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 Autobiographie d'une Licubi Galactique

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Salana Niagn
Empereur


Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 26/08/2005

MessageSujet: Autobiographie d'une Licubi Galactique   Sam 27 Aoû - 14:00

[Note hrp : Pour plus de précisions, le code couleur est à la fin du chapitre. Si vous trouvez celui trop agressif ou trop incompréhensible, merci de me contacter par Mp afin que je règle tout ceci. Bonne lecture et désolé d'avance pour les fautes que vous rencontrerez]

Autobiographie d’une Licubi Galactique.

Introduction :

Que la Déesse veille sur nous, et qu’elle me permette de restituer ici l’ensemble dans la plus exacte vérité.
Chers lecteurs, lectrices, ou affiliés, permettez moi de vous saluer. Si vous êtes tombé sur cet ouvrage par hasard, laissez moi vous prévenir d’entrée. Ce n’est ni plus ni moins que mes mémoires. Ne vous attendez donc pas à lire un roman d’aventure, avec tout un tas de monstres et d’aliens, un beau héros et un trésor à la fin… quoi que. Vous ne trouverez dans cet ouvrage que la plus stricte vérité, ou du moins telle que je l'ai perçue.

Commençons donc, puisque si vous êtes toujours là, ce n’est sans doute pas pour entendre les élucubrations d’une vieille femme. Je me nomme Salana Niagn, et je suis une licubi. Mon espèce est majoritaire sur Kaleido, et je ressemble vaguement à une humaine… vaguement. Car il faut signaler au lecteur distrait qui ne ce serait pas reporté à l’ouvrage s’intitulant « Le Secteur Andera » disponible sur le Réseau Galactique, ou encore au « Cinq Licubis au Sénat» que ma race possède des différences. Tout d’abord, nos cheveux changent de couleur en fonction de la saison, et il s’avérerait qu'ils changent aussi en fonction de la planète sur laquelle nous nous trouvons (ce dernier fait est encore à l’étude par les Kandaron, vous serez les premiers informés de l’avancée des travaux) De plus, nous n’avons pas le même type de sang dans les veines. Les Licubis n’ont pas un besoin irrépressible de faire la guerre, et ils aiment particulièrement le fruits de mer marinés dans un bol de kalum. Nous vivons aussi plus vieux, car nous sommes généralement plus grand.
Bien, lecteur (pardonnez moi Ô lectrices, mais j’emploierais dorénavant le terme masculin, et ce pour des raisons purement matérielles. Veuillez m’en excuser) maintenant que les spécificités de mon peuple ont été abordés, je vais pouvoir passer à moi même. Une rapide description ici même, ce n’est que l’introduction après tout.
A l’heure où je couche ces lignes (oui, oui, sur du papier) j’ai 168 ans. Mes doigts commencent à ne plus supporter le poids du fusain, et je me suis retirée des affaires galactiques… enfin… je ne vais plus au Sénat. Je préfère ne pas en dire plus, histoire de laisser un peu de suspens.

~~~~~~Interruption des fichiers~~~~~~
~~~~~~~ Erreur de lecture~~~~~~~
~~~~Recherche de données~~~~

IV : La découverte

Un jour, je me souviens, mon père m’avait emmenée au Palais des Emissaires. C’était pour l’anniversaire de mes 16 ans. Il faisait chaud ce jour là, et le ciel était dégagé. Voilà comment ça c’est passé :
Mon père m’avait prévenu la veille au soir, et j’avais eu un mal fou à m’endormir. C’était un honneur total de visiter le Palais, seul une poignée de Kaleidon avaient pu y entrer. Mon père lui même, malgré sa qualité d’Emissaire, avait du faire des pieds et des mains pour avoir le droit de m’emmener.
Au petit matin, j’étais réveillée et en pleine forme. Nous primes son aéroglisseur de fonction pour nous y rendre. Durant tout le trajet, une heure Kaleidon, je trépignai d’impatience et je fis les cents pas. Je me demande comment mon père n’eut pas envie de me jeter par la fenêtre…
Bref, nous arrivâmes, et je descendis de l’aero en trombe, pour m’arrêter fixe devant l’impressionnant palais. Il y avait une longue allée, bordée de statues représentant les Seigneurs Unificateurs. En face de moi, à trois cent mètres, une porte finement ouvragée, représentant une scène du conseil. Les Six étaient attablés autour d’une table. Je ne pus réprimer une bouffée de fierté en voyant le visage de mon père souriant, une balance dans une main et une plume dans l’autre. On aurait dit le vrai.
