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 La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander

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Pak
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Empire : Les Aigles de Sang
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MessageSujet: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 16:49

Avant toute chose, le texte (actu inachevé) que je vais vous présenter retrace l'histoire complète de Pak Lander et de Pretor Altaïr de Kestanie son dirigeant. L'histoire est longue, bonne chance pour les courageux ^^

Pitite séquence de remerciements préalables ^^

Merci à Zakounet pour m'avoir livré plein de jolies idées, merci à Koonounet pour ses critiques constructives, Merci à Arwen pour m'avoir initié aux joies du RP et pour tout le reste, merci à Kael pour ce fichu RP Aigle qu'on s'est cogné^^ enfin merci à tous les anciens Aigles de sang qui ont participés sciemment ou non au développement de cette (ces) histoire (s)
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Pak
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 16:52

LA PROPHETIE

« Un jour Lorsque Albenisa sera perdue, que vous vous déchirerez. Un jour où les Nimbes rougeoieront, ce jour-là naîtra l’union des peuples, naîtra le Pretor, Albenisa en son sein. Tel est la Prophétie »

Le jeune Youtie Salermia d’Hesmaline se répétait ces quelques mots qu’il venait de déchiffrer sur un édifice morcelé d’antiques ruines. Il n’y avait ni icône, ni signature, aucune fioriture qui lui aurait permis de dater le Temple qui couvait âprement un secret à ses pieds. Il avait simplement reconnu la langue des Astoriens, comme la lui avait appris son Tutor, mais leur règne avait traversé tant de siècles, que cet indice s’avérait bien mince. Il restait là, agenouillé, face contre terre, perdu dans de profondes réflexions… Une main se posa sur son épaule, il tressaillit.

Alors Salermia, qu’as-tu découvert que cela ronge ton esprit ?

Cette voix, était celle du Tutor Firien d’Hesmaline, sa renommée, et ses connaissances archéologiques faisaient de lui, un des plus grands hommes de l’ère des Astranites, son visage dur, et sa barbe en désordre dissimulait un homme bon, aimable, et curieux de tout, s’il se passionnait pour les Temps Anciens, c’était pour comprendre ce que cachait chaque astranite en son for intérieur, comme beaucoup d’hommes et de femmes, il aurait voulu voir s’unir les peuples, il aurait voulu croire les Mythiques, ces histoires idéales et idylliques d’un jardin astoriens. Le Tutor se pencha sur ce qui semblait être une stèle, ou peut-être le sommet de l’arche de l’édifice, et il lut à voix basse. Il lut les mêmes mots qui avaient tant troublé le jeune Salermia.

« Un jour Lorsque Albenisa sera perdue, que vous vous déchirerez. Un jour où les Nimbes rougeoieront, ce jour-là naîtra l’union des peuples, naîtra le Pretor, Albenisa en son sein. Tel est la Prophétie »

Le regard de Firien se troubla.


La Prophétie, la prophétie ! répéta-t-il.

Il dû s’asseoir tant l’émotion était forte. Salermia regardait son Tutor avec angoisse et curiosité, le plus précisément possible guettant chaque imperceptible mouvement de son visage. Les yeux de Firien tressaillaient, alors que le reste de son visage restait figé.


Expliquez-moi Tutor, Expliquez-moi… dit doucement Salermia.

Firien releva la tête et sourit.


C’est la preuve, La Preuve… Firien resta stoïque quelques secondes encore. La preuve, que nos Ancêtres avaient foi en la Prophétie…

Firien se leva et commençât un soliloque en gesticulant comme un damné.

As-tu déjà lu des écrits astoriens ? En as-tu déjà lu ? Non, car cette langue ne trouve ces traces qu’en de rares Adages, qu’en de mystiques contes, rien, rien jusqu’à aujourd’hui ne nous était parvenu des astoriens, rien que l’histoire, les bouches et les oreilles n’aient transformé… J’ai passé vingt ans de ma vie… a retrouvé cette écriture, à la reconstruire, la traduire, retrouver sa forme en pensant jouer avec des mythes, une histoire oubliée, et en ce 200ème jour de l’an 6810 de l’ère des Astranites ces mythes deviennent la vérité, la réalité… Il y aura un messie mon bon Salermia, le Pretor comme le dit la Prophétie… Souviens-toi des contes que ta mère te lisait pour t’endormir lorsque tu étais Bolien, souviens-toi

Firien prononçait ses mots en finissant de partir, il volait comme un enfant s’amuse à chasser le vent, faisant voleter les feuilles qui recouvraient la mousse verte et humide de la forêt des Tarunes.

Salermia resta-là repensant un moment à ce qui venait de se passer, à ce que son tutor venait de lui dire… Il se releva enfin, repris ses outils et son pardessus, puis s’en retourna chez lui… il fallait qu’il digère, qu’il pense, qu’il comprenne.
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Pak
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 16:52

EXTRAIT DE L’OUVRAGE : « LES US ET LES COUTUMES ASTRANITES » PAR TUTOR DELITUM DE RISANET

Les Astranites emploient un code précis et immuable au sujet de l’acte de nomination. Alors qu’en de nombreuses planètes la notion de famille prédomine sur celle de nation, il en va différemment sur les terres astranites. Chaque homme et chaque femme porte le nom de sa nation. Libre à chacun de faire usage d’un prénom quel qu’il soit, puisque aucune règle n’existe dans ce domaine. Enfin, chaque astranite porte son titre au devant de son nom.

Un jeune homme prénommé Sistion par ces parents et né en Sicline se nommera Bolien Sistion de Sicline à sa naissance, pour peu qu’il se tutorise, son nom deviendra Tutor Sistion de Sicline.

L’usage des titres est assez complexe et varie selon certains pays, mais voici le cas général.

Tout homme à sa naissance est un Bolien, toute femme une Boline.
L’apprentissage de l’écriture leur donne droit au titre de Lumien et Lumine.
L’étude des Sciences fait d’eux des Youties sans distinction de sexe
L’accès au travail leur donnera le titre de Labor et de Labora

Certains postes, ou statuts particuliers, donnent des titres spéciaux, qui ne prennent pas en compte les genres.

Ainsi un Roi ou une Reine portera le titre de Filia
Un enfant de Roi celui de Tulbia.
Un professeur celui de Tutor.
Un dignitaire celui de Dogmate.

