- Je ne suis pas très en forme... -quelle idiotie! Il faudrait être fou ET aveugle pour ne pas le voir!- Tu dois me promettre de -ZAAASSH! Un autre fouet venait d'atteindre sa cible... Le druide leva rapidement sa Masse et fracassa le crâne du Cornu responsable- De vivre! Quoi qu'il arrive, tu dois vivre, mon amour...

Les Cornus de l'Enfer, visiblement très peu enclins aux débats amoureux et au romantisme, continuèrent de plus belle, lacérants, à ce qui lui semblait, chaque centimètre carré de peau non protégée... Le Vindilis-ror, tout puissant, sage, robuste et courageux qu'il était, du moins selon les dires de son peuple, était en train de faiblir à vue d'oeil contre ces terribles et nombreux adversaires... Allait-il finir son aventure, son voyage dans ce monde, ici, dans une ruelle boueuse??? Peu lui importait de toutes façon, puisqu'il était au coté de la personne à laquelle il tenait le plus au monde.

Le druide, héritier de savoirs séculaires, millénaires, éternels, savait que quand son heure viendrait, une éblouissante lumière se formerait autour de lui, dûe aux sortilèges de protections qu'il avaient pratiqués sur lui-même... Au cas-où... La situation tombait à pic. Cette lumière, aveuglant pour de bon les démons permettrait à Edhelwen de se retirer en lieu sûr. réjouis par l'idée sauver, une dernière fois, la vie de l'élue de son coeur, il poussa un hurlement terrible, ressemblant étrangement au beuglement d'ours dont il était vêtu [HRP>> Une fois de plus, regardez ma bannière<<HRP], il lança sa Masse magique en plein sur ses adversaires, qui, pris au dépourvus, ne pûrent l'éviter, tuant ainsi deux d'entre eux et broyant le bras d'un autre. L'empereur de Vindilis sortit alors, tactique follement désespérée, ses ingrédients magiques, puis les lança sur les démons, qui poussèrent d'autre cris en constatant les effet corrosifs ou liquéfacteurs des diverses poudres...

N'ayant plus sur lui que son corps, son âme et son esprit, ainsi que son profond sentiment d'amour, il se tînt immobile, attendant la Fin.

Mais...
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:02

Avec une flèche dans la main, la troisième, car le poison qu'elles contenaient n'était pas innépuisable, Edhelwen se demandait combien de temps ils pourraient encore tenir... Une dizaine de minutes au plus petit des minimums, qu'elle avait bien l'intention de dépasser. Ils DEVAIENT s'en sortir, c'était une obligation, vouloir, c'est pouvoir. Que ne se disait-elle pas pour essayer de déloger son moral du point zéro ! Qu'elle aurait aimé savoir faire de la transmission de pensées !

Depuis combien de temps était-elle là ? Une chose était sûre : on se passerait d'elle pour la réunion... Ses forces faiblissaient, mais elle se refusait à laisser ses jambes céder sous son poid, elle savait bien qu'elle ne pourrait pas se relever...

Mais arriva ce qui aurait dû arriver : une fentacule de feu s'abbatit de toute sa hauteur sur sa tête, et elle tomba à genoux. Elle n'essaya même pas de se relever, sachant d'avance toute tentative vaine. Mais elle n'abandonna pas pour autant, elle ne laisserait pas son aimé se battre seul !

Elle venait de remarquer la hauteur des pattes griffues des monstres, pas une fraction de seconde à perdre. Elle ressaisit son arc pour la troisième fois consécutive, et tira dans ce ciel noir de ventres velus qui s'approchaient de Llûd, pensant sans doute l'écraser au passage. Ils avaient des ventres remarquablement mous, car les flèches traversaient sans peine leur peau et ressortaient de l'autre côté, pour entrer dans le suivant, en ayant seulement ralentie. Un point commun avec les dragons qui ont un ventre fragile, sauf que les monstres cicatrisaient automatiquement... Ce qui ne les enpêchait pas de s'éffondrer treize secondes plus tard à cause du poison.

Sa technique ne lui permettait pas d'empêcher aux monstres de s'approcher de sa raison de continuer à se battre, de Lui, mais ils s'effondraient juste à côté de Lui , souvent avant d'avoir pu le toucher, ce qui formait un mur... de cadavres comateux... mais un mur tout de même ! Elle avait été considérée comme morte pendant trente secondes (quatorze, non quinze flèches)par les créatures, avant qu'on s'aperçoive qu'elle gaspillait moins d'énergie en restant par terre, et qu'elle y était encore plus dangereuse, même si ça ne représentait pas grand chose...

Elle pouvait presque atteindre ceux qui attendaient de se battre, avant même qu'ils ne sévissent... mais ils s'écroulaient devant Llûd et pas avant. Les choses noires avaient fini par s'éloigner d'elle, et de Lui par la même occasion, mais pas suffisament pour lui permettre de tirer correctement... Une fois, elle lança une flèche vers le ciel, qui alla se ficher dans une de ces affreuses tentacules qui allait frapper de toute sa hauteur, et qui se rétracta quand elle se retrouva transpercée.

Mais les monstres étaient de plus en plus nombreux, il n'y avait que leur haine à l'horizon, que leur haine injustifiée et incompréhensible... Pourquoi ? Que ces monstres sans âma faisaient-il dans l'Univers ? Pourquoi existait la haine ?

Ils DEVAIENT tenir... mais le pouvaient-ils ? (suite) Déja le gardien de son coeur lui demandait de lui promettre de VIVRE... mais sans lui, comment voulait-il qu'elle vive ? Elle ne pouvait vivre sans lui... C'était chose impossible qu'il lui demandait là.

Si elle en avait eu la force, et le souffle, elle aurait chanté, car rien ne donne plus de force et de courage... Mais elle n'arrivait même plus à faire sortir un seul son. Où donc était son ami le vent ? Et ses sujets les oiseaux ? Existaient-ils encore ?

Et voilà que son aimant bien aimé devenait fou... Il jetta son arme sur les monstres, en supprimant trois, alors qu'en la gardant, il en aurait encore éliminé des dizaines. Ils sortit toutes ses poudres, et les gaspilla, une à une, en détruisant au passage nombre d'ennemis. Mais il n'avait plus rien après... Plus que lui, aussi noir de brûlures qu'elle, et totalement désarmé... Que voulait-il faire ?

Cette élimination de tout les premiers rangs de monstres perit à Edhelwen de recevoir l'air qui lui manquait, si putride soit-il, l'air est source de vie, et faisant un énorme effort, elle s'apuya au mur tandis qu'il vidait son dernier sac, et se releva.

Debout, à ses côtés, en équilibre précaire sur ses jambes flageolantes, elle saisit un instant la main calcinée de son élu dans sa propre main (pas très propre en fait) et, n'ayant pas la force de la serrer, lui jetta un regard de détresse.
Je pourrais te promettre tout ce que tu... tu voudrais... sauf... sauf ça... Je ne peux pas vivre sans toi... Ou nous vivons tous deux... ou bien je pars avec toi si tu ne veux pas rester... Elle tenta de reprendre son souffle. Mais c'était chose bien difficile... Surtout en un pareil lieu...

Pourtant...
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:04

Pourtant, contre toute attente, les monstres avaient stoppés leur attaque. La voix d'Edhelwen semblait les avoir pétrifiés, car ils ne bougeaient désormais plus, leurs bras interminables le long du corps osseux et épineux, ils regardaient TOUS vers le sol. À peine semblaient-ils respirer...

Le druide regardait sa bien-aimée, profitant de ce qu'il pensait être un des derniers moments avec elle, serrant avec délice sa main, source de joie... Il tournait le dos aux Cornus de l'Enfer, se contrefichant littéralement de toutes les règles de sécurités dans un combat, étant déjà un peu dans un autre monde. Il ne s'apperçut donc pas de l'état quasi-létargique de ses ennemis, béat qu'il était. Pour il se savait quelle raison, l'Elfe-impératrice ne semblait pas partager son bonheur, du moins partiellement... Elle regardait en fait intensémment les Cornus. Ce ne fût qu'en remarquant cela que le Vindilis-ror se détourna enfin du sujet de son admiration. il jeta un regard en arrière, ne vit rien de spécial, et se retourna donc, prêt à demander à Edhelwen pourquoi une telle attitude...

Les mots lui restèrent cependant dans la gorge, car c'est à ce moment que lui-même compris ce qui se passait. Terrifié par ce qu'il imaginait se produire, il finit par se tourner complètement, pour assister au triste spectacle qui allait se dérouler sous ses yeux. Sortilège Ténébreux, millénaire, imparable, terrible, que faire contre une telle puissance... Contre une telle puissance rassemblée en un seul réceptacle... Comment cela était-il possible que de telles choses soient permises aux Démons? «Revoici mon vieux combat philosophique...», pensa amèrement le druide... Le Mal utilise des armes très efficaces, et le Bien, quand il en dispose d'aussi puissantes, ne cesse de se tourmenter sur le fait d'avoir ou non le droit de l'utiliser... À petite comme à grande échelle, lorsque une telle situation se produit, c'est le Mal qui gagne la bataille, car le Bien hésite...

Immobile au début, l'air semblait maintenant «pulser», comme si il avait un coeur à lui... Le battement, inaudible et sourd au début, était maintenant indéniable et clairement perceptible. Plus besoin de demander quoi que ce soit, l'attention d'Edhelwen, tout comme celle du druide, était évidemment fixée vers les démons, d'où provenaient ces effrayants «battements». Mais ce n'était pas tout... Bientôt, le phénomène s'amplifia, sous l'intense concentration des Cornus. Le bruit sourd augmenta, faisant vibrer intensémment les barres de métal des bâtiments alentours. De plus, l'air était... en mouvement... Comme aspiré par l'esprit des démons, il semblait se diriger par à-coups vers le centre de leur grand groupe, tel de l'eau qui s'écoule dans un évier. Cela se «sentait» plus que cela ne se voyait...