En parlant du vrai, il m’avait rattrapé. Il posa sa main sur mes cheveux, et me demanda avec une voix douce si je voulais entrer. Je répondis par un petit oui. Je crois que c’est à cet instant que je pris conscience de l’importance de mon père. Je croyais qu’il était juste un homme élu, avec quelques responsabilités par-ci par-là, mais il était surtout le premier Emissaire licubi. Son nom resterait gravé dans l’Histoire. Et ça, aucun des rebelles ne pouvait le nier.
Nous avançâmes dans le palais, passant portes, couloirs et salles. Je croisai des visages innombrables, et de toutes les races. Puis, nous arrivâmes dans une salle plus majestueuse que les autres. Pas forcément plus grande, mais la lourde dalle de pierre au milieu disait tout. C’était La salle de réunion. Là où les Emissaires discutaient des affaires importantes.
Nous y restâmes un bon moment, je furetai partout. Rien ne m’échappa. Mon père resta en arrière, et me regarda faire, en souriant. Des personnes entraient de temps en temps et discutaient avec lui. Puis il me présentait et nous devisions un instant. Environ deux heures après notre arrivée, la porte fut brutalement ouverte et un messager Keipa entra. Il salua mon père et lui remit un message. Lorsqu’il en prit connaissance, il devint pale, et me jeta un regard inquiet. Il humecta ses lèvres et vint me voir. Il m’expliqua que quelque chose de grave était arrivé, et qu’ils allaient avoir besoin de la salle… et de lui. Il me serra dans ses bras, et me confia au messager. Nous sortîmes.
A peine dehors, je demandai au messager si je ne pouvais pas rester là à attendre mon père. Il m’expliqua que c’était impossible, que j’étais trop petite –ce à quoi je lui rétorquai que j’étais une adolescente- et les événements trop importants. Mais comme il avait du travail, il me concéda qu’il ne pourrait me surveiller. Il me laissa dans une petite salle en me promettant que quelqu’un viendrait me récupérer. J’étais furieuse. Mon père ne me cachait jamais rien, et maintenant, alors que je visitais l’endroit le plus connu et le plus inaccessible de Kaleido (à part peut être la Large Banque Lukensha, mais ça compte pas, c’est sous l’eau) il me faisait des mystères.
Il y avait de quoi frustrer une jeune fille curieuse telle que moi. En fait, après la mort de Maman, il avait pris l’habitude de me parler de certains dossiers. Il aimait avoir mon avis, écouter mes théories pour améliorer le projet. Je crois qu’il me préparait, ou du moins qu’il m’entrouvrait légèrement la porte, au cas où…
A peine quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit, et un jeune Keipa entra. Il se présenta comme le fils du messager. Ma fureur tomba net. Je n’avais jamais vraiment parlé avec un Keipa, et encore moins avec un de mon âge. C’était à la limite si je découvrais que les Keipa naissaient jeunes.
Normalement, ils vivent reclus, dans des quartiers qui leur sont réservés et qu’ils se réservent. Ils n’en sortent presque jamais. Ceux qui ont lu « Secteur d’Andera » jusqu’au bout, ou du moins jusqu’au milieu, comprendront, les autres… je vous y renvoie, par manque de place ici même.
Bref, une discussion gênée s’engagea. Je ne le connaissais ni d’Arym ni de Doria, et lui était toujours gêné de parler à quelqu’un. Après les civilités d’usage, un blanc s’installa. Puis il me demanda ce pourquoi j’étais là. Je lui expliquai tout, dans les moindres détails. Cette belle journée gâchée.
Lorsque j’eu fini, il sourit légèrement, et dit sur un ton tout simple :
« Je crois savoir comment régler ton problème »Cela fait 150 ans, et je m’en souviens toujours.
Il me conduisit à travers des couloirs. D’abord, des couloirs normaux, tout bêtes, avec des personnes dedans. Mais ils devinrent de plus en plus étroits et intimes. On ne croisa bientôt plus personne. Et lorsque je m’y attendit le moins, il s’arrêta et me montra une petite trappe.