Ces coutumes prennent racines dans les Temps Anciens et se perpétuent sans que l’on en connaisse l’origine réelle, bien sûr, les siècles passant ont modifiés syllabes et sens, mais chaque astranite reste attaché à cette coutume qu’il ne saurait oublier.


LE CONTE DU FER CONTRE LA CHAIR

Il était une fois, dans un jardin merveilleux, une déesse, jeune et belle, elle voletait au-dessus des forêts, des champs. Elle était l’orge, le pain, l’eau, elle était la mer, le feu, le soleil, elle était la nature entière, la vie et la mort. Elle menait une vie de nymphe, entouré d’anges et d’humains. Tous vivaient en parfaite harmonie. Les hommes étaient bons, respectables, honnêtes et droits, ils chérissaient la terre, la faune et la flore, ils ne cueillaient et ne chassaient que ce qui les nourrissait.

Puis un jour vint, un jour sombre, le premier.

D’hordes malfaisantes la plaine s’envahit, de furieux monstres armés, le fer et l’acier firent feu sur tout être vivant… Impuissante la déesse pleurait, chaque fleur arrachée, chaque animal tué, chaque homme massacré la meurtrissait au plus profond de son cœur. Les anges disparurent, place était faîte au mal.

Le fer et l’acier emprisonnèrent la déesse, et ses larmes n’alimentaient plus les rivières, ou le sang vicié de colère coulait, la flamme de la vie se mourrait et longtemps dura ce temps.

Mais comme tout vient à changer, le fer rompit le fer, une pluie diluvienne d’engins néfastes libéra la terre des Temps Anciens, une pluie de feu, éclaboussant le sol, meurtrissant la terre. Les hordes malfaisantes comme tout ici bas se soumit, et le jardin de la déesse ne fut plus que désolation.

Dans un souffle elle mourut donnant naissance aux premiers Astranites, aux premières plantes et aux premiers animaux.

Peu à peu tout grandit autour, et nous voilà… ce soir.



Salermia allongé sur son lit, repensait à ce conte qui lui faisait peur lorsqu’il était enfant. Mais alors, ces sciences, ces matières que près de 7 millénaires plus tôt ses aïeuls avaient découvertes, avaient appris à se servir, ces outils jusqu’à lors inconnus, ces matières dont il avait fallu créer la fabrication car elles n’existaient pas sur les Terres d’Astranites. Tout ceci, venait-il des Temps Anciens ? Comme le disait le conte, le Jardin d’Albenisa n’était pas qu’une évocation mythique faîte pour donner un sens à la philosophie des Temps Anciens ? Cette sagesse était-elle la source même du Monde tel qu’il le connaissait ? Les questions, se bousculaient dans l’esprit de Salermia.

Cette nuit là, il ne trouva pas le sommeil, il se leva tôt et couru chez son Tutor. Firien lui non plus n’avait pas fermé l’œil de la nuit, il était resté plongé dans de nombreux ouvrages à la recherche d’une histoire possible. Rapidement, les deux chercheurs soutenus par quelques bras supplémentaires parachevèrent les fouilles de la forêt de Tarune, ils y découvrirent quelques rares inscriptions, quelques adages et quelques gravures. Tout cela évoquait le Grand Aigle, la déesse Albenisa, mais rien de vraiment flagrant, de simples indices sans consistance, il semblait même qu’aucun culte ne fut voué ni à la déesse, ni au Grand Aigle, ce temple, s’il fut un temple, ne fut point érigé dans ce but.

Vint l’heure des questions, encore et toujours, Firien tenta de connecter tous ces indices, Salermia l’épaula, durant plusieurs jours et plusieurs nuit, ils reprirent un à un les contes et comptines, les faits connus, l’histoire des Astranites et l’étude des coutumes ancestrales, ils élaborèrent une hypothèse.

Au matin du sixième jour, les yeux cernés, le corps fourbu, Firien se leva de sa chaise d’où il explorait ses ancêtres.
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Pak
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 16:54

L’HISTOIRE DE LA PLANETE MERE (ASTORIAS)




Faisons le point. dit Firien à Salermia.

Il arpentait la pièce de long en large, les mains collées devant sa bouche, la tête légèrement baissée. Sa fatigue nerveuse et physique transperçait son apparence d’habitude si emprunte de quiétude.


Arrêtes-moi quand bon te semble, chaque détail est important, et mon âme vieillissante en oubliera sûrement sur ce long périple.

Salermia restait assis, il inspira profondément pour signifier son accord malgré la rudesse de la tâche.

D’un ton légèrement hésitant, Firien s’élança :



- La Planète aux Douze Lunes comme l’appelle nos poètes, nos ancêtres la nommaient Astorias, ce pourquoi nous les appelons les astoriens d’ailleurs.
Astorias semble être une contraction d’Albenisastoria, qui signifie « Terres d’Albenisa ». les douze satellites, ou lunes, ont chacun un nom mythique que nous retrouvons dans les contes, il est difficile voire impossible, de savoir à quelle lune, une appellation concorde, mais cela n’est pas déterminant, puisque les Lunes ne semblent pas être déterminante dans l’histoire que nous supposons avoir reconstituée.

- Extrapolée
rectifia Salermia

- Ne jouons pas sur les mots… Mais vous avez raison Firien n’avait même pas esquissé de geste, il restait concentré ne voulant rien omettre, il faut dire qu’il comptait bien profiter de cette mise au point pour envisager de nouvelles hypothèses que ni lui ni Salermia n’aurait encore remarqué.

Il reprit :


- Albenisa est déesse, déesse de chair. Elle fait parti d’un panthéon dont nous ne connaissons que peu de choses, on trouve trace seulement du Grand Aigle, qui serait Dieu parmi les dieux, le Grand Aigle ? Une entité sage et consciente, en tout cas du temps des astoriens, il aurait offert pour jardin notre planète à Albenisa. Les raisons de cela, nous les ignorons. Il semble que le Grand Aigle domine notre système stellaire, les scientifiques l’appellent sans aucune fantaisie, le Système Asymétrique, nous le renommerons le Système Eagle.