Il ne savait absolument pas quoi faire. Jamais il n'avait entendu parler d'un tel phénomène, et il n'avait plus aucun composant magique. Il connaissait certes bon nombre de sortilèges mentaux, certains très puissants même, mais redoutait l'effet qu'ils pourraient produirent sur un tel rassemblement de magie offensive démoniaque.

Le phénomène augmenta encore en intensité, atteignant une puissance gigantesque d'un seul coup : on aurait soudain dit qu'il y avait une tornade au beau milieu des démons. Le Vindilis-ror pris le bras de sa bien-aimée, par précaution, puis de l'autre main s'aggrippa à une échelle de secours métallique qui pendait derrière eux, inutile. Les Cornus, eux, semblaient en bien mauvaise posture, mais bizarrement ils ne bougeait pas d'une corne : toujours immobiles, ils restaient sur place, regardant le sol.

Le couple vit alors ce que personne d'autre, heureusement, ne verrait, du moins pas avant de nombreux éons... Cela commença doucement : une des cornes d'un démon du premier rang fût arrachée de son propriétaire, et s'envola vers le centre de la tornade maléfique, noire comme du charbon des mines de Gorthaur... Puis, cela se répandit à une vitesse incroyable : chacun semblait perdre ses membres, bras, pieds, têtes même, et le tout se retrouvait au centre... Les cornus mourraient pour donner naissance à quelque chose d'autre, un autre Cornu, leur Maitre.
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:18

Médusée, Edhelwen regardait les démons se décomposer peu à peu. Le vent qui circulait parmis eux était presque étouffant, insuportable. Elle en suffoquait presque, mais ce n'était sûrement pas le moment de se plaindre.

Dans l'oeil de ce cyclone qui ne semblait fait ni d'air ni de vapeur, se formait lentement une créature affreuse qui ressemblait pourtant à tout les monstres qui les avaient assallis jusqu'ici.

Mais celui-là était pourtant démeusurément plus grand et terrifiant que les autres. Non pas qu'elle avait peur, mais mettez-vous donc à sa place : c'était plutôt impressionnant. Llûd lui serrait fermement le bras, comme s'il craignait qu'elle s'envole comme une simple plume, mais la plume ne bougeait pas, elle regardait l'affreuse chose se former sous ses yeux, en étant parfaitement consciente qu'aucune flèche ne parviendrait à l'atteindre, à cause de cette sorte de bouclier gazeux qui l'entourait.

Elle n'avait pas la moindre idée de ce que cela signifiait : ce démon était désormais seul contre deux, mais il semblait tout de même plus puissant qu'une amée entière. Mais elle ne comprenait pas le but de cette maneuvre innatendue : en gardant leur première forme, ils auraient bien pu submerger les deux amants sans le moindre problème, pourquoi donc avaient-ils fait "venir" cette immonde créature qui semblait née dans les flammes des enfers, pourquoi se donnaient-ils cette peine ?

Cherchant vainement une réponse, elle regarda son bien-aimé. Il semblait très perturbé. Les glaciers et les éruptions de volcans dominaient toujours dans son regard, comme toujours, mais on y lisait aussi de la fatigue, et surtout du doute. Il se posait une question qui l'ennuyait beaucoup et semblait très perturbé.

Pourtant... Pourtant... Le monstre ne semblait pas être son problème principal... Il avait l'air en plein combat contre lui-même, comme s'il n'y avait pas assez à faire avec cette chose noire en face d'eux... Ce devait donc être vraiment crucial...

Il était hors de question de le laisser ainsi. Elle lui mit donc la main sur l'épaule, ce qui eut évidemment pour effet de le faire tourner la tête. Elle plongea son regad dans le sien, lui envoyant au passage tout l'amour et la tendresse qu'elle éprouvait pour lui, mais elle ne savait pas faire de transmission de pensées. Elle lui dit donc d'une voix qui se voulait calme :

-Pourquoi tant de doute alors qu'en cet instant, tout n'est plus que certitudes ? Si jamais c'est pour moi que tu t'inquiètes, surtout ne t'en fais pas. Aies confiance en toi, moi j'ai confiance en toi. Qu'est ce qui te trouble à ce point ?

Elle plongea son regard encore plus loin dans celui qui faisait battre son coeur, mais elle ne trouvzit que des interrogations, un doute profond. Elle aurait pu le regarder comme ça pour l'éternité si ils avaient pu disposer de tant de temps, mais ce monstre derière eux poussa son premier grognement.

Alors, avec sang froid, Aewlhach (car avec le regard qu'elle allait jetter à cette chose, il était encore difficile de l'appeler Edhelwen) se retourna, lentement, et leva ses yeus jusqu'à ceux du monstre, et soutint son regard. Un étrange calme s'empara d'elle, et elle le regardait, simplement, sans rien penser, tandis que les yeux d'en face débordaient de haine, comme elle n'en avait jamais vue.

Pourquoi tant de haine ? Qu'avaient-ils fait ?

Peu importaient les réponses, c'était sa faute, à elle seule, si elle était venue ici, Llûd n'était venu que la protéger, et ce monstre, qui qu'il soit, n'avait à s'en prendre qu'à elle.

Mais elle avait fait le vide total dans son esprit, et ne dépensait plus aucune énergie à regarder le grand démon cracher sa haine, elle ne pensait plus à rien, elle ne savait même plus ce qu'elle faisait, elle ne sentait pas le temps passer, elle ne sentait même plus la main de Llûd serrer son bras, pour elle, le temps n'existait plus...

Jusqu'à ce que le monstre, en colère, commence à bouger...
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:41

L'heure n'était certainement pas aux explications, et pourtant celles-ci étaient bien nécessaires... Mais... Et si il se trompait? Non, c'était la seule manière plausible d'expliquer le comportemment des Cornus de l'Enfer. et pourtant, il fallait qu'Edhelwen le sâche...

-Tu... Non, prépares-toi!

Les paroles peuvent être entendues par bien des choses indésirables, mais pas les pensées. Préférant donc la télépathie aux sons, le druide regarda directement dans les yeux sa compagne, afin d'établir le Lien nécessaire. Une seconde plus tard, il regardait à nouveau le surpuissant Démon Cornu, mais sa concentration allait en fait vers le flot d'images qu'il déversait le plus doucement possible dans l'esprit de l'Elfe. Les images d'une Prophétie...

Un homme, habillé d'une seule cape, seul, au milieu d'une sombre forêt.
Le même homme, plus agé, au milieu d'un cercle Celte de pouvoir.
Une vaste Cérémonie druidique.
Une lumière venue du ciel qui touche l'homme qui a les bras tendus vers lui.
Le visage de l'homme, Llûd, des flammes blanches brûlants à la place de ses yeux.


-Ils savent... C'est la seule façon... Ils savent qui je suis, et ils savent comment venir à bout de moi. c'est pourquoi ils ont fait attention en nous combattant... Ils savent que seul un démon Supérieur peut me vaincre sans y laisser la vie.

Comme une confirmation à ses dires, le Cornu Géant s'ébranla soudainement. Le spectacle était tout simplement terrifiant : une véritable montagne de muscles noueux, des pics osseux hérissés sur tout le corps, telles de mortelles armes, au moins 7 mètres de hauteurs, son arme formidable, un Fouet Ardent, formé de Feu Éternel. Une machine de guerre effroyable, faite uniquement pour tuer.

La mini-tornade sembla s'appaiser un peu, dans un dernier soubresaut, puis s'éteignit complètement, ne laissant derrière elle que le seul démon. Celui-ci ne s'embarrassa pas de détails, et, dans ce qui semblait être une bulle de temps immobile, il leva les bras au dessus de lui, lança un incroyable hurlement, et une gigantesque boule de feu se forma entre ses énormes mains.




[HRP>> voici une petite image pour illustrer le combat... <<HRP]

Vite, il n'y avait pas de temps à perdre... Le druide lâcha rapidement le bras d'Edhelwen puis commença une incantation. Deux secondes plus tard, le Cornu Géant envoya la boule de feu en direction de son adversaire, mais une seconde avant, un énorme mur d'eau s'était formé, venu du néant, entre les deux... La puissante vague s'écrasa contre la tempête de feu, qui fût engloutie dans des lymbes de vapeurs suffocantes. Cela permit d'ailleurs au couple de se reprendre un peu, cachés qu'ils étaient au milieu de l'épaisse brume. Malheureusement, cela ne dura pas, car un horrible bruit de succion se fît entendre, et en quelques secondes à peine la visibilité était redevenue normale.

-Va vers la gauche, je vais l'attirer vers la droite... Tu pourras passer dans son dos et l'arroser de flèches.

La tactique était insensée, complètement folle, mais la situation dans laquelle ils se trouvaient tout les deux l'était encore plus. Le Vindilis-ror fût heureux de voir l'Elfe suivre ses instructions.

-Eh, toi, gros tas...

Provoquer une telle puissance démoniaque de cette manière est la dernière des choses à faire, mais il n'avait pas le choix...

-Oui, toi... tu n'as rien de mieux que tes petites braises?