« - C’est un conduit d’aération. Il mène à la salle de réunion. Tu préfères monter d’abord ou j’y vais ?
- Je passe la première si ça ne te dérange pas. Je n’ai pas peur d’un passage un peu étroit »

J’aurais du me taire. J’étais pas du genre peureuse, et je pense ne l’avoir jamais été, mais c’était particulièrement étroit. Il me tendit une tige lumineuse, et nous entrâmes, moi la première. Un instant plus tard, nous débouchâmes dans une petite cache, au dessus de la salle où j’étais avec mon père tantôt.
Un silence total émanait de la pièce. En regardant, je vis que la réunion n’avait pas encore commencé, il manquait l’Emissaire kandaron. Je m’amusa à détailler les autres Emissaires.
Le Shaman Dominant Tepcan était le plus terrible. Il avait de longs cheveux blancs, repoussés vers l’arrière et deux tresses blanches d’une trentaine de centimètres encadraient son visage ridé. Son torse et son ventre étaient couverts de cicatrices qui représentaient différents motifs. Ces barbares considéraient que c’était un moyen d’ascension sociale. La peau de son corps aussi devait en être couverte, mais la fourrure les masquait.
Un mouvement attira mon regard. L’Emissaire Lukensha changea de position. Il était resplendissant. Il représentait parfaitement la grandeur de son peuple. Il trônait sur son rocher, les quatre pattes solidement ancrés dans des nids de roche, ses deux pinces serrant son bâton de pouvoir tandis que ses quatre tentacules dorsales dérivaient tranquillement dans le très faible courant de son bocal. Sa carapace, d’un bleu des plus foncés, était paré d’un vêtement vert émeraude, sur lequel était brodé des motifs complexes qui captivaient le regard, le mien pour le moment.
Mon jeune ami, qui s’appelait Kelan, me donna un petit coup de coude, et à voix basse, me demanda ce qui se passait et si je comprenais quelque chose. Je haussa des épaules, et je lui signalai l’absence de Shanarong, le Surcerveau.
Je jetai un dernier regard à la parure Lukensha, et je passai à la Reine Akanra. Elle était imposante. Haute de quatre mètres, large de trois, elle se tenait sur un grand siège composite. Il était reconnu que ce socle était fait de l’alliage le plus résistant et le plus léger qu’il puisse être fait (selon les critères de Kaleido) et qu’il avait fallu deux ans à cinq milles Lukenshas pour extraire la matière première et le fabriquer (ce qui pose quelques problèmes maintenant aux historiens les plus critique, qui sont venus à se demander si les Akanra n’avaient pas prévus de réveilleur leur Reine avant l’Union)
Ses antennes étaient en mouvement constant et je pu voir dans ses yeux une lueur bleue glacée. Sa prestance me tétanisa. Elle était tout de même en relation instantanée avec tout son peuple !
Craignant qu’elle ne s’aperçoive de ma présence, je me reculai un petit peu, et je changeai mes pensées. Mon regard passa à l’Emissaire Keipa. Il était assis sur son siège, immobile, les mains croisées. La vue de son corps distordu me fit frissonner à nouveau. Son visage, violet foncé, était fermé, et même moi je ne réussis à lire clairement dans son regard. Il y avait un mélange de peine, de douleur et d’excitation. Il portait une longue robe noire, sur laquelle était brodée un symbole Keipa dont la signification m’était inconnue .
Kelan murmura quelque chose dans mon dos. Je me retourna. Il avait les yeux rivé sur son Emissaire. Bien que le visage de mon ami soit plus ouvert et plus clair, la même douleur se lisait en lui. Je ne l’avais pas ressenti. Je mis ça sur le compte de l’excitation. Lorsqu’il remarqua que je le regardais, il baissa la tête.


« Kelan : C’est long. Qu’est ce qu’ils font ?
- Je ne sais pas… ce qui m’inquiète c’est surtout pourquoi ils sont là.
- Je ne sais pas. Mon père travaille normalement dans la section scientifique.
- Ca doit être ça ! Ca expliquerait pourquoi Shanarong est en retard. Il a du faire une découverte passionnante.
- Peut être… mais j’y crois peu. Regarde, l’Emissaire licubi a l’air tout retourné.