Quoiqu’il en soit, et je ne sais par quel phénomène extralucide cela fut ou est possible, mais la prospérité même d’Astorias était liée à la déesse Albenisa. Toute forme de vie dépendait d’elle. Les peuples astoriens étaient un mélange d’hommes et d’entités diverses, qu’il nous serait difficile de révéler tant l’imagerie populaire en a fait des choses différentes. Ce qui est sûr, c’est que ce « jardin » a subit une intervention indésirable et extérieure au système, il ne s’agit en rien d’une mutinerie de telle ou telle race, mais bel et bien d’une invasion. Ces envahisseurs, les « Explorateurs », ont d’après l’interprétation que nous avons faite de l’histoire mythologique emprisonné Albenisa dans, je cite : « une pyramide aveugle crachant le feu tout autour d’elle ». Il s’agit là certainement d’un vaisseau mère d’une peuplade guerrière, mais nous ne saurons, je pense jamais qui elle fut.

Les peuples astoriens résistèrent, mais leur inexpérience au combat, et la puissance technologique des Explorateurs ont eu raison d’eux. Ils furent stockés dans des parcs-mère pendant des siècles. De nombreuses races, la plupart des Entités en fait, disparurent au fil du temps, leur rattachement psychique à Albenisa était des plus puissant, et celle-ci se mourrait à petit feu dans sa prison aveugle, ils mourraient avec elle.

Les Explorateurs semblent avoir pris position sur Astorias pour des raisons stratégiques liés aux guerres et pillages qu’ils menaient, Astorias était un haut lieu de leur fonctionnement militaire. Ainsi, sans cesse allaient et venaient nombres de vaisseaux, et les troupes de l’oppression étaient en quantité démesurée face à la résistance potentielle des astoriens.

Vint alors l’heure de l’éradication, les Expl…

- Rappelons peut-être la vie dans les parcs-mère
coupa subitement Salermia qui jusqu’alors était resté impassible

- Oui, où avais-je la tête, pardonnez moi cet oubli majeur. Firien se rassit, c’était là le moyen de reprendre sa concentration.

- Donc nous disions, les parcs-mère astoriens…


SUJET DE VALIDATION DES ACQUIS – YOUTIES NIVEAU 2 – 101ème jour de l’an 6822


Tutorium : Etudes Passéistes, Mythiques et Philosophiques

Sujet : En vous aidant de la poésie « Fille de Labora, fille de Rosaine » de Labora Siliesta de Rosaine (51 avant notre ère - 26), expliquez les mouvements de résistances astoriens et faîtes une approche psychosociologique du monde avant notre ère.


Fille de Labora, fille de Rosaine

Une chaise renversée sous un ciel de poussière
Et l’homme étalé traversé de fer
Sur sa tombe encore s’abattent les assauts
D’acides flammes, pas d’asile au tombeau

Fille de Labor, fille de Labora, je suis,
Dans mon jardin, de cendre, et de nuit.
Rien de plus que ma prison Rosaine
N’existe que déraison ma haine.

J’ai fait de mes bras des aiguilles,
J’ai passé les murs, trompé les anguilles,
J’ai perdu mon âme et mon cœur
Tête baissée, devant l’Explorateur

Jamais n’ai vengé ma famille,
Rosaine, je suis ta fille,
Mon âme file, mon corps défile.
Qu’un œil creux, la larme fragile.

Je meurs, un jour goûter le fer,
Je pleure, un jour venger mon père.
Peuple de Rosaine pardonne-moi.
Je te hais, même toi.


Labora Siliesta de Rosaine – écrit en 24 avant notre ère.



DES PARCS-MERE AUX NATIONS (par Labor Demistaze de Kestanie - Article publié dans le magazine « Tutoria Istoria » le 295ème jour de l’an 7201)



Des parcs-mère…

Les parcs-mère sont les camps de concentrations dans lesquels furent enfermés les astoriens lors de l’invasion exploratrice. Cette guerre d’invasion ne dura pas, puisque les Explorateurs ne rencontrèrent aucune résistance. Les travaux de Tutor Firien d’Hesmaline datant d’un demi millénaire ont permis de comprendre les conditions de vie désastreuses dans ces Parcs-mère.

Une grande politique de recherche mit à jour de nombreux témoignages de cette période, témoignages ensevelis la plupart du temps sous nos propres villes. En effet, la plupart des capitales astranites sont bâties sur les ruines des parcs-mère comme si les astranites avaient voulu enfouir le passé sous leur nouvelle vie. De cette nouvelle vie, plus de sept millénaires ce sont écoulés. De ce fait, toute l’architecture de la Société astranite découle de la position même des parcs-mère. Chacun d’eux s’érigea comme des villes nations, totalement indépendantes. Peu à peu les campagnes furent rattachées aux diverses nations, et les nombreuses guerres qui depuis jonchent l’histoire astranite ont donné la cartographie actuelle du Monde Astoriens.


…Aux nations

Les parcs-mère portaient des noms d’origine aléatoires, ils ont cependant quasi systématiquement donné leur nom aux nations qui se développèrent à la libération. Les 12 plus grandes nations actuelles sont bâties sur les 12 plus grands parcs-mère.

On situe trois régions principales séparées par la plaine géante de la Pyrohamide, lieu sans doute de détention d’Albenisa durant l’occupation exploratrice.

La première de ces trois régions, la plus petite par la taille est la région Templia, Cette région est à la fois la plus escarpée et la plus peuplée, cinq nations se la partage en entente cordiale. La Kestanie, notre pays, est d’après l’étude de Tutor Firien d’Hesmaline le lieu d’accomplissement de la prophétie astorienne. L’Ordre Albenisien comme dans tout le reste de Templia est très puissant, et permet la stabilité politique et économique de la zone. Même si la majorité des peuples n’ont pas reconnu l’Ordre comme religion première, leur avis reste modéré face à l’engoûment pour ce que leur détracteur appelle l’Ordre Utopique. A proximité de la Kestanie se trouve Hesmaline. Elle est essentiellement recouverte de forêts dont celle de Tarune. L’Hesmaline est à la pointe des recherches en technologie sur les matières exploratrices, grâce notamment à l’excellente conservation des outils explorateurs en milieu forestier. Les trois autres nations de Templia, qui a elles trois entourent la Kestanie et l’Hesmaline sont l’Astorium, lieu dit-on des l’avènement de la déesse Albenisa, la Bessaline et ses formidables ressources minières, et l’Istrie qui contrôle l’entrée de la Mer Instori.

