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 Derniers délires ...

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flodevil
Empereur
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Nombre de messages : 366
Date d'inscription : 12/03/2005

MessageSujet: Derniers délires ...   Jeu 19 Jan - 21:52

Alors que ma vie s’éteint petit à petit ,aphone , perdue qu’elle est dans l’amoncellement anonyme des victimes du grand chambardement, j’ai décidé de me retourner. Fuir dans le passé,fuir la réalité pour me plonger dans mon évanescente mémoire … Bring me my life … Mes souvenirs ne sont qu’ étoiles filantes, qu’ indénombrables essences de mes sentiments au firmament de mon passé. M’y immerger n’est rien d’autre que de retrouver la lumière , percer les ténèbres qui englobent irrémédiablement, au rythme des secondes qui s’égrainent ma misérable existence. Je ne suis rien , je ne l’ai jamais prétendu mais d’autres devant moi le furent et ranimer leur génie, leur force ou leur fougue est la dernière mission que je me donne…

Putain ! L’effet que me fait la space-vodka !!! Impressionnant !

Non, sans fioriture, flonflon ce dont je vous parle est de réaliser à ma manière l’éloge des plus grands que j’ai côtoyé, affronté mais toujours et sans aucune pudeur admirés. Dans cette galerie où trônent mes plus grands contemporains, je vais commencer par l’initiateur du panthéon des orateurs, par celui qui hante le sénat depuis toujours :





I-A l’ombre des brocolis en fleur, Noble__Talim …



Rien ne disposait Talim à devenir celui que tout le monde connaît. Admirateur frénétique du tyran mécènes, piètre serviteur de Sheptal , timide et maladroit sont les meilleurs qualités que possédait le jeune empereur alors que les portes du Sénat se refermaient derrière lui . En ce jour béni pour Herpé, maudit pour ces ennemis, il pleuvait ! Ce détail peut paraître insignifiant pourtant il éclaire d’une manière significative la vie de notre galaxie. Qu’aurait il donc pu se passer sans ces quelques gouttes? Nul doute que l’orateur dont nous nous entretenons , aurait par un soleil éclatant préféré s’adonner au seul loisir pour lequel il était doué : le chevauchement de banthas anémiques albinos à crue ! Si ce lobby n’est pas des plus orthodoxes, il révèle aux esprits perspicaces la plus grande des vérités : pour l’exercice d’une telle pratique il faut que l’anus nobiliaire soit exempt de la moindre veine hémorroïdaire, ce qui en cas contraire ,convenons en, indispose fortement celui qui restera assis et concentré durant d’interminables joutes oratoires; d’ailleurs demandez à Nogeva pourquoi il ne reste jamais bien longtemps dans l’hémicycle sénatorial ! Le petit Talim donc, entra et se posa sur un banc comme une feuille automnale peut le faire sur un tas de compost, virevoltant mais irrémédiablement! Son regard papillonna de droite à gauche, observant le moindre frémissement de sourcil dans l’auditoire qui semblait captiver par le spectacle projeté devant leurs yeux et qui ne semblait être qu‘une mondanité désuète d‘un conformisme convenue . Contrairement aux autres spectateurs , il ne paressait accorder la moindre importance à l’écran et regardait plutôt avec applications les yeux plein d’envie de luxure de ces voisins. Il avait enfin touché du doigt la félicité suprême, comme une tempête d’arc en ciel tourbillonnant dans le vent frais, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands pins, joie du vent qui souffle allons dans le grand vent frais,, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands pins, joie du vent qui souffle allons dans le grand vent frais,, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands pins, joie du vent qui souffle allons dans le grand vent frais ,

[Moi narrateur de Flodevil et membre imminent de la SNCF , syndicat des narrateurs de culture francophone, dépose un préavis de grève sans service minimum et à action immédiate pour cause de non cautionnement de cette facilité commerciale qu’est la référence sans fondement aux choristes.





….




….





AH ! On m’annonce que le patronnât nous offre en compensation une convention sur le statut des verbes irréguliers au subjonctif imparfait de plus de quatre syllabes. Nous reprenons donc le cours normal de ce récit pour le moins inutile .]


L’apprenti empereur comprit donc que dans cette univers, la panacée des grands empereurs était la rhétorique. Les mots, les images sont beaucoup plus marquantes que les simples forces ! Talim, si il voulait devenir grand devait maîtriser cet art. Il en était là de ces divagations psychiques et néanmoins métaphysique lorsqu’une cuisante douleur le ramena à la réalité . Son oreille lui paressait le brûler comme plongée de force dans un infernal brasier ardent . Il tentait désespérément de tourner son regard vers l’origine de sa brûlure mais une force surhumaine, le souleva de son siège et le traîna avec véhémence hors de la salle. Ses rêves de grandeur, ses aspirations philosophiques étaient balayés devant la question qui s’imposait à son esprit, à savoir, qu’est-ce qui m’arrive ? Soudain aussi prestement qu’elle n’était arrivé, la douleur s’estompa . Talim tomba lourdement le nez sur le sol. Une gouttelette de sang perla au bout de son nez . Il se releva pour apercevoir l’un des chefs nébulaires qui le regardait avec sévérité,le doigt pointé vers une petite pancarte sur la porte de la salle, indiquant sans ambiguïté le contenue de la projection si captivante :



Pique -Nique avec la grande Sénatrice
-Interdit aux moins de 20 000 espaces-
-Interdit aux moins de 18ans-