Espérant de tout son être que le démon supérieur aurait le même âge mental que ses plus petits confrères, c'est à dire très peu, le druide lança dans sa direction une ridicule boule d'énergie bleutée, qui ne fît pas même une égratignure sur l'épaisse carapace du monstre. Malgré tout, l'effet désiré ne se fît pas attendre : le Cornu charga en direction du druide, qui se tînt prêt à recevoir l'assaut. Le Fouet levé au dessus de son épaule, trois pas lui suffirent à couvrir la distance qui séparait les deux adversaires. C'est exactement à ce moment que se produisît un phénomène innatendu.

Pour le diable sait quelle raison, le Cornu Géant arrêta sa course et se retourna avec une agilité et une rapidité surprenante. le Fouet, emporté par le mouvement, se détendit et vînt heurter la pierre juste à coté du druide, le projetant à terre. Llûd ne perdit cependant pas prise avec la réalité de la situation : un horrible soupçon le pris à la gorge, bientôt confirmé par ses yeux : le monstre venait de se tourner vers sa bienaimée.

Comme dans un des mauvais films qui passaient dans les salles bondées de Sénata V, le druide vît l'action au ralenti : le terrible Fouet de Feu se leva une fois de plus, au dessus de la tête immonde de la créature, et commença à descendre en direction de la tâche blanche qui se trouvait en face de lui, si près et pourtant si loin... Beaucoup trop loin...


-NOOOOOOOOOOOOOOOON!!!

Si le Cornu avait attaqué le Vindilis-ror de cette façon, lui-même n'aurait rien pû faire.

Dans trois dixièmes de secondes, s'abbattrait sur Edhelwen Aewlhach une montagne de feu. Les neurones du cerveau du druides s'envoyèrent, bien plus rapidement encore, des dizaines, des centaines, des milliards de messages chimiques, formant ce qui est diagnostiqué par tout les médecins comme étant un réflexe. L'idée d'une téléportation pris forme puis se transforma immédiatement en ordre pour le corps. Un instant plus tard, le druide se trouvait penché sur Edhelwen, la couvrant de son mieux. Encore un autre instant, et le Fouet s'abbatit avec grand fracas sur son dos.

À ce moment là, toutes les certitudes tombèrent. Les lois physiques et quantiques dégringolèrent, la Magie même se déforma, l'air et le temps se figèrent... Une Anomalie se produisait.

Car contrairemnent à ce qui aurait dû se produire logiquement, à savoir la mort des deux êtres recroquevillés sur eux-même, une énorme détonnation retentît dans la rue qui était le témoin du combat. Au moment précis où le fouet toucha le corps du druide, les deux compagnons, qu'un amour plus pur que toutes choses unissait, commencèrent à briller. Une étrange et surpuissante lumière bleue argentée semblait sortir des deux corps serrés l'un contre l'autre. Une lumière aveuglante, que le Cornu ne pû supporter plus longtemps. Il détourna rapidement les yeux, recula de quelques pas, et regarda à nouveau le couple, prêt malgré tout à frapper de nouveau. Mais il n'arriva jamais à le faire, car ce qu'il avait devant lui n'était tout simplement pas possible.

Les corps avaient fusionnés, leur matière avait totalement changée. De chair et de magie, elle s'était transformée en magie pure combinée à de l'énergie. À cet instant, tout les capteurs thermiques et magnétiques de la planète de Sénata V s'affolèrent. Une Anomalie venait de se produire, et rien ne pouvait mesurer une puissance de ce type. De purs sentiments qui ont pris forme et consistance... De purs esprits changés en matière vivante et lumineuse, voilà ce que qui se rapprochait peut-être le plus de ce qui se produisît ce jour-là. Les esprits des deux personnes qui s'aimaient par delà tout ce qu'il y avait dans le monde matériel s'étaient unis et leur pensée commune réfléchissait à ce moment au moyen de se défendre contre la ténébreuse puissance que représentait le Cornu géant.

Mais celui-ci était condamné... Si le Corps a des limites physiques, l'esprit n'en a que très peu, alors deux esprits combinés peuvent créer des merveilles. c'est ainsi que nâquit dans la ruelle sombre du Bourbier, au centre du Quartier Démoniaque, un énorme Dragon d'Argent... Canalisation de la rage de vivre et de l'amour poussé jusque dans ses derniers retranchements, ce dragon était tout simplement surpuissant. Né de deux esprits, il avait deux têtes égales.


-Tu n'aurais pas dû venir ici, Grimmthork. Tu vas mourrir.

Les paroles résonnèrent longuement dans la ruelle déserte, le silence troublé par les trois respirations.
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:43

Courir vite et se faufiler n'importe où, même quand on n'a plus de forces, c'est possible, jamais Edhelwen n'aurait laissé l'élu de son coeur se mettre en danger pour elle. Il y avait là une notion de puissance qui lui était inconnue, ou du moins, qu'elle n'était pas censée connaitre. Pourtant, dans la partie sombre de son esprit, là où elle avait tout oublié, de tout son passé, semblait se réveiller un souvenir plus puissant que l'oubli... Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre... Mais d'où venait cette impression si désagréable de déja vu ?

Elle devait délirer à cause de l'air irrespirable... De plus, il n'y avait pas le temps de réfléchir, juste de se concentrer, très fort...

Elle avait déja en main la flèche qu'elle avait toujours espéré ne jamais avoir à utiliser, solide comme un diamant, fine comme une aiguille, tranchante comme une hache, et surtout explosive... A ça servait la concentration. Et tandis que le monstre levait pour la première fois son fouet, elle banda son arc. Le flèche pénétra juste à la jonction entre le crane et la nuque, là où ça fait le plus mal... Elle y entra pointe et plume, comme elle était prévue pour le faire, et explosa presque instantanément à l'intérieur...

Ce qui évidement n'avait pas vraiment d'effet sur une pareille créature... ah, si... Il s'était retourné et semblait décidé à frapper une deuxième fois... Qu'est-on censé faire dans un cas pareil ?

Se tenant prête à esquiver un coup qui n'était surement pas parable, il se passa soudainement quelque chose d'assez innatendu : Llûd qui était en sécurité derrière le... le chose. Llûd qui aurait même pu s'en aller puisque c'était à lui qu'en voulait cette... chose. Llûd, son aimé qui risquait sa vie pour elle. Llûd qui, tant qu'il vivrait, son âme serait en paix... Llûd, son âme tout simplement...

Llûd apparut devant elle.

Alors, sentant qu'il allait poser avec force cette carte qu'il hésitait à jouer, Edhewen sentit jallir d'elle même ce torrent d'amour qui n'était destiné qu'à lui, tout ce qui lui restait d'énergie, de forces, de pensées, tout s'en fut en un jet plus puissant qu'une éruption lorsqu'il saisit sa main.

Un bruit plus puissant encore se fit entendre, et avant qu'elle aie eu encore le temps de réfléchir.

Tourbillon de matière, blanche ou noire, tombent les étoiles au coeur des naines blanches et des trous noirs, fusionnent toutes les dimentions, tournent ensemble les atomes dans une danse éternelle, hurle le silence, sorti tout droit du néant, explosent toutes les choses, qu'elles existent ou pas.

Mélange de haine amoureuse, de subtile vérité, d'éternité éphémère et d'existence du néant, de l'Univers entier nacquit cette merveilleuse créature dont parlent tant de légendes, et qu'on appelle un dragon... Et pas n'importe quel dragon...

Oh, mais quel que soit ton nom, monstre, on ne s'affronte pas à l'amour à l'état pur. pensa-t-elle tout haut, car l'union fait la force et l'amour peut renverser des montagnes... es-tu une montagne, monstre ?

Ils seraient vite fixés. Ou plutôt, vite défixés de ce sol qui ne bougeait sous aucune vibration, l'air lui même stagnait à présent depuis que le dernier écho s'était évanouit contre les murs de la ruelle sombre, et qui n'arrêteraient plus rien désormais.
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 19:59

La deuxième tête du Dragon venait de parler, sans pourtant remuer le moindre muscle... Comme si la pensée elle-même agissait sur le monde réel, sur la matière, commandant à l'air de vibrer comme une voix.

Le Cornu géant se tenait, en dessous du couple/esprit, un bras levé au dessus de lui pour se protéger de la surpuissante lumière qui émanait du corps étincelant. Les pensées du monstre, nul ne le savait, mais à en juger par son regard incrédule, il devait être passablement anéantit par la surprise... Déconfit, même. Dans un sursaut de folie, le dernier qu'il aurait en ce monde, il leva son Fouet et frappa de toutes ses forces sur le Dragon, le touchant à ce qui correspondait au ventre... Sans doute n'avait-il pas prévu que son arme se désintégrerait à ce contact, comme ce fût le cas. Une poignée de poussière rouge, voilà ce qui restait du Fléau de Feu.

Les mots n'étaient pas nécessaires dans une telle situation, car tout les intervenants connaissent parfaitement ce qui se passe sous leurs yeux... Ce qui avait été l'esprit du druide savait parfaitement qu'Edhelwen était la deuxième des têtes, partageant ses sentiments les plus profonds, dans une espèce de symbiose inconcevable et irréelle... Leur Amour commun leur avait donné le moyen de se battre, et c'est ce qu'ils allaient faire...


-C'est la fin pour toi.

La terrible voix avait une fois de plus retentit. Ce serait la dernière fois.