La région nord de la plaine géante, la Mirade est la région la plus pauvre et la plus réticente aux nouvelles idées, les guerres y sont destructrices et incessantes depuis des millénaires, et les dictateurs les plus fous y ont vu le jour. Rappelons-nous la guerre des larmes, où la Mirade alliée tenta d’envahir Templia, heureusement sans succès. La Mirade est composée de très nombreuses petites nations, dont nous ne retiendrons que les trois principales, l’Icriote, le Tifriote, et le Malvernia gouverné par l’ignoble Filia Sanctu de Malvernia.

La dernière de ces trois régions, qui se dessine à l’extrême est de la plaine géante, sont les Terres d’Illyossée. Ce nom prend ses racines dans l’ancestrale unification des nations illyosséennes au premier millénaire de notre ère, lorsque Filia Illyossée de Rosaine épousa Tulbia Milane de Risanet. Bien que cette unification fût pacifiste et prospère, elle s’effondra lors du partage du trône entre les descendants d’Illyossée quelques siècles plus tard.
Quatre nations majeures alternent aujourd’hui déchirures et conciliation, le Risanet, la Rosaine, la Sicline et l’Ondaline.



Contexte géopolitique moderne

L’histoire astranite n’a jamais connu la paix véritable, et lorsque les nations ne sont pas en guerre, elles s’espionnent, se sabotent, tentent toujours par tous les moyens de prendre possession de l’autre. Les analystes les plus optimistes n’envisagent aucune accalmie, mais un statu quo.

Aujourd’hui les espoirs se tournent vers l’Ordre Albenisien et vers la Prophétie.

Le Pretor unira-t-il les peuples ? Quel avenir nous offrira-t-il ?
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Pak
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 16:56

L’OCCUPATION D’ASTORIA PREND FIN


Le capitaine des armées exploratrices venait de recevoir le rapport détaillé de l’état des ressources sur FL Baser 5, les Explorateurs nommaient Astoria ainsi, car il s’agissait pour eux de la cinquième base militaire sur la route de Firlistkaxtka. FL Baser 5 n’était plus que désolation… la déesse muette comme ils s’amusaient à la nommer entre explorateurs était en train de mourir, et cela faisait longtemps que le capitaine avait compris que la richesse de la base dépendait d’elle. Il avait pressenti qu’il ne fallait pas la tuer sans jamais avoir pu se l’expliquer, mille ans plus tard, un rapport d’extraction minière lui donnait raison. Comme il aurait préféré se tromper.

Il restait seul dans sa cabine, les espions avaient ramenés des nouvelles toutes aussi inquiétantes. L’ennemi des Explorateurs préparait un grand assaut. Sans ressource, ils ne résisteraient pas longtemps.

Une lumière bleue, froide, éclairait son officine. Il fixa le propulseur d’onde luminatoire du regard, puis le régla sur une teinte plus chaude.

Le temps s’écoulait doucement, les indicateurs de défense qu’il avait disposé dans son officine restaient calmes, rien dans l’horizon assombri ne semblait vouloir troubler sa réflexion. Le Capitaine était un homme d’action, ces moments de doutes et de questionnement pesaient lourdement sur ces épaules. Mais rien, non, rien, rien ne se profilait dans son esprit qui puisse solutionner les difficultés qui allaient surgir sur FL Baser 5. Il n’y tenait plus, et sortit de l’officine. Devant lui s’étendait un long couloir grisâtre à la lumière toujours aussi insipide. Il régla le propulseur d’onde luminatoire plus chaudement en maugréant sur les consignes de maintenance de la pyrohamide. Le pas pressé et bruyant, il se dirigea vers la prison de la déesse muette.

Il grogna quelques barbaries au gardien qui ouvrit promptement la porte d’accès aux cellules. Une odeur putride se dégageait de la prison où nombres d’astoriens étaient morts sans que leurs corps ne soient évacués. Les Explorateurs n’ayant aucune sensibilité olfactive n’en avaient cure.

Le Capitaine s’approchait de la cellule d’Albenisa, un millénaire passé non loin d’elle l’avait rendu sensible à ce spécimen. D’une forme particulièrement fragile, la déesse muette n’avait pourtant nullement besoin de se rassasier pour subsister, et d’ailleurs aucune torture n’avait jamais eu raison d’elle. Il avait certes interdit les tortures sur la déesse muette, mais il s’avait bien que ses sous-fifres avaient besoin de fréquemment se défouler. Il aurait pu leur grogner quelques menaces de sanctions, mais ses sous-fifres étaient des combattants, pas des gardiens de déesse. A cette idée, il se mit à rire… Enfin, à rire comme peut le grogner un explorateur… L’autre particularité qui lui faisait respecter la déesse était qu’elle comprenait le langage des explorateurs, sans l’avoir jamais appris, ce langage n’était de toute façon pas formulable pour les êtres peuplant originellement FL Baser 5.

_______



Le Capitaine entra dans la cellule d’Albenisa. Elle était prostrée dans un coin, entièrement recroquevillée sur elle-même. Elle était si petite. Il prit le bras de la déesse muette entre deux doigts pour la déplacer sur sa couche. Ses yeux n’exprimaient plus rien, et son visage était recouvert d’une couche étrange d’un liquide translucide et brillant. Il passa son doigt sur la joue de la déesse et goûta la substance et n’y trouva aucun goût. La déesse articula quelque chose, quelque chose de muet. Leurs races étaient si différentes que les fréquences vocales et auditives qu’ils utilisaient étaient en complète contradiction.

Il avait fallu plusieurs décennies pour que les scientifiques explorateurs mettent au point un outil de translation des fréquences vocales. Mais encore aujourd’hui, cet outil ne permettait que d’interpréter les gloussements des petits êtres roses, sans pour autant pouvoir leur donner le moindre ordre compréhensible. Seule la déesse muette comprenait. Quel être étrange.

Le Capitaine activa l’outil de translation. Il énonça quelques grognements, la déesse ne bougeait pas, il attendait.

Il fallut plusieurs minutes avant qu’Albenisa ne lève la tête. Ses cheveux blonds couvraient ses yeux d’un vert profond. Elle passa la main dans ses cheveux pour voire le Capitaine, comme il se faisait appeler.