- Oui… c’est vrai. »

Je ne sais pas pourquoi, je ne lui dis pas que c’était mon père.
Je me retournai vers la salle et cherchai mon père des yeux. Il était assis lui aussi, les mains pianotant silencieusement sur la table et un bout de lèvre entre ses dents. Même maintenant, du haut de mes 168 ans, je peux certifier ne l’avoir vu que trois fois comme ça. Mais comme je n’avais pas cette donnée à l’époque…
Soudain, la porte s’ouvrit et Shanarong apparut. Il était venu plusieurs fois à la maison, je le reconnus tout de suite. Faut dire que je l’aimais bien, c’était le seul Emissaire qui faisait ma taille. Il avait de longs cheveux rouges, mais c’était tout ce qu’il avait de long le pauvre.
Dès son entrée, les émissaires assis se levèrent et tous prononcèrent la phrase rituellique :
« Sois le bienvenue, toi et ton peuple » Soit dit en passant, j’ai toujours trouvé cette phrase des plus idiotes. M’enfin, ce n’est pas moi qui décide de ce genre de choses. Fin de parenthèse. L’Emissaire Kandaron, donc, voulu répondre aux salutations par un lever de main, mais elles étaient trop chargés pour qu’il pu faire quoi que ce soit de sensé.
Il déposa tous les plans qu’il avait sur la table, mais ne prit pas la peine de s’asseoir.


« - Mes amis, un grave problème menace notre planète ! »


Hrp : Désolée de faire cela en plusieurs messages, il paraît que je dépasse la limite autorisée.
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Salana Niagn
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MessageSujet: Re: Autobiographie d'une Licubi Galactique   Sam 27 Aoû - 14:01

« - Mes amis, un grave problème menace notre planète ! »

L’effet de la révélation me glaça le sang.

« - Estimé confrère, entama le Lukensha, au risque de vous contredire, mais, vous nous avez dit la même chose la dernière fois. Et la menace a été enrayée.
- Oui, c’est vrai, répondit Shanarong. Mais cette fois ci, ce n’est pas une simple histoire de croissance démesurée de créatures. Non, cette fois, la menace vient d’en haut.
- Vos histoires de clergé ne nous regarde pas, Kandaron ! »

L’Emissaire Tepcan venait de frapper du point sur la table. Il n’aimait pas vraiment que l’on remette en cause l’existence des esprits par une « histoire de clergé »… ou alors il n’aimait pas attendre. Je ne parvins pas à le déterminer.

« - Shaman Dominant, je ne parle pas d’Elle. Vous vous souvenez tous de l’origine de la technologie. Le Voyageur, tout ça.
- Mon peuple s’en souvient, intervint la Reine.
- Parfait, mais c’était une question rhétorique, j’aimerais finir d’une traite si cela ne vous dérange pas. Donc, nous avons découvert dans les archives, il y a quelques siècles que nous n’étions pas seul dans l’Univers, et que, au loin, des empires recouvrant des milliers de système existaient. »

Il laissa un instant de suspens afin de s’assurer de son effet. Comme personne ne réagit, il continua. Quand à moi, je buvais ses paroles.

« Nous avons conservé ces informations à l’abri, et nous travaillons entre autre à un moyen d’aller visiter l’espace… Il s’avère cependant que nos plans de recherche nécessitent beaucoup de crédits, que nous ne possédons pas, et ce pour des raisons tout à fait logique d’ailleurs. Bref, je crains, mes estimés confrères, et ma consœur, s’empressa t’il d’ajouter, que nous allons être obligé de modifier les budgets. »

Cette fois ci, le Tepcan réagit.

« -Il n’en est pas question ! Nous avons déjà toutes les peines du monde à financer les plans de survie du peuple contre les pillards et les rebelles ! Nous ne pouvons…
- Mais vous allez me laisser finir ? Je ne demande pas ça juste pour m’amuser ! J’ai des raisons sérieuses.
- Quelles sont elles ? »

L’émissaire Keipa venait de prendre la parole. Sa voix me… il n’y a pas de mot. Elle était glacée, mais un soupçon de… tout se tapissait au fond, prêt à bondir.