Sans bouger ne serait-ce qu'un muscle, le Dragon s'éleva alors de quelques mètres dans les airs... Son imposante silhouette, de plus de 10 toises de hauteur, dépassait maintenant les bâtiments alentours, tous miteux et sombres, tombant presque en ruine, abandonés depuis longtemps de toute vie digne de ce nom. Une des ailes immense toucha alors le béton... Le tout s'écroula alors, fracassant tout ce qui se trouvait en dessous. Le Cornu sembla comprendre à ce moment là qu'il n'avait plus aucune chance de s'en sortir face à un tel adversaire, et il entrepris alors de disparaitre, essayant de refaire le rituel inverse de son invocation. Une petite bulle de noirceur se forma autour de lui, mais sans plus de succès, car toute l'énergie ambiante était cette fois aspirée par le Dragon d'Argent.

Pour la première fois depuis son apparition, celui-ci fît un mouvement... Après son immobilité la plus totale, cela donnait l'impression qu'une statue prenait soudainement vie. Les ailes s'écartèrent d'un geste ample et précis, ses pattes avant se replièrent, en sortant au passage ses puissantes griffes, et ses deux têtes se rejetèrent en arrière. Se produisît alors un étrange phénomène... Étrange, autant qu'il se peut après autant d'évènements anormaux...

Toute la lumière qu'il y avait, allant des reflets des étoiles jusqu'à la faible lueur des lointains lampadaires, fût comme aspirée par le dragon bicéphale... En quelques instants à peine, les deux gueules furent remplies de ce qui pourrait être qualifié de lumière liquide. bien plus que ça, en fait, mais les mots n'existent pas pour un tel Être. Les rayons lumineux remplirent rapidement tout l'espace autour des trois adversaires, se réunissant entre les crocs acérés du fantastique Dragon. Puis, soudain, sans aucun signe avant-coureur, toute cette incroyable puissance se relachât, formant un véritable torrent de fureur contre le Cornu Géant. Celui-ci n'eu pas le temps de comprendre ou de faire quoi que ce soit : avant même qu'il n'ait pû entreprendre la moindre action, il était déjà atteint par un rayon d'énergie de près de trois mètres de diamètre... Le résultat fût catastrophique pour lui : malgré son imposante taille, malgré ses muscles entrainés pendant des siècles au combat, malgré sa défense magique Noire, le rayon anihila tout ce qui se trouvait sur son passage.

Le Cornu regarda, pendant la fraction de seconde qu'il lui restait à vivre, son ventre, ou plutôt le trou béant qui l'avait remplacé. Derrière lui, il n'y avait plus de ruelle, juste un cratère, immense, assez grand pour y loger un terrain de spatio-balle... Le corps du Démon se désintégra, ne laissant plus aucune trace de lui sur Sénata V.
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 20:29

C'était fini.

En tout cas, c'était la fin pour le monstre, car le dragon restait là, battant des ailes au dessus du du gigantesque trou qui venait de remplacer cette rue sombre et malfammée.

Alors, les étoiles et toutes les lumières alentours reprirent leurs droits. Et la lumière redevint cette douce chaleur qui émanait deçi-delà. Une douce brise souffla, et le charme se rompit.

Dans un dernier éclat, le dragon laissa échapper la lumière qui restait emprisonnée en lui, et libéra les deux âmes qu'il contenait. La grande silhouette qui venait de détruire sans le moindre mal une des créatures maléfiques les plus puissantes de l'Univers étendit une dernière fois ses ailes, et tout sembla se dissoudre dans l'air.

Ce fut alors une chute dont se seraient bien passés les deux amants. Surtout au fond d'un pareil cratère. Leurs mains se frôlèrent durant une fraction de seconde, tandis que leurs regards se croisaient.

Ils ne virent pas, de fait, le sol se rapprocher d'eux à une vitesse vertigineuse...

Noir, on ne pouvait qualifier cette couleur autrement. Mais pas le même noir maléfique que celui qu'ils venaient de vaincre, celui que l'on voit quand on ferme les paupières, celui de la tranquilité, du calme...
Pression, voilà le mot qui aurait pu qualifier l'intérieur de la tête d'Edhelwen. Douleur, n'était plus le mot, migraine, peut-être.

Lentement, elle osa ouvrir les yeux... Elle était alongée au fond du ctarère, au milieu des gravats et des cailloux. Elle s'assit péniblement en se massant les tempes, et regarda autours d'elle... Où était son sauveur ?


Llûd ! Hurla-t-elle, oubliant soudain ses brûlures, ses blessures et ses fractures pour se précipiter vers l’élu de son cœur, finissant sa course à côté de lui après un long dérapage sur les genoux… Mais il ne bougeait pas…

Llûd ! Llûd ! Réveilles-toi ! Llûd ! Dis quelque chose en fin ! Llûûûûûûûûûûûûûûd !!!

Mais elle avait beau crier, il ne bougeait pas. Il restait étendu au sol les yeux entrouverts. Mais il y avait pire : il ne respirait pas.

Llûd ! Respire bon sang ! Respire ! Llûd ! Dis-moi que ça va ! Réveilles-toi ! Llûûd !

Mais, sous ses doigts qui tentaient en vain de lui imprimer un mouvement respiratoire, la cage thoracique refusait obstinément de se soulever pour laisser entrer l’air vital.

Non… Llûd ! Dis-moi quelque chose ! Tu n’as pas le droit de t’en aller ! Pas comme ça ! Pas maintenant ! Pas après m’avoir sauvé la vie ! Llûd ! Tu m’entends ? Si quelqu’un doit mourir, c’est moi ! C’est ma faute ! Tu ne peux pas t’en aller ! Tu n’as pas le droit ! Llûd !

Pourtant les cris d’Edhelwen étaient vains, il ne bougeait pas, il était très pâle et ne respirait toujours pas. Mourir étouffé est une mort atroce, et elle en savait quelque chose.

Llûd ! Respire enfin ! Bats-toi encore une fois ! Une dernière fois ! Bats-toi pour vivre ! Bats-toi pour toi ! Bats-toi pour moi ! … Bats-toi pour nous ! Tu ne vas quand même pas me laisser toute seule ici, hein ? Llûd !!!

Mais il n’y avait rien à faire le gardien de son cœur, sa vie entière, son âme, gisait là, par terre, la tête reposant sur la pierre solide qui l’avait reçu à sa chute. Mais un fracture, ça se guérit facilement, si seulement il daignait respirer. Edhelwen avait des nerfs très solides, mais là, c’en était trop, elle éclata en sanglots comme une petite fille, sans cesser de lui parler, d’une voix entrecoupée de pleurs.

Non… Ce n’est pas possible… Réveilles-toi mon amour… Accroche-toi ! Je t’en supplie ! Ne meurs pas ! Par pitié, ne me laisse pas ici toute seule… Depuis que je t’ai rencontré, ma vie a un sens… Moi qui étais seule et triste, tu m’as réappris le vrai sens du mot sourire, tu a fais naître en moi une flamme que je ne pourrai jamais décrire… sans toi, elle va s’éteindre… Sans toi, je ne serai jamais plus qu’une enveloppe vide, privée de vie, sans toi, je suis morte… Et tu ne peux pas mourir… Ce n’est pas possible… Tout est de ma faute… à moi seule… Tu ne peux pas partir, tu n’as jamais rien fait de mal pour mériter ça… Llûd, je t’en supplie, ne pars pas…

Elle s’arrêta un instant, dans un long gémissement et les yeux embués de toutes ces larmes dont elle ne pouvait bloquer la cascade, elle ne voyait plus rien, elle n’était plus consciente de rien. Elle continuait toujours, à travers ses larmes de souffrance et de désespoir :

Llûd, je t’aime, je ne peux pas vivre sans toi, je veux faire ma vie avec toi, je veux me marier avec toi, je veux… JE VEUX QUE TU VIVES !!! Llûd ! Mon cœur, dis-moi quelque chose ! … Par pitié…

Llûd…

Elle ne voyait plus rien à travers le flot de larmes qui lui ravageait le visage, elle n’entendait plus qu’un long sifflement à ses oreilles. L’amour rend aveugle, dit le proverbe, maintenant, elle comprenait pourquoi. Mais puisqu’elle s’était conduite comme une véritable égoïste, elle qui avait pris un chemin qu’elle ne connaissait pas juste pour aller plus vite, elle qui avait mis en danger la vie de celui qui comptait le plus à ses yeux et à son cœur, elle dont elle était la seule responsable de la mort… Autant continuer comme une égoïste… Tant pis pour son empire où on l’avait surnommée « la dernière étoile d’espoir », tant pis pour ses amis et ceux qui tenaient à elle qui allaient sans doute les pleurer tous deux, elle n’oserait jamais plus les regarder en face… Elle n’avait plus envie de vivre. Tant pis pour les autres, tant pis pour tout, égoïste elle avait été, égoïste elle mourrait, si Llûd était parti, elle irait le retrouver, même dans la mort, où qu’il soit. Et tant pis pour tout.

Et, sans même s’être aperçue que ça faisait environ dix minutes que Llûd avait recommencé à respirer, elle ramassa une pointe de flèche qui traînait à côté. Ce devait être la dernière flèche qu’elle tiendrait dans sa main… Elle la regarda à travers le flou de ses larmes, mais ne pensait plus rien, d’un mouvement rapide, elle se la planta dans la gorge, pour laisser agir le poison.