Dans la pénombre de la cellule, Albenisa avait en face d’elle son oppresseur, celui qui détruisait ses enfants, un horrible monstre de trois fois sa taille, dont les yeux jaunes et brûlants la fixait sans sourciller. La peau du monstre était coupante et sèche, d’un noir intense. Sa gueule putride ne connaissait aucune émotion, ses grognements la glaçaient d’effroi. Ce monstre hideux, le Capitaine, ce monstre hideux voulait savoir quel était cette substance, cette substance sur son visage.


c’est ma vie, la vie que tu m’ôtes.

Il ne voulait pas qu’elle meurt, la belle affaire, mais morte elle se sentait, vers sa mort elle avançait.

Pourquoi FL Baser 5 se tarit ? comprit-elle des grognements du monstre.

Parce que je pleure. Le Capitaine s’il avait pu l’entendre aurait perçu à quel point la voix d’Albenisa était faible et vibrante. Si proche de l’extinction.

Albenisa fixait encore et encore cet être qu’elle haïssait, cela lui faisait si mal, mourir un peu plus vite, par pitié, mourir un peu plus fort


Si je t’accroche à une montagne la montagne vivra-t-elle avec toi ?

Albenisa ne répondit pas, elle baissa les yeux, mis ses mains sur son visage et commença à sangloter.

Le Capitaine attendait une réponse, mais les siècles lui avaient appris que la déesse muette ne répondait pas toujours, il fallait l’observer. Cet exercice s’avérait très difficile, car même si les petits êtres roses étaient très expressifs, il ne comprenait pas grand-chose à leurs gestes. Il connaissait la douleur, quand il avait mal, le petit être rose ouvrait grand la bouche et fermait ses orifices oculaires, parfois même il devenait tout rouge et ses orifices oculaires suintaient. Parfois quand la douleur était trop forte, les petits êtres roses arrêtaient de bouger, ils faisaient semblant d’être mort, mais ne l’étaient pas vraiment. Quelle curieuse race se disait le capitaine.

Mais s’il savait que sans la toucher il provoquait la douleur chez la déesse muette, il ne savait pas trop ce qu’elle pouvait bien mimer en ce moment précis.

Le Capitaine se redressa pour sortir, il réfléchissait… Comment la faire vivre…


Ne faîtes pas ça ! grogna l’outil de translation.

L’accrocher à une montagne, l’attacher à un arbre, c’était perdre tout espoir de mourir, c’était faire vivre la nature en ne pouvant mourir. C’était une prison dont elle n’aurait jamais pu s’échapper. Elle voulait mourir, libérer ses enfants.

Le Capitaine regarda une dernière fois la déesse muette, il sauverait FL Baser 5

______



Le soir vint sur la pyrohamide. Au poste de surveillance la nuit semblait calme pour le Capitaine, ses troupes n’avaient pas d’ordre d’attaques avant la prochaine éclipse qui aurait lieu dans trois jours. Il organisa pour le lendemain le transfert de la déesse muette vers les mines de fer où elle serait accrochée et maintenue contre la roche, il avait déterminer sur les plans, qu’elle serait placées dans une salle du troisième sous-sol de la mine, elle serait suffisamment profond dans les entrailles de FL Baser 5 pour ne jamais pouvoir s’enfuir.

Déjà des troupes exploratrices s’occupaient d’installer les systèmes de sécurisation dans la mine, quand une attaque foudroyante fut portée par les ennemis des Explorateurs. Des nuages de milliers de vaisseaux s’abattirent sur les défenses des Explorateurs, celles-ci tant bien que mal résistèrent. Le Capitaine observait tout cela de la pyrohamide qu’un bouclier magnétique protégeait. Le dernier bouclier actif de FL Baser 5, les ressources énergétiques n’étaient plus suffisantes depuis quelques temps pour alimenter tous les boucliers de la base.

Le Capitaine voyait brûler nombre de ses bâtiments, un par un ils étaient réduits à néant. Une grand partie de la flotte exploratrice n’avait pu s’envoler, tant l’attaque avait été portée avec discrétion, quantité de vaisseaux étaient abattus au sol. Mais son armée, même surprise, même inférieure en nombre, savait vaillamment se défendre. Les vaisseaux ennemis tombèrent, quelques-uns, puis plus nombreux. Après de longues heures de combat, de grandes vagues d’attaques, les ennemis se replièrent. Ils ne passeraient pas cette nuit, mais la situation ne saurait durer.

Le Capitaine ne se sentait pas en danger pourtant. Demain, Albenisa serait dans la mine de fer, demain, la planète revivrait, demain, il aurait de quoi alimenter ses boucliers, de quoi reconstruire ses hangars, ses usines, ses vaisseaux, demain il pourrait soigner ses sous-fifres, demain serait un nouveau jour.

_______


Il était tôt en ce matin cendré sur FL Baser 5, la plupart des brasiers avaient été éteints pendant la nuit. De nombreuses machines s’afféraient à la reconstruction et aux réparations urgentes.

Le Capitaine entra dans la cellule de la déesse muette. Son transfert était prévu dans deux heures. Elle semblait dormir. Ses petites épaules frémissaient sous le fin tissu qui la recouvrait
Son visage d’une finesse éternelle et pourtant assoupi exprimait les stigmates d’émotions rudes et puissantes. Depuis combien de siècles n’avait-elle pas dormi d’un sommeil sûr, que des crises nerveuses et spasmodiques ne la réveillaient plus.

La déesse fut prise de convulsions intenses, son corps martelé se soulevait de manière incontrôlable. Le Capitaine était impressionné par l’énergie que pouvait contenir une si petite chose. Les convulsions s’intensifièrent, la Déesse décollait littéralement du sol, et atterrissait bruyamment. Le Capitaine brancha l’outil de translation, la déesse semblait parler. Ses bras bringuebalaient désarticulés, elle ne semblait plus soumise à aucune gravité, sa peau d’habitude plus blanche que rose, était devenue rouge. Le Capitaine s’était trompé, elle ne parlait pas, elle devait hurler, elle devait souffrir, il connaissait la souffrance de ces petits êtres roses. Aussi subitement que la crise avait démarré, la crise s’atténua, la déesse muette resta là, sans bouger, sa respiration était forte, et elle avait toujours ce liquide transparent et sans goût qui lui recouvrait le corps. Elle perdait encore un peu de vie en conclut le Capitaine.