« - J’y viens. Les radars de surveillance sont installés depuis un an déjà. Nous recevons régulièrement des rapports, et voici le dernier. »

Il sélectionna dans les affaires une carte de données, et il l’inséra dans le lecteur. Sur un des murs, un écran s’abaissa, et la carte du secteur apparut. Shanarong saisit la télécommande et un cône apparut, partant de Kaleido et se dirigeant vers la planète voisine.

« - Il y a une heure, le radar Ceranar a détecté des signaux étranges provenant de cette direction. Nous avons d’abord pensé que ça venait de la planète. Imaginez mon excitation. Un planète tout près contenant des formes de vie intelligentes !
- Mais ?
- Mais en fait, trois minutes plus tard, les radars jumeaux Hypercus I et II ont reçus des signaux. Plus nets. Deux minutes plus tard, c’était au tour de Narion de nous transmettre des rapports. Avec la position de ces trois radars, nous avons pu tirer la conclusion suivante : »

Il appuya sur un autre bouton, et le cône rouge se transforma en un gros point rouge près de la planète, ainsi qu’une dizaine de petits points rouges s’approchant.

« - La source émettrice n’est pas positionné sur Mercurio ! C’est un vaisseau ! Et il semble qu'il est en train de déployer des satellites ! »

J’étais sidérée, abasourdie. Les extrakaleidor allaient débarquer. Nous allions rencontrer une autre espèce vivante ! Et ça le jour de mon anniversaire. Soudain, alors que les autres Emissaires commençaient à réagir, la carte se brouilla. Un écran gris le remplaça, puis une tête apparut. Tel que je le voyais, j’aurais juré que c’était un licubi. Et à ce que j’entendais dans la salle, les Emissaires le crurent aussi. Mais je me trompais.
La personne commença à parler.


« Je vous salue, habitants. Je me présente, je suis le Capitaine Noïl Harcker, et je représente l’Anderan Corps. Me recevez vous ? »

Nous étions tous hébétés, hormis Shanarong. Il courut vers le projecteur, sortit deux ou trois outils de sa poche, et une minute plus tard, il leva le pouce. Le « Capitaine » eut un mouvement de recul, et posa les yeux sur les Emissaires. Mon père fut le second à réagir. Il se leva.

« -Sois le bienvenue, toi et ton peuple.
- Parfait ! Nous pouvons communiquer. Hum… qui êtes vous ?
- Nous sommes les Emissaires. Nous représentons nos peuples.
- Nous somme ceux qui gouvernent et gèrent cette planète.
- Oh ! Et comment la nommez vous, votre planète ?
- Kaleido, la Grande.

Quelques secondes passèrent, chacun, et moi en particulier, étions sidéré par ce qui se passait. Je me croyais dans un rêve. Les licubis existaient sur d’autres planètes ! Kelan remua à côté de moi. Ses yeux étaient en perpétuel mouvement. Il me donnait l’impression d’un oiseau, il ne voulait rien laisser passer, tout conserver dans sa mémoire. Son Emissaire prit la parole.

- Capitaine Harcker, pourquoi êtes vous dans ce système ?
- Je dirige une mission d’exploration. Je parcours l’Espace à la recherche de nouvelles planètes, et ce pour que les cartes spatiales soient les plus complètes possibles.
- Et qu’est ce qu’est l’Anderan Corps ?
- C’est une compagnie multiplanétaire très active. Nous sommes à l’origine de nombreux produits et nous ravitaillons chaque jour des milliers de monde. C’est la seconde raison pour laquelle nous explorons l’univers.

Un nouveau blanc se fit, puis l’étranger continua.

- A ce sujet, j’aimerais vous proposer quelque chose.
- Qu’est ce donc ?
- J’ai un règlement très précis à suivre, et si cela ne vous dérange pas trop, je dois faire descendre sur votre planète une équipe diplomatique. Un représentant et quelques gardes histoire d’assurer sa protection. N’y voyez là rien de personnel surtout.

Les six Emissaires échangèrent des regards. Ils ne pouvaient pas vraiment refuser.

- Bien sur. Nous les recevrons avec tous les honneurs.