Mais avant que la flèche ne pénètre dans sa peau, une main puissante lui empoigna brusquement le bras, stoppant net son geste…




VOILA, CETTE HISTOIRE S’ARRETE LA, LA SUITE SE TROUVE DANS « LA PIERRE DE LUMIERE »
http://forumplanetium.forumactif.com/viewtopic.forum?t=249
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 12 Avr - 20:33

[HRP >> Merci d'avoir été si patiente avec moi Edhelwen Embarassed Razz
Vous avez donc maintenant le récit intégral de notre aventure, j'espère qu'elle vous a plût, et si c'est le cas je vous invite à lire « La Pierre de Lumière », qui est la réunion de notre aventure et de celle de Baruth et Klira, sur l'ancien forum. Ce grand projet RP est actuellement en pause pour cause d'absentéisme des deux autres participants principaux ( Baruuuuuuuuuuth reviens vite ! ), mais je vous promet que l'on fera de notre mieux ! <<HRP]


Dernière édition par le Lun 24 Oct - 18:15, édité 1 fois
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Ven 21 Oct - 18:47

[HRP] Bon, il semblerait que la pierre de lumière ne recommence pas avant un moment, alors voilà la suite, dans ce topic même celui-là où vous êtes ! ]

Vindilis-ror avait écrit :

La main du druide agrippa fortement la bras de l'Elfe, retenant son geste inconcevable... D'une voix un peu faible il parla doucement à sa compagne...

-Edhelwen... Non...

Il retira la flèche meurtrière de sa main, et la jeta au loin.
-La... La vie est le plus beau des nombreux cadeaux de Mère Nature, il ne faut pas l'abîmer...

Un sourire en coin apparût sur ses lèvres... Le Vindilis-ror savait que montrer son abattement ne ferait qu'empirer la situation... Un sourire... Bien peu de chose, mais tellement important... Le Cornu Géant était définitivement vaincu, et malgré les nombreuses blessures et l'immense fatigue, ils étaient, contre toute attente, tous les deux vivants. Au beau milieu du grand cratère, avec des restes de démons calcinés autour d'eux, la situation n'était cependant pas la meilleure qu'il se peut... Les combats meurtriers sont illégaux sur Sénata V, et une telle déflagration n'aurait certainement pas pu passer inaperçue ! Les Gardes Sénatoriaux allaient probablement venir... Oui, d'ailleurs, on entendait un léger bruit régulier dans les airs...

Llûd se leva doucement, en prenant appui sur un rocher tout proche, vacilla pendant une seconde, et prit la main d'Edhelwen dans la sienne. N'ayant plus d'énergie magique ni artéfact permettant de se transporter sans efforts, le couple se résolut à partir à pied...


-Essayons de trouver un vaisseau, l'hôpital le plus proche se trouve à quelques kilomètres...

Mais à peine le druide eut-il dit ces paroles qu'une vive lumière surgit du ciel, maintenant dégagé des bâtiments délabrés, les éblouissant puissamment. Ne sachant de quoi ou de qui il s'agissait, ils se réfugièrent bien vite à l'abri.

-Cette lumière est blanche, aucun démon n'en utiliserais une...


Edhelwen écrit maintenant :

Ils marchèrent lentement, presque solennellement, par prudence et pour économiser les forces qu’ils n’avaient de toute manière plus, en direction de la lumière qui semblait par là presque magique, blanche, éblouissante dans sa pâleur. De la boue glissa soudain entre les orteils nus de la jeune elfe, quoi qu’on puisse en dire, l’effet en fut très agréable. Instinctivement, Edhelwen s’arrêta pour retirer ce qui restait de son autre chaussure. Elle jeta au passage un regard tendre et complice vers l’homme qui lui tenait la main.

Encore un dernier virage, et, pataugeant dans la boue, ils se retrouvèrent tous deux en face d’une sorte de gros massif d’orties enflammé. Plus rien à ce moment n’aurait pu les étonner. Les flammes étaient blanches et projetaient sur les murs sombres des reflets d’argent et des ombres dansantes. Ils s’avancèrent un peu plus près, constatant tous deux qu’il s’agissait d’un gros buisson d’ajoncs, buisson sauvage des landes et des menhirs, probablement une des plus grandes plantes qu’on eût pu trouver dans un endroit aussi saumâtre que le bourbier. Mais il avait encore quelque chose de plus étrange : il ne brûlait pas. Au contraire, il était en train de fleurir. Tous deux virent, sous leurs yeux, un minuscule bourgeon s’ouvrir timidement. Il en naquit une minuscule fleur jaune d’or, se dressant fièrement au milieu de sa forteresse d’épines, lumineuse dans son halo de flammes.

Intriguée, Edhelwen étendit la main vers ce brasier stellaire, avant que son compagnon n’ait eu le temps de faire le moindre geste pour l’en empêcher. Les flammes étaient chaudes, mais elles ne brûlaient pas. Elle retira sa main doucement, et dans sa paume ouverte, restait une petite flammèche, qui semblait brûler sur sa peau, mais sans rien noircir, et même quand tout le reste de ses membres étaient noirs des brûlures causées par les fouets des cornus, sa paume ardente avait retrouvé sa pâle couleur d’origine.

Silencieuse, elle tendit sa main vers celui qui se tenait toujours à ses côtés, le prenant à témoin de l’étrangeté de ce phénomène.

-À ton avis, qu’est ce que ça signifie tout ça ?
Et puis, les yeux qu’elle interrogeait du regard se mirent à briller, des flammes blanches qui tombaient du ciel, des cornus qui reprenaient de l’ardeur, une silhouette noire dans le ciel, elle comprit…

-Daenor ? Tu crois qu’il…

Elle se retourna vers l’ajonc fleuri, il avait doublé de taille depuis leur arrivée, si il grandissait toujours aussi vite, il était impossible qu’il soit en train de brûler depuis longtemps, déjà il ressemblait presque à un arbre, un grand arbre des landes, un grand arbre de feu d’argent et d’or. Le petit chatoiseau bon à rien, la tornade qui cassait tout, le cataclysme de tous les bars, la boule de poils tellement inoffensive sauf pour les verres et les assiettes, le petit chat ailé aux yeux rouges, aurait-il su… Se serait-il pu qu’il… Mais oui, qui d’autre les savait en danger dans le bourbier, quel oiseau de si petite taille et crachant du feu aurait bien pu passer dans les environs ? Il n’y avait que Daenor dans les parages.

Donc le petit chatoiseau insupportable, il savait cracher le feu. C’était la seule conclusion plausible. Mais pas des flammes rouges de sang, pas des flammes dévorantes, pas des flammes de mort, non, des flammes blanches comme les étoiles, des flammes de vie et de renaissance. Désormais, tout l’avant-bras d’Edhelwen semblait intact, comme s’il ne lui était rien arrivé, et cette douce sensation de bien être et de chaleur des flammes blanches se faisait sentir de plus en plus forte. Daenor ? Lui ? Au fait où était-il ?

-Daenor ! Appela-t-elle, Daenor où es-tu ? Viens ici !

La réponse ne se fit pas attendre, tel un aigle fondant sur sa proie, une sombre silhouette ailée fondit sur le couple qui fit un bond en arrière comme pour éviter de se prendre un météore sur la tête. Il y eût un petit « pouf » discret, puis plus rien pendant un instant. Et soudain, une petite tête sombre aux yeux rouges braise émergea du trou qu’elle venait de creuser en s’écrasant, avec un menaçant cri de victoire :

-Miaou !
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Ven 21 Oct - 19:33

Le druide et l'elfe venaient de découvrir la source de la lumière, désormais aveuglante, qui éclairait improbablement les sombres recoins du Bourbier... L'étonnement de Llûd ne fût pas moins grand que celui de sa compagne ! Ainsi, malgré les vapeurs empoisonnées des lieux, malgré toutes les calamités qui s'y étaient abbatues, il restait encore et toujours un peu de Nature... Même si celle-ci était difforme et passablement affreuse, elle n'était pas morte, et rien que cela aurait pû réussir à ranimer son courage. De plus, une plante typiquement celte ! Mais ce n'était pas tout... Après quelques instants, nécessaires pour pouvoir abriter ses yeux brulés à la vive lumière, le Vindilis-ror pût distinguer plus précisemment l'étrange phénomène...

Des flammes. Rien d'étonnant, si ce n'est qu'elles étaient indubitablement magiques... Mais pas n'im porte quelle magie ! Après avoir vu la main d'Edhelwen être soignée par ce feu magique, Llûd sût enfin ce dont il s'agissait, bien qu'il n'avait jamais vu rien de pareil par le passé.


-C'est de la magie blanche... Mais à l'état brut, je dirais...

Edhelwen ne l'entendit pas, ou ne fît pas de remarque, car elle-même semblait avoir compris quelque chose à l'instant... Le druide l'entendit parler du petit chatoiseau...

Et ce fût la révélation ! Le druide, désormais étranger au monde entier, se perdît un instant dans ses habituelles considérations telluro-métaphysiques, comme s'il était confortablement installé dans son laboratoire expérimental, sur la planète Vindilis... Les chatoiseaux, une espèce magique, par Transfiguration... La magie avait réunit, il y a bien longtemps, plusieurs êtres distincts dans un seul corps physique, créant un mutant. Un peu d'oiseau, un peu de chat, et une autre espèce inconnue de tous, du moins jusqu'à maintenant, qui lui donnait des yeux vermeils...

D'après la scène qui venait de se passer, le druide découvrit sans peine l'improbable mélange qu'un alchimiste, probablement fou, avait concocté : chat, oiseau et... dragon d'argent ! Seuls ces êtres divins pouvaient créer un «autre» Feu, non destructeur, mais régénérateur... Le chatoiseau avait dû enflammer le buisson d'ajoncs tordus en désespoir de cause, impuissant contre les Cornus... et le buisson en profitait ! Sous les yeux émerveillés du couple, un premier bourgeon, rapidement éclot, surgit des épines acérées...