Il grogna quelques mots.

Elle se jeta sur lui, elle le frappait de ses poings. Le Capitaine était surpris, il la regarda faire sentant à peine les coups, puis finalement l’attrapa doucement par la taille d’une seule main et la replaça sur sa couche. Albenisa se débattait encore, sa peau saignait force de se frotter à celle du Capitaine. Elle criait, elle criait :


Ne fais pas ça ! Laisse-moi mourir ! Laisse-moi mourir ! Je ne veux plus vivre !

Elle criait et pleurait. Le Capitaine la regardait, il ne comprenait décidément pas tout. La déesse muette se mit à sangloter. Elle continuait de répéter à voix basse.

Ne fais pas ça ! Laisse-moi mourir !

[i]Le Capitaine le savait, il avait finit par apprécier la déesse muette, il n’aimait pas qu’elle soit dans des états comme ça. Mais que pouvait-il y faire, il avait besoin des ressources que produisait FL Baser 5. Le Capitaine resta là, lui d’habitude si actif était immobile, il observait de son œil jaune la petite déesse. Si elle avait été moins farouche, il l’aurait gardé avec lui.

Dans la pénombre bientôt tout fut immobile, seuls quelques sanglots d’Albenisa transperçaient parfois le silence.

Une heure se passa. Le Capitaine fixait encore et toujours la déesse muette. Il pensait intensément, il se sentait troublé, d’une certaine façon, il découvrait le trouble de l’âme. La déesse se redressa, les yeux encore mouillant elle regarda le Capitaine.


Tue-moi. Pose ta main sur mon visage et ne la décolle pas. Ote-moi l’air que je respire. Prend ce qu’il me reste de vie. Tue-moi. Ne me laisse pas vivre. Pas ainsi. Tue-moi s’il te plait. Sa voix était douce et paraissait calme. Son regard fixe paraissait tendre.

Tue-moi. Répéta-t-elle une dernière fois.

Sans vraiment comprendre ce qu’il faisait, le Capitaine posa sa main sur le visage de la déesse muette, et l’enserra juste assez fort pour qu’elle ne puisse plus bouger. Elle étouffait doucement. Il savait qu’il condamnait ses sous-fifres, son armée, ses projets de conquête, il se condamnait lui-même. Ce soir, ses ennemis rattaqueraient FL Baser 5, ce soir il mourrait. Sa main s’enserra un peu plus sur le visage d’Albenisa. Elle le regardait calmement, elle ne souffrait pas. Une première fois les paupières d’Albenisa se fermèrent, et son corps se détendit. Ils se rouvrirent, le Capitaine espérait qu’ils se rouvrent, le Capitaine ne voulait pas que la déesse muette meure. Il la regardait. Les yeux d’Albenisa s’adoucirent encore, Il crût qu’elle le remercia, elle ne faisait que mourir. Il resta dans cette position quelques minutes encore. La déesse ne bougeait plus. L’outil de translation se désactiva. Il n’y avait plus d’énergie. FL Baser 5 venait de s’éteindre. La déesse muette était morte. Il la déposa le plus doucement possible sur sa couche, et sortit.

Dehors, tous les Explorateurs s’étaient affolés, on grognait dans tous les coins que plus aucune machine d’énergie ne fonctionnait. On grognait que c’était la fin. C’était la fin.

Le soir même une flotte plus grande encore que la veille attaqua FL Baser 5. Mais aucune résistance ne fut possible. L’ennemi rasa tout ce qu’il trouvait sur son passage ne laissant aucun Explorateur de vivant.

Les enfants d’Albenisa qui étaient parqués suffisamment loin de la base survécurent, du mieux qu’il purent, leur terre bien qu’infertile leur appartenait à nouveau. Un nouvelle ordre était né, une nouvelle ère, l’ère des Astranites.
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 17:00

EXTRAIT DU DISCOURS : « ASTRANITES : VOS PAIRS VOUS REGARDENT » par Dogmate Alios de Bessaline, prononcé devant le Comité des Peuples de Templia en forêt de Tarune. (321ème jour de l’an 7242)



…En ce jour ancestral les astoriens retrouvèrent leur terre, mais la désuétude dans laquelle ils furent plongés leur fit perdre tout repère, une nouvelle ère était née, l’ère des astranites… Les astranites durent tout réapprendre, tout reconstruire, avec l’idée fixe de comprendre et maîtriser ce que les colons avaient laissés, comprendre les inscriptions, les objets, les sciences… Bien vite, ce peuple s’organisa, des nations se formèrent portant le nom de leur parc-mère, les groupements s’arrachaient les sciences, se volaient les connaissances, car toutes les nations nourrissaient le but de contrôler l’entière planète, alors que les plantes repoussaient et la faune se garnissait, l’heure n’était plus à l’admiration passive de ce qu’il leur était offert…

Le grand brouillon qui s’ensuivit ne fut que peine et désolation, guerres et génocides, qu’aucun peuple aujourd’hui ne se lève et ose prétendre avoir prêcher la paix en tout temps…

Quelques millénaires seulement, rien que quelques millénaires…

La Prophétie dit-on se réalisera, mais qu’offrirez-vous au Pretor ? Rien… Rien que le mal ambiant.

Qu’à temps vos cœurs s’ouvrent qu’ils découvrent qu’ils ne sont rien. Que la foi naisse en vous. Qu’elle envahisse l’abysse creusé par vos vicissitudes…




AU PREMIER JOUR DE L’AN 7305


De sa Sicline natale Tidien observait le ciel, le troupeau qu’il gardait était calme comme le ciel étoilé. Sept des douze lunes étaient visibles ce soir là, l’une d’elle ne montrait qu’une noirceur profonde le soleil n’éclairant aucune de ces facettes. Ces phénomènes étaient très fréquents, mais restaient d’une incroyable beauté. L’air doux et léger caressait l’herbe verte et propageait quelques senteurs sucrées. Labor Tidien de Sicline était bien, il laissait ces paupières se baisser par moment, et ces yeux se perdre dans l’immensité de la nuit.
Peu à peu, il vit, de derrière la lune la plus orientale apparaître une tâche rougeâtre d’abord. Puis au fur et à mesure qu’elle se déplaçait, rougeoyant de plus en plus vigoureusement, il reconnu une comète. Il ne comprit pas tout de suite. Le spectacle le berçait gracieusement, c’était suffisant.