De cet affront, il garda un souvenir cuisant qui alimenta pour toujours son incessante haine contre l’ordre. Le temps s’écoula, verbe après verbe, adjectif après adjectif, conjonction de coordination après … bref, Talim se construisit une vraie célébrité basée sur son talent d’orateur. Jamais il ne renonça à ces courses de banthas, jamais son coté rebelle ne s’estompa totalement, il ne grandit jamais vraiment : toute une éducation sexuelle lui manquait, par la faute d’un simple blocus nébulaire . Nonobstant cette carence cinématographo-éducativo-sexuelle (à dire dix fois sans reprendre son souffle …) , Joyeux Mécènes, Requiem for a dream, Kitnik, Kishins, Djihad Solaire, Gardien de la conscience furent les alliances auxquelles il apporta son savoir faire diplomatique et son incommensurable réserve de beri-champagne! Pourtant tout ceci s’efface devant le souvenir de notre première rencontre . Mes connaissances du gratin sénatoriales de l’époque étaient bien moindre par rapport à celle que j’ai accumulées aujourd’hui . Pourtant, même au sein de la très renfermée Confédération de l’étoile de Nord, les affres de Talim m’étaient parvenues. Des rumeurs avaient coulé jusqu’à nous, ronflantes, sonnantes, et sûrement bien éloignée de la réalité. On nous décrivait l’orateur comme un vil démon dont les susurrements étaient aptes à renverser des montagnes, dont la seule évocation paressait avoir le pouvoir de faire douter une armée chaotique à trois minutes quatorze de sa cible ! Mes a priori furent donc totalement bouleversés lorsque je le vis pour la première fois s’exprimer devant moi !


Son apparence n’était en rien celle fabuleuse que l’on nous avait décrit. Digne et posé, il était tel un eunecte compressé dans une longue vue, enveloppé dans une combinaison fremen qui le boudinait au point que je le confondis au prime abords avec une chipolata . Des soupçons me vinrent cependant lorsque j’entendis ladite saucisse parler ! Faisant preuve d’une logique implacable, secondée d’une vivacité exemplaire et avec l’aide du son nom écrit en deux mètres par deux mètres sur un écran le surplombant, je perçais l’identité du beau parleur. Le discours qu’il prononça m’importa peu…

Je le détaillais, regardant d’un oeuil critique son embonpoint passager, du à une retraite de la vie militaire, mais constatant avec surprise que ce coté éléphantesque s’accordait à la perfection avec son regard bovin. A coup sur, son adresse avec les banthas était plus du à un rapprochement génomique qu’à un entraînement spartiate ! Ces gestes, ses intonations, le moindre frémissement de son rutilent visage, rien ne pouvait échapper à mon auscultation intriguée ! Le moindre reliquat de varicelle, le plus petit évadé du rasage, et même si elles étaient aussi plus nombreuses que les grains de sable dans les toilettes d’un siecht , la plus translucide de ces pellicules n’eurent bientôt plus l’once d’un secret pour moi. Il va sans dire que je découvrit tout de suite un détail en lui , quelque chose qui ne pouvait être qu’une clef importante pour comprendre son art, l’arpége virevoltant à cause duquel chacun se sentant comme forcé à écouter . Ce que je nommerais dorénavant, son don allait et venait au gré du discours . Avançant à la limite de la chute, puis rattrapé d’une aspiration dans son giron: le don se maintenait en un fragile équilibre qu’un moindre frémissement nerveux eût put faire choir ! Les sensations qui montèrent en moi étaient alors très contrastées. D’un coté un profond dégoût me submergeait. Comment un don aussi ignoble pouvait il exister . D’une grosseur sans égale, je crut avoir à faire à une sorte de corne d’abondance illuminant le visage de l’orateur. Un haut le cœur ne put que me prendre devant un tel étalement de substance, devant l’énormité cauchemardesque. On eut dit une vague sans fond, la vague du déluge se recréait à chaque instant et menaçait d’envahir la pièce avant de se rétracter en une houle douteuse ! Une autre partie de moi, la plus glauque s’il en est n’avait de cesse d’admirer ce que je voyais ! Quelles conditions cet homme avait il du affronter? Par quelles température; seul sous un brocolis en fleur avait il dut méditer pour en arriver à une telle consistance? La couleur qui émanait de son être n’était ni du jaune de la suffisance, ni du virginal blanc de la médiocrité. Vert, vert comme les épinards cantiniers qui chaque vendredi s’abattent dans d’innocentes assiettes écolières , vert comme une émeraude souillé par un purin porcin, vert comme les épinards suscité après un parcours oesophagique semé d’embûches ! Un vert dolosif, mais pas trop parce que je suis pas sur de ce que cela signifie . Le vert de l’espoir pour des milliers d’empereurs . Le verre des billets pâles, apportant bonheur aux puissants et envie aux déshérités ! Le vert des brocolis en fleur…

Je m’arrachais à mon observation fasciné du don. Et sans dire un mot, ombre parmi les ombres, quittais en silence la pièce. Avant de partir, j’avisais un greffier qui passait par là et lui remit un mot et un présent pour Noble__talim . Simple étoffe de tissus uni, mon mouchoir ne pouvait qu’être l’ultime échappatoire pour le don de Talim mais j’avais décidé de lui en suggérer l’usage:




Citation :

Ce modeste don , pour recevoir le votre , ou plutôt la votre puisqu’à chaque instant de la substance dont je n’ose penser à la provenance menace de s’échapper de votre orifice nasal !

Empereur Flodevil




Ces quelques minutes passées au Sénat me donnèrent une leçon fondamental sur l’art oratoire: pour captiver un auditoire, rien de mieux qu’une crotte de nez !





A suivre: Zeila et l’insoutenable légèreté des lettres …
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