Brutalement ramené au présent par la chute catastrophique du chatoiseau en question, le druide se secoua, pour reprendre ses esprits, puis gémit de douleur, ayant oublié ses nombreuses et profondes blessures et contusions...


-Edhelwen... Il peut nous aider ! il ne m'obéira pas, mais si tu lui demande de cracher du feu sur nous, nous ferons de même que notre plante nationale...
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Dim 23 Oct - 23:56

Elle s'étonna de cette remarque. Elle n'arrivait toujours pas à croire que cette petite bête qui s'était attachée à elle du premier coup d'oeil, ce qui était réiproque d'ailleurs, cette pette bête aussi catastrophique, cette petite bête si adorable mais si incapable de faire correctement autre chose que des bêtises, cette petite bête soit capable de tant faire.

De la magie blanche à l'état brut ? il y avait de quoi impressionner pour un si petit animal si maladroit...


-Tu... Tu crois vraiment qu'il est capable de nous aider ? s'étonna-t-elle.

Pendant ce temps-là, elle s'étit agenouillée, ou plutôt, avait avec maintes précautions pausé un genou au sol, l'autre étant beaucop trop douloureux, et avait tendu la main vers le petit chatoiseau qui n'avait fait qu'un bond, tout en souplesse, comme s'il ne lui était rien arrivé, vers sa maîtresse d'adoption. Déjà, vraiment comme s'il n'avait reçu aucun choc, il était en train de tourner autours des pieds des deux amants en se frottant fort sur les blessures en ronronnant.

Il passa sous la main tendue d'Edhelwen qui qui lui demanda doucement :


-Daenor ?
-Mrââââââou ?
ronronna celui-ci
-Daenor, est ce que tu saurais refaire ce que tu viens de faire à cette plante ? Est-ce que tu saurais recracher ton feu blanc sur nous ?
-Môaaaaou
répondit celui-ci d'un air de désintérêt total en donnant des coups de museau dans les mollets de Llûd pour réclamer des caresses.

Elle leva un regard compatissant vers lui, vu que le petit animal avait un talent incroyable pour ne se frotter que là où ça faisait le plus mal, les membres les plus meurtris ou brûlés.

-Qu'est-ce que tu veux que je lui dise au juste ? Il ne comprend jamais que ce qu'il veut !

Elle réfléchit un instant (oui, ça lui arrivait de temps en temps de réfléchir !), et posa alors une autre question :
-Pourtant... Il comprend ce qu'on dit... Quand je lui ai dit d'aller chercher de l'aide, il a filé... non, seulement quand j'ai prononcé ton nom en fait... Comment l'as-tu compris au juste ?
Ou peut-être ne comprend-il que quand il le faut ? Quand c'est une question de vie ?


Une idée soudaine lui vint. De toute façon, elle avait déjà tellement mal à la tête... Elle força un peu plus contre la barrière de souvenirs qui bloquait sa tête, grimaçant sous l'effort. Où était passée ce souvenir ?
Elle posa le deuxième genou au sol, et tant pis, elle avait déjà mal de toute manière. Attrapa tendrement le petit félin dans ses mains, et regarda fixement dans les gigantesques yeux de braise.


-Daenor, demanda-t-elle avec toute la sincérité vibrant dans sa voix Daenor, ennimp e virvilh ar...
Mais les mots lui manquaient... le dernier mot lui manquait... elle tourna désespérément les yeux vers celui qu'elle aimait. Connaissait-il la suite ? Oh ! Pitié ! pourvu qu'il connaisse la suite ! Pourquoi avait-elle tout oublié ! elle n'était même plus capable de demander s'il te plaît dans cette langue où l'on ne peut pas mentir !
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Lun 24 Oct - 19:25

!!!!!!!!!!

Non, l'âge ne pouvait pas être la cause de cet oubli, le druide disposant encore de toutes ses facultés... Peut-être alors est-ce dû au choc de la violente rencontre démoniaque... Oui, cela doit être ça...

Comment, en effet, le druide avait pû oublier la plus élémentaire des règles de Magie ? Heureusement pour Edhelwen et lui, le chatoiseau n'avait pas tout de suite compris le message, et n'avait pas relâcher de magie brute... Celle-ci, non canalisée, ayant des effets pour le moins étranges...


[Flash-back]
-Tu vois, apprentis, le chêne est un puissant canalisateur magique, les forces telluriques se concentrant dans son essence corporelle...
-Oui, Vindilis-ror.
-Llûd, souvient-toi cependant d'une chose : la magie puisée dans la Nature est à l'état brut... On doit éviter de l'utiliser telle quelle, il faut la canaliser avant tout. Elle y perd un peu de sa puissance, mais cela évite les résultats imprévus. J'ai une fois voulu soigner un blessé, et j'ai ignoré cette règle... Le malheureux est guérit, mais sa vie s'est consumée deux fois plus vite que la normale depuis.
-Oui, maitre.
[/Flash-back]


Les souvenirs remontaient à toute allure... Il chassa rapidement ces pensées et gratta les oreilles de Daenor, qui commençait à planter ses griffes dans ses mollets, révolté par tant d'indifférence...

-Daenor, demanda-t-elle avec toute la sincérité vibrant dans sa voix Daenor, ennimp e virvilh ar...

Des souvenirs ! Edhelwen en avait justement besoin !

-Allons, tout doux, impératrice !

«Ennimp e virvilh ar...»... Vieilles paroles, oubliées des rares personnes qui les connaissaient... Cela disait bien quelques chose au druide, mais... deux milles ans enfermés dans la pierre avaient quelque peu altéré sa mémoire... Comme si elle était plus difficile d'accès, en fait... Et le pitoyable état dans lequel il se trouvait n'arrangait rien à la situation. Ar kwa ?

-Maaaaaow ! Fssssssss !
-Oh ! Désolé Daenor, je n'avais pas vu ta queue, excuses-moi...

Voilà qu'il se mettait à s'excuser à un chat, maintenant... Maudit Cornu ! Maudit Bourbier ! Le druide ne désirait qu'une unique chose : aimer, en paix et en sérénité...

TILT !

Aimer ! Voilà, comme toujours, la clé ! Enfin pas vraiment, mais le mot, transposé dans une langue puissante, suffirait probablement... Décidémment, les connaissances métaphysiques du druide étaient misent à rude épreuve, ces temps-ci...


-Edhelwen ! J'ai peut-être une solution... La suite du message ne me revient pas, malheureusement, mais on peu s'arranger... La magie vocale fonctionnant sur les égrégores temporels et usuels, on peut théoriquement faire une altération étymologique, pourvu que le mot de puissance manquant soit assez important...

Oups ! Quel galimatias le Vindilis-ror venait de débiter... Vite, mieux valait mettre en pratique directement plutôt qu'oublier son idée, tellement elle était compliquée...

-Théoriquement, si on remplace le reste du message par un mot puissant, comme «Amour» par exemple, ça peut marcher... Vive la magie ! Je peux essayer ?

Un vrai gamin ! Llûd venait de découvrir un nouvet jouet, et, impatient comme la marée, il voulait à tout pris l'essayer ! Il attendit une demi-seconde une réaction, positive ou non, d'Edhelwen, puis, puisque qui ne dit mot consent, se concentra et prononça les mots de pouvoir...

-Daenor, ennimp e virilh ar «karout»

Les yeux du druide devinrent rouge flamboyant un instant, avant de redevenir à la teinte indéfinissable, gris-bleu-vert, qui était plus habituelle... Le Chatoiseau, entendant son nom, cessa immédiatement ses ronronnements et compagnie, redressa la tête aux yeux brillants d'intelligence, puis, à la surprise générale, acquiesça. Aucun doute sur son geste, un lent hochement de tête.


-Cette aventure devient ridicule... Sauf ton respect, Daenor...

Regardant brièvement Edhelwen, il la vit agenouillée, mais elle semblait faible... Le druide, légèrement revigoré par son maigre succès magique, se pencha, rouvrant une bonne dizaine de plaies qui commençaient tout juste à coaguler, étouffa un grognement de douleur, et aida sa compagne à se relever, en l'appuyant un peu sur lui, autant pour la soutenir que pour l'envellopper elle aussi de l'aura magique qui ne tarderait pas à se dévellopper dès qu'il lèverait les mains, comme il le faisait tout juste, et prononcerait les paroles arcanes :

-Gaia, Eãrendeal, sentareã !

Paumes ouvertes, mains tendues devant lui, il attendait désormais sereinement le flot de magie blanche, brute comme un diamant tout juste extrait des mines de Styreax V, se déversant d'une improbable source, prêt à la transformer en sortilège de guérison, rédempteur et salvateur... Une lueur verte, douce, rappelant l'étrange éclairage sous les frondaisons des plus vertes forêt, se répandit autour des deux êtres dont l'âme était unie... Bientôt, la fin de la souffrance...
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Lun 24 Oct - 20:32

Plus aucun doute possible, Daenor comprenait bel et bien ce qu'on lui disait, pourvu qu'on lui parle avec sérieux. Quelle chance qu'elle aie été la seule d'eux deux à perdre la mémoire de l'enseignement magique ! et voilà qu'à présent, une nouvelle migraine se présenta, ce qui l'empêcha de se relever seule tant qu'elle tentait de la contenir.

Le regard rusé et futile du petit félin les embrasait tous deux, il brillait de malice, il n'y avait qu'à le regarder pour deviner le fond de ses pensées. Et s'il n'en faisait qu'à sa tête ? Que feraient-ils sans lui ? Ils iraient se traîner misérablement jusqu'à l'auberge suivante, et lui, Daenor, s'amuserait beaucoup à les regarder. Qu'ils avaient de la chance qu'il soit là ! On voyait la fierté qui luisait dans ses yeux profonds.