L’onde non loin clapotait au contact des rochers qu’elle rencontrait descendant la colline. Tidien repensa à la prophétie que quelques vieux fous racontaient parfois. Il n’y avait jamais vraiment crû. D’après certains dires, cette prophétie faisait office de religion dans les régions de l’Ouest.

Tidien oubliait presque ses divagations, lorsqu’il remarqua un détail, auquel il n’avait pas prêter attention jusque là. Il était physiquement impossible que cette comète soit rouge. Tidien connaissait bien le ciel, il l’observait depuis sa prime luminesse, il l’étudiait d’ailleurs par plaisir, comme une passion qui l’accompagnait pendant les longues migrations avec son troupeau.

Le doute se mit à raisonner dans son esprit. Il ne se sentait pas d’attendre, lui d’habitude si patient n’y tint plus. Il enferma rapidement le troupeau, le laissant sous la responsabilité de son épavier à huit pattes, son fidèle compagnon animal.

Il descendit rapidement la colline suivant le cours d’eau, la capitale de Sicline se dessinait sous ses yeux, tout y paraissait calme et endormi. Il parvint rapidement au palais royal érigé en leurs temps par les descendants d’Illyossée. Un garde était à l’entrée.


Il faut que je m’adresse à un conseiller du roi !

Le garde regarda Tidien froidement.

A cette heure personne ne reçoit au palais, revenez demain.

Tidien eut le malheur d’insister trop longuement, aidé par des collègues attirés par le bruit, le garde enferma Tidien dans les geôles de la caserne toute proche.

Les gardes n’aimaient pas ces trublions surtout en période de guerre.


Surtout qu’il respecte pô le couvre-feu c’nigot ! Ajouta l’un deux.


_________


Le Chef d’Infanterie en poste le lendemain matin vit le nom de Labor Tidien de Sicline, il savait de lui qu’il était berger, et s’étonna qu’il ait pu finir au cachot. Il le visita, il n’aimait pas garder de doute à l’esprit. Ce que lui conta Tidien ne l’émerveilla pas le moins du monde, mais il le connaissait suffisamment pour savoir qu’un citoyen comme Tidien ne méritait pas de croupir en ces lieux. Il le fit libérer, et surtout promettre de ne point recommencer ces exactions noctambules.

A peine, fut-il sortit, Tidien courut au palais. Il rencontrerait un conseiller du roi. Les nuits étaient particulièrement courtent en cette saison, et il était certain que personne n’avait rien vu du fait du couvre-feu. Après de nombreux palabres et quelques heures d’attentes, Tidien obtint gain de cause. Il ouvrit la porte de bois massif d’un grand bureau. Assis, prenant manifestement une pause certainement méritée, Dogmate Hildor de Sicline buvait un breuvage chaud.


Asseyez-vous. Prenez une tasse Labor Tidien.

Tidien n’était pas trop à ses aises en des lieux aussi luxueux, il préférait et de loin, l’herbe verte de sa douce colline.

Dogmate Hildor… Cette nuit… Le ciel… les nimbes… elles étaient rouge… la prophétie… comme dans la Prophétie…

Le Dogmate rit un instant, puis s’essuyant une larme naissante au coin de l’œil :

Mais cher Labor, cette prophétie, n’est qu’une belle fable pour endormir les Boliens…

Tidien eut beau expliquer les incohérences astronomiques de cet état de fait, il eut beau se démener, le Dogmate n’en croyait rien.

Prit de lassitude face à l’abnégation de Tidien, Dogmate Hildor de Sicline appela un haut dignitaire d’Ondaline, afin d’obtenir un laissez-passer exceptionnel.


Puisqu’il vous tient à cœur cette histoire, vous irez en Kestanie, c’est bien là, qu’est censé naître votre prophète ? Vous irez et représenterez la Sicline auprès du gouvernement Kestanien. L’Ondaline vous accorde le droit de passage. Mais vos sornettes n’ont que faire en ces lieux, je vous rappelle cher Labor, que la Sicline est en guerre…

Malgré que le ton du Dogmate fut froid, narquois, moqueur même, Tidien s’exécuta sans broncher, il ne savait pas finalement ce qu’il était venu chercher ici. Lui qui se plaisait tant sur sa colline, loin de tout, loin de la guerre, à l’abri dans son troupeau, il devrait traversé la plaine géante de la Pyrohamide pour servir de pantin inutile à un gouvernement qu’il ne comprendrait décidément jamais. Avant de sortir du grand bureau il ajouta simplement :

Dans l’espoir de ne jamais vous revoir Dogmate Hildor


Dernière édition par le Mar 18 Oct - 17:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Prophétie : Histoire complète de Pak Lander   Mar 18 Oct - 17:01

AU PREMIER JOUR DE L'AN 7305 (suite)


Tidien avait préparé son périple rapidement, dans la hâte même. Quelques vivres, de l’eau, un peu de lecture, notamment ce vieil ouvrage d’Astorium que lui avait remis un voyageur vagabond. Cet ouvrage à l’époque l’avait intéressé pour toutes les idées qu’il diffusait sur l’astronomie des Temps Anciens, mais dans ce périple, il n’en lirait que les passages sur la prophétie.

La traversée de l’Ondaline avait été assez courte et ne lui avait posé aucun problème, il entrait alors sur la plaine géante, le soleil brillait encore fermement, mais il était déjà tard. Malgré la fatigue qui se faisait chaque pas plus pressante, Tidien continuait sa marche. Il pensait et repensait à sa douce colline.

Le soir vint enfin, il se nourrit d’un repas frugal, but un peu d’eau, et s’installa près du feu. Il ouvrit le vieil ouvrage et lut un moment. Sa nuit bien que courte fut apaisante et c’est le cœur plus léger que la veille qu’il reprit sa route vers l’occident.