- Parfait, je les avertis. Le temps de préparer la navette et ils descendent Je vous remercie. Si vous…
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Salana Niagn
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MessageSujet: Re: Autobiographie d'une Licubi Galactique   Sam 27 Aoû - 14:02

L’image commença à se brouiller, et disparut dans un râle technologique. Shanarong leva les yeux au ciel et s’excusa pour le problème. Le projecteur n’avait pas supporté la communication. Mais en fait, personne ne l’écoutait. La reine avait fermée ses petits yeux, et de arcs électriques bleutés traversaient l’air d’une antenne à l’autre. Le seigneur Tepcan se releva, inclina la tête, et prétexta une haie d’honneur à préparer. Le bocal était quant à lui en train de reculer. Mon père les retint tous et ordonna les choses. La Reine et ses filles se chargeraient de préparer le palais pour la réception, et elles enverraient deux escouades d’élite pour la haie d’honneur, haie que Ghij’kan, l’Emissaire Tepcan, devait se charger de former en y incorporant toutes les races et le maximum de technologie, sans toutefois en faire trop. Les Licubis et Lukenshas se chargeraient quand à eux de tenir compagnie aux soldats s’ils n’assistaient pas à la réunion. Tout le monde acquiesça, et ils sortirent un par un. Mon père resta seul, les yeux rivés sur l’écran.
C’est ce moment que choisit Kelan pour me taper sur l’épaule.


- On doit y aller. Il ne faut pas que nous nous fassions repérer. On aurait des ennuis…
- Oui… mais pourquoi ce serait moins sûr maintenant ?
- La sécurité va débarquer d’un moment à l’autre.
- Oh… tant pis, allons y dans ce cas, dis-je à contrecœur.

Le conduit était assez étroit. Lui n’eut aucun mal à se retourner, mais moi… Je me souviens avoir tenté de passer ma main par dessus mes jambes, puis… je crois que c’est à ce moment que je perdis l’équilibre. Tout ce passa très vite. Mon corps bascula et mon dos percuta la grille. Je me sentis chuter, mais j’eu le réflexe d’écarter mes pieds. Cela me bloqua l’espace de trois battements de cœur, puis je me sentis chuter à nouveau, avant d’être secourue.
Je tentai de voir ce qui se passait, même si je m’en doutais fortement. La tête de Kelan dépassait. Il été allongé dans le conduit, les deux bras dans le vide, et mes pieds au bout ! Alors que je remerciais la Déesse par une prière, j’entendis mon père prononcer mon nom.
Il était en dessous de moi, les deux bras levés au ciel, prêt à me recueillir au cas où… Il avait l’air totalement paniqué. Pourtant, de mon point de vue, il n’y avait que quatre mètres entre moi et le sol, ce qui, en retirant mon père, faisait seulement deux mètres et demi. Je me souviens avoir tenté de compter la vitesse que j’aurais en arrivant au sol. Sûrement un moyen antistress.
Je me sentis descendre d’un centimètre. Je releva la tête. Le ton violet clair habituel de Kelan commençait à devenir de plus en plus foncé. Ce n’était pas bon signe. Je commença à lui parler, à lui expliquer que mon père m’attendait en bas, qu’il devait me lâcher. Il me fallut cinq longues minutes pour le convaincre… lui et mon père.
Après mon argument final, Kelan hocha la tête, et ses mains se desserrèrent un peu. Il tenta de s’avancer le plus possible, soit quelques centimètres, puis je chutai. Six battements de cœur plus tard, j’atterrissai dans les bras de mon père.

La suite est assez confuse, et je n’ai pas eu le courage de demander des précisions à mon père. Je m’excuse d’avance d’y passer aussi vite et d’une manière aussi confuse.

Après ma chute, et l’émotion passée, je m’attendais à recevoir une foule de recommandations, d’interdictions et de punitions. Mais il me dit qu’il s’attendait à ce que je trouve un moyen d’épier la réunion. Il remercia même Kelan de m’y avoir conduite ! Je lui demandai si je pouvais rester ou s’il allait me renvoyer comme la dernière fois. Il sourit et désigna une entrée caché d’où je pourrais tout voir et tout entendre. Je m’y précipitai en le remerciant. Je vis Kelan qui replaça la grille, et il disparut à mes yeux.

Une heure passa… à peu près.

Puis, alors que j’entamai ma soixante-dix-septième partie de bataille de pouces, la porte s’ouvrit. Une avalanche de sons déferla dans la pièce, tandis qu’une personne, que je soupçonnais d’être licubi, entra, suivie par l’ensemble du Conseil.
L’étranger était un peu plus grand