Une toute petite silhouette noire comme la nuit dans la nuit, une petite forme élancée, féline, l'ombre d'une longue paire d'ailes, des ailes de rapace, et des yeux de braise qui brillaient dans la nuit, le rouge du sang, le rouge du feu, le rouge de la passion et de l'amour, le rouge à l'état pur qui brillait de fierté dans l'obscurité, à côté d'un ajonc arborescent qui n'émettait plus aucune lumière, puisqu'il n'en avait plus besoin.

La lumière, à présent, c'était les yeux de Daenor, c'était ce rouge de braise qui brûlait dans son regard. La lumière, à présent, on ne la voyait plus, la lumière à présent, elle était partout autour d'eux, qui tourbillonnait comme un flot d'énergie pure. C'était l'oeil du cyclone et le foyer du séisme, c'était le coeur de l'éruption et les entrailles du raz-de-marée, et soudain, c'était l'envie de sauter par dessus les étoiles et de soulever le monde entier, le besoin de crier la joie et de chanter l'ainulindalë de la création.

Et puis soudain, la lumière, c'était les yeux brillant de fierté du petit chatoiseau qui miaulait en réclamant des caresses, la lumière, c'était les trois lunes cachées derrière les nuages pollués du bourbier, et la lumière, c'était les millions d'étoiles dans le regard souriant de Llûd qui lui tenait la main. Alors soudain vint l'envie d'éclater de rire, de bonheur et de joie.
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 25 Oct - 19:05

Magie ! Force élémentaire, courants telluriques surpuissants, essence de toute chose... Reniée et persécutée à certaines époques sur certaines planètes, contre tout bon sens... Comment peut-on renier la Nature ?

Le petit chatoiseau, qui, malgré sa terrible malice, semblait comprendre la gravité de la situation, déploya soudainement ses gracieuses ailes, s'éleva à la hauteur des mains tendues du druide, puis pris une inspiration... Voir un chat faire cela semblait particulièrement étrange, mais après tout, la fin justifie les moyens... Le druide se reconcentra donc immédiatement sur son petit sortilège d'absorption d'énergie, qu'il diffuserait également vers sa douce ( mais piquante quand elle le veut, telle les roses ! ) compagne...

Daenor libéra son souffle d'une vive couleur argentée, pour le plus grand soulagement du druide... Tout s'était bien passé, et tout continuerai sur cette voie ! L'onde magique brute atteignit les paumes ouvertes du Vindilis-ror, provoquant les mêmes remous qu'un galet tombant dans l'eau... La Lueur verte s'intensifia progressivement, puis elle sembla changer d'élément, devenant comme vaporeuse : de fines volutes commencèrent à entourer les bras tendues de Llûd, certaines pénétrant dans sa peau à des endroits précis, identifiés par les antiques Indiens sous le nom de shakras, d'autres continuant leur chemin, poussées par le constant souffle de Daenor. Les volutes atteignirent très rapidement Edhelwen, où elles firent de même.

Après avoir craché son «feu» pendant quelques secondes, le Chatoiseau s'arrêta, à bout de souffle, mais cela suffisait : La magie, canalisée et transformée en sortilège de guérison, continua de se répandre sur les deux êtres exténués, leur corps absorbant volontiers l'étrange remède. La lumière verte diminua progressivement, le druide baissa les bras...


-Ça va commencer... Attention, ça pique un peu !

En effet, de légers fourmillements commençaient à s efaire sentir sur chacune des blessures, interne ou externe, de son corps... Le problème étant que son corps entier étant recouvert de contusions, la situation devint passablement désagréable au fur et à mesure qu'elle s'intensifiait ! Il ferma les yeux et serra les dents pour mieux se contrôler... S'il les avait ouvert, il aurait certainement vu, sur chacune de ses plaies ouvertes, un fluide vert-feuille se répandre, puis se solidifier progressivement, et enfin prendre l'exacte composition chimique de la peau, en imitant les cellules alentours. Qui a dit que la magie et la science n'allaient pas ensemble ? Le druide, bien qu'humain, fût bientôt
complètement guérit, étant fort réceptif à la Magie... Elle coulait dans ses veine, littéralement. Il se retourna vers Edhelwen, et fût quelque peu surpris de voir que le processus continuait de plus belle sur elle, mais se ravisa de faire un commentaire... Le Vindilis-ror trouva la clé du mystère après quelques secondes : évidemment, l'Impératrice était une elfe, dotée par conséquent d'une énorme longévité... Leur métabolisme étant plus complet, la guérison devait prendre un peu plus de temps...

À peine eut-il terminé cette idiote et inutile pensée qu'Edhelwen fût elle aussi soignée totalement. Avec une certaine stupéfaction, le couple vît que même leurs vêtements étaient comme neufs, et non plus en guenilles... Ce qui n'était pas plus mal, songea le druide, car sa robe de sorcier était déchirée à plusieurs endroits compromettants ( Embarassed ).


-Nous voilà tirés d'affaire, mon amour... Sortons d'ici, l'endroit me fait froid dans le dos...

Complètement revigoré, le druide remarqua avec satisfaction qu'il pouvait à nouveau user pleinement de sa magie, sans être totalement épuisé par un sort mineur, comme quelques minutes auparavent. Regardant intensément Edhelwen, comme la toute première fois qu'il l'avait vu, il prît délicatement la main de son aimée, prononça deux mots de pouvoir, et ils disparurent dans les ombres de la nuit, rejoignant les lumières étoilées.
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Ven 4 Nov - 0:05

Une fraction de seconde suffit à peine, une fraction d’éternité, les étoiles noires tournaient autours d’eux avec le vide lumineux, une sensation de liberté, et aussi de déjà vu, l’impression de revenir au point de départ tout en faisant un bond vers le futur, une impression incroyable, d’être nulle part et partout à la fois, comme une omniprésence de soi-même, le fameux « between » des grands auteurs qui est proprement impossible à décrire, seulement possible à vivre, une expérience fabuleuse. Et déjà ils respiraient à nouveau. Une douce brise d'air frais caressa le visage de la jeune elfe, comme une souffle de vie qui l'emplissait à nouveau après de longs moments de suffocation. Enfin libre ! Et vivante ! Avec Llûd ! En vie lui aussi ! Dans un cri de joie, elle fit un tour complet sur elle même, faisant virevolter autours d'elle sa longue robe de bal bleue d'océan, et tomba dans les bras de l’élu de son coeur.

-Sans toi, je serais peut-être morte étouffée ce soir, et grâce à toi je respire toujours le bonheur. murmura-t-elle blottie au creux de ses bras.

Elle regarda de son abri le paysage qui les entourait, et soupçonnait son bien-aimé d’avoir délibérément choisi un endroit aussi romantique. Ils venaient d’apparaître dans une petite prairie entourée d’arbres, un arbre parmis les autres, lui parut plus florissant encore, plus grand, plus magique. Elle le reconnut aussitôt. Combien de temps s’était-il écoulé depuis qu’ils avaient fait naître cet arbre tous deux, par une simple incantation magique ? C’était dans ce parc qu’il lui avait dit « je t’aime» et qu’elle avait répondu « moi aussi». Mais où cela avait-il commencé au juste ? La première fois qu’elle s’était noyée dans son regard ? Encore une fois, elle avait envie de danser avec lui, de le regarder jusqu’à la mort, et de contempler l’Univers dans les yeux de l’homme de sa vie.

Tout était étrangement silencieux dans le parc, seul le vent faisait chanter les feuilles des arbres, et transformait la prairie en houle végétale. On n’entendait pas d’autre son, pas un hululement de chouette, pas un coassement de grenouille malgré le lac derrière les buissons silencieux, pas même un bourdonnement d’insecte. Tout était fait pour que le mot qu’elle s’apprêtait à prononcer résonne seul, dans toute sa puissance, dans le calme de ce lieu.

Elle s’éloigna de quelques centimètres pour mieux le contempler, pour plonger son regard dans le sien, au plus profond de l’Univers, là où n’existe que la vérité. Et tout en mettant tout son amour, toute sa reconnaissance, toute sa sincérité dans sa voix, elle murmura :


-Merci.

Ce fut tout. Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence. Elle se tu. Mais elle connaissait aussi lus fort que le silence lui-même pour traduire ce qu’elle voulait lui dire sans y parvenir.

Soudainement, mais doucement, elle enroula sans attendre la moindre autorisation de sa part son bras gauche autours du cou de celui qu’elle aimait, glissa en même temps sa main droite derrière sa nuque pour l’empêcher de s’éloigner, tandis qu’elle collait ses lèvres sur celles de l’homme que son cœur avait choisi.

Alors le véritable vent se leva, tourilonnant autours d’eux comme pour arrêter le temps. Venant de nulle part, une sombre silhouette ailée passa au dessus d’eux, et entama doucement le mélodieux chant du rossignol :


-miaaaaaaaaaaou !
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Vindilis-ror
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Mar 15 Nov - 17:00

[HRP>> Désolé de pas avoir répondu plus tôt, je ne suis vraiment qu'un triple idiot... Mais quand je regardais ton texte, Edhelwen, j'avais l'impression de tomber dans un gros gouffre, qui me vidait de toute inspiration... Bon c'est peut-être légèrement exagéré, mais voilà, j'ai préféré attendre le bon moment <<HRP]

Quelle coincidence que le couple soit réapparût à cet endroit précis ! Ou plutôt, non... En se téléportant, le druide n'avait pas pensé à une destination précise, demandant seulement un lieu sûr, un lieu qui leur appartenait... Là où leur histoire commune avait commencée, là où elle avait été officialisée, du moins entre eux, là où se dressait fièrement la marque de leur union, sous la plus simple forme qu'il soit, un arbre... Mère Nature était omniprésente dans la vie des deux êtres, et rien n'aurait mieux pût les rassembler que cet arbre de vie. Repensant soudainement à leur première rencontre, à toutes ses hésitations face à celle qui était encore une parfaite inconnue, malgré le puissant sentiment de l'avoir attendue toute sa vie...

Sortis ( un peu forcés par la propriétaire furibonde... ) du bar de Liwana, ils avaient décidés d'aller se promener dans ce parc, fuyant la fureur urbaine de Sénata V. La révélation, bien que soudaine, avait été magnifique, un moment auréolé d'or que jamais ni l'un ni l'autre n'oublierait.

Et les revoilà, tout les deux, un an plus tard... Bien des aventures s'étaient déroulées depuis, mais ils avaient tout deux affronter ensemble les obstacles imposés par la vie, et toujours avaient triomphés, grâce à leur lien si particulier...

L'absorption d'énergie faites quelques instants auparavent leur avait miraculeusement permis de regagner toutes leurs forces, cicatrisant parfaitement leurs blessures, ravivant leur moral, leur redonnant vie, pour ainsi dire... D'ailleurs, tel guérison était étrange, et le druide, repensant à cela plus tard, au calme, se demanderait si il n'y avait pas eu là une intervention divine... Mais à ce moment précis, au diable la métaphysique théologique, seule comptait à ses yeux la magnifique elfe qui, criant et virevoltant comme un vrai korrigan, en beaucoup plus jolie cependant, devant lui, puis lui tombant littéralement dans les bras !

Llûd la vît redevenir soudainement un peu plus sérieuse, mais avant qu'il eut pu s'interroger là dessus, Edhelwen le... remercia... Instinctivement, il pensa tout de suite à lui dire qu'il n'y avait pas de raison pour cela, qu'il aurait volontiers sa vie et toute sa magie pour elle, mais il se demanda brusquement, tout aussi rapidement que lui était venu cette idée, si ses mots feraient plus de bien que de mal, arrivant brièvement à la conclusion que non. Cependant, il avait déjà entrouvert la bouche pour parler, et Edhelwen profitant des brefs instants de son syllogisme, s'approcha à nouveau de lui, dans un geste peu familier pour lui, et dès cet instant le druide eut l'impression qu'il avait sans y faire attention jeté un sort de Ralentissement...

Le Vindilis-ror la vît s'approcher , doucement mais sûrement, la vît l'enlacer tendrement, se rapprochant chaque seconde un peu plus... Le contact était inévitable, maintenant ! Non pas qu'il eut voulut l'éviter, mais il était pris totalement au dépourvu, ce qui ne lui arrivait qu'extrêmement rarement...

Les deux visages s'approchèrent, inéluctablement, et, conséquence logique, finirent par se rencontrer... Encore sous le coup de la surprise, car après tout, la scène n'avait durée que quelques maigres secondes, le druide ne réagît pas immédiatement au doux et frais contact des lèvres et du si délicat visage, au traits fins, comme seuls les Elfes en ont. Mais une nanoseconde plus tard, juste le temps nécessaire aux neuromédiateurs de son cerveaux pour entrer en action, selon les scientifiques, ou plutôt le bref instant nécessaire pour que la magie opère, selon lui, et il rendit lui aussi le baiser, d'abord comme un maladroit papillon, voulant se poser sur une fleur inconnue, n'étant pas particulièrement habitué à cela, mais plus fougueusement ensuite, se laissant entrainer par l'incroyable courant émotionnel qui passait, quasi-visible, quasi-palpable, à toute vitesse entre les deux... amoureux... Aussi simplement que cela, le druide partagea la délicieuse sensation d'aimer en se savant aimé, tout comme des millions, des milliards de couples avant eux.

Délicieusement interminable symbiose, osmose, génèse de ce moment sacré, pendant lequel nous atteignons inconsciemment la deuxième et dernière force universelle qui, s'opposant contre vents et marées à sa terrible rivale, la funeste mort, triomphait de tout, même de celle-ci, en un mot, l'Amour ! Envie de le crier, de le créer, et de rester éternellement ainsi, dans l'extatique et sublime exaltation de tout les sens...

Une larme, unique et incongrue, roula sur la joue du Vindilis-ror, celui-ci espérant qu'elle passerait innaperçue...

Malheureusement, les priorités physiques reprirent le dessus... Reprenant peu à peu conscience de la réalité, mais toujours suspendu, comme si sa vie en dépendait, aux lèvres de son amour, le druide commença malgré lui à sentir un vif manque d'air, et bien à contrecoeur, entrouvrit les yeux, ne voyant au début que l'irradiante forme du visage chéri et béni en face de lui, puis distinguant alors la clairière qui les entourait, qui avait manifestement changée entre les brefs et aveugles instants... Love is in the air, dit une vieillissime chanson terrienne, et le barde, parolier plutôt, ne savait pas si bien dire... Si il avait essayé, Llûd était sûr qu'il aurait sentit une infime résistance dans l'air, comme s'il était devenu semi-solide, remplit d'un paradoxe, remplit de sentiments palpables... Une fois de plus, ces pensées étaient plus rapides que la lumière dans l'esprit, mais rendu à ce point, il ouvrit entièrement ses yeux, puis, se déchirant le coeur en s'exécutant, éloigna sonn visage, pas beaucoup, juste quelques faibles centimètres, de quoi reprendre son souffle, mais déjà dix fois, vingt fois trop loin, à ce qu'il lui semblait, en comparaison au moment qu'il venait de passer...

Oui, le druide avait découvert, trop tard et bien trop tôt cependant, les deux certitudes de la Vie : l'Amour, éternel, et la Mort, qu'il éffleurait et trompait chaque jour...

Mais une fois de plus, il ne penserait à cela que plus tard... Un franc et sincère sourire lui ouvrit le visage, tandis qu'il regardait sa compagne, ses yeux pétillèrent de joie, pur moment euphorique, et il ne pût soudainement rien faire d'autre que regarder, impuissant face à son propre bonheur, et surtout, ce qui était la raison même de sa vie, au bonheur de l'elfe-impératrice...

Un ange passa, celui de l'Amour, sans aucun doute...


-Ma c'harantez...
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Edhelwen aewlhach
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MessageSujet: Re: début d'une aventure qui a commencé dans le bourbier   Ven 25 Nov - 23:44

HRP / allons bon, chacun son tour tu vois, moi non plus je sais plus quoi répondre... \

Ils restèrent une éternité ainsi, enlacés, à se regarder dans les yeux comme si c'était la première fois. Elle se laissait toute entière imprégner par les doux mots de son bien-aimé, ne parvenant toujours pas à croire à ce bonheur qui venait de naître, tant c'était beau. Oh ! S'ils s'étaient embrassés plus tôt ! Que de temps avaient-ils perdu !

Oh mais c'était fini désormais, fini la solitude, fini les soirées accoudée au bar, fini les interminables promenades solitaires en forêt. Elle ne le quitterait plus jamais, fausse-t-il le suivre sur le toit de la plus haute montagne de glace ou dans le plus profond précipice des enfers.

Et plus jamais elle n'agirait stupidement comme elle l'avait fait ce soir-là, même si la fin de cette aventure s'était avérée heureuse, ils avaient eu énormément de chance, une protection divine peut-être. Et elle serait à la hauteur de tout ce qu'il faudrait faire, à la hauteur de ce qu'il attendrait d'elle, quoi que ce soit. à cette heure, rien de plus pour elle ne comptait que le bonheur de cet homme qu'elle ne voulait plus lâcher.

L'atmosphère autour d'eux les enveloppait de sa douce protection, comme ce soir magique où ils s'étaient rencontrés, si longtemps auparavant, tellement longtemps... Elle eût soudain à nouveau envie de danser avec lui, de se blottir dans ses bras, comme le premier jour, comme si c'était la première fois, et continuer à se noyer dans son regard, cet océan de bonheur, jusqu'à mourir par manque d'air.

Elle vint blottir sa tête contre le cou de l'élu de son coeur, souriant de tout son bonheur. Elle fit tendrement glisser sa main le long de son bras pour lui prendre la main et lier ses doigts aux siens :


Tu sais ce dont j'ai envie ? Mais elle n'attendit qu'à peine une seconde avant d'enchaîner. Écoute... On entend la musique qui vient de la ville, même d'ici. J'ai envie de danser encore avec toi, qu'en dis-tu mon amour ?

Effectivement, à présent leur arrivait de la ville la lointaine musique d'un quelconque bar au loin. De toute manière, si les slows devenaient lassants, ils étaient toujours sûrs au moins que Liwana avait gardé ses vieilles musiques... à espérer qu'elle accepte de les mettre, et de ne pas les chasser comme la dernière fois...

Peu importait où ils allaient, de toute manière, tant qu'ils y allaient ensemble...

Au dessus d'eux, un petit chat ailé s'impatientait, mais avait décidé de ne pas atterrir, et continuant à planer au dessus d'eux comme un aigle au dessus de sa proie favorite, les dévisageant de ses yeux rouges magma lumineux. Symbole de l'amour.


HRP / Voilà, cette fois-ci c'est réellement presque fini. Je te laisse la chute finale Vindilis, et après on retourne peut-être un peu avec le public...\ HRP
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