L’horizon rectiligne se dessina devant ses yeux pendant plusieurs jours. Jusqu’à ce matin du cinquième jour de l’an 7305. Quelques collines pointèrent dans la brume matinale, d’abord un peu grise, puis d’une verdeur printanière. Quelques maisons à l’architecture étrange au Nord, un hameau qui semblait bien paisible, au sud quelques fermes. Rapidement il vit un poste frontière devant lui. Il ne semblait pas beaucoup gardé, il faut dire que peu de monde traversait la plaine géante.

Les gardes étaient Istriotes, d’abord un peu méfiant, ils sourirent lorsque Tidien évoqua la prophétie. Une escorte le mena jusqu’aux frontières kestaniennes. La traversée de l’Istrie fut courte, il sembla à Tidien que l’Istrie était un territoire étroit s’étendant fortement du sud au nord. Chemin faisant, Tidien s’émerveilla de toutes les nouveautés qui s’offraient passivement à ces yeux écarquillés. On sentait que depuis bien longtemps aucune guerre n’était venu frapper les villes et les villages, la technologie était bien plus développée qu’en Terres d’Illyossée, les gens paraissait heureux de vivre. Aux abords d’un petit village, Tidien remarqua de l’agitation. Il s’agissait d’après le garde d’une fête en l’honneur du Pretor qui devait naître ces jours-ci. Malgré de nombreuses questions, Tidien n’en apprit pas beaucoup plus sur l’accomplissement de cette prophétie. Soit le garde était ignorant, soit personne ne savait rien. Il en apprendrait sûrement plus en Kestanie.

Lorsque Tidien entra en Kestanie, la nuit commençait à tomber. Les gardes kestaniens l’avait laissé entrer sans contrôle et il se retrouvait seul dans une lande dont il ne connaissait rien. Un hameau à quelques centaines de mètres brûlait ces derniers feux. Il choisissait le champ voisin pour passer la nuit.

Tidien s’afférait à préparer un foyer correct pour son feu, lorsqu’une voix d’enfant le fit sursauter.


Pourquoi tu fais du feu ? T’as pas de maison ?

Tidien se retourna, devant lui se dressait un Lumien, tout juste sortit des jupes de sa mère. Il affichait un large sourire, et ses yeux brillaient d’une malice peu commune. Tidien était amusé.

C’est pour me faire à manger…

- T’as pas de maison ?
reprit l’enfant.

Si mais elle est très loin… Je viens de Sicline..

L’enfant parut fortement impressionné.

Ben dis donc ! Ben viens chez moi, ma maman elle a fait à manger, et pis il va faire froid cette nuit, faut pas que tu restes dehors.

Sans attendre de réponse l’enfant attrapa Tidien par le bras et le traîna jusqu’à la ferme parental, malgré que ce dernier tentait de lui expliquer que ça ne se faisait pas.

S’inviter comme ça, chez les gens… tu comprends ?... ça se fait pas

Allé ! Viens ! Râla le Lumien agacé.

Sans frapper ils entrèrent dans une bicoque cossue. Tidien était couvert de honte.

La mère du petit garnement se détourna de ses activités, et observa la scène d’un regard amusé.


Il allait dormir dehors et il voulait manger tout seul ! dit l’enfant, comme si cela fut une aberration.

Un peu hésitant Tidien s’expliqua.


Bon… Bonjour, euh… Je suis Labor Tidien de Sicline… Et euh… je v…

Asseyez-vous… dit l’homme qui rentra à cet instant précis. Prenez place, et désaltérez-vous… La route a du être longue.

tout ce petit monde prit rapidement place autour de la table de cuisine, les hôtes de Tidien étaient Labor Milenas de Kestanie, Labora Délia, et le garnement Lumien Eroël…

La discussion fut longue et enrichissante, un délicieux met local l’accompagnait. Labora Délia était enceinte et devait accoucher ces jours prochains. Bien sûr Tidien pensa immédiatement à la prophétie, mais il n’aborda pas le sujet immédiatement.

Ce n’est qu’au moment du digestif alors que Milenas et Tidien étaient restés seuls, que Milenas voulut connaître les raisons d’un si grand et périlleux voyage.


J’ai vu dans le ciel cette comète. Une comète rougeoyante illuminant le ciel. J’ai d’abord assisté au spectacle, sans me soucier de rien. Puis, puis, j’ai réalisé, qu’une prophétie parlait de la venue du Pretor libérateur des peuples… J’ai voulu avertir le gouverneur, essayer de comprendre, et pour se débarrasser de moi, on m’a envoyé ici, comme émissaire Sicliniens. Mais je n’ai pas appris grand-chose. Et je ne sais plus trop quoi penser de tout ça. Il faudrait que j’entre en contact avec des personnes qui pourraient m’en apprendre plus. Vous savez.. En Sicline, on ne sait rien de la Prophétie.

- Et vous y croyez ? En la Prophétie ?

- J’sais pas trop… Pourquoi pas, après tout on sait si peu de choses sur les Temps Anciens… Pourquoi ça ne serait pas possible ?

- Je me dois de vous révéler une chose.
Milenas but une gorgée. Il observa un instant Tidien qui restait suspendu à ses lèvres, les yeux grands ouverts, attendant une information qui enfin justifierait sa traversée. Le regarde de Tidien, troublé, montrait une inquiétude certaine.

- Le Pretor naîtra, et il naîtra dans cette demeure.

_________


Tidien ne trouva le sommeil que tard dans la nuit. Cet homme était-il un illuminé, un fou, disait-il la vérité ? Les questions allaient et venaient dans l’esprit de Tidien. La fatigue finit par l’emporter sans qu’il ne trouve repos à son trouble.


_________


La maison s’agitait, pas pressants et claquements de porte eurent raison du sommeil de Tidien. A peine avait-il eût le temps d’ouvrir les yeux, que sa porte s’entrebâillait, Eroël sautait sur son lit et dit dans un sourire enchanteur


Mon frère arrive ! Viens !

Tidien se leva rapidement et s’accoutra de manière présentable, Eroël ne l’avait pas attendu.

Lorsque Tidien arriva dans le salon, un homme imposant lui faisait face. Il avait l’air d’un scientifique fou.


Voilà le parrain ! Nous sommes au complet.

Milenas, assit confortablement fumait la pipe, il sourit.

Vous aussi cher Tidien vous étiez écrit. Le destin ne commence que demain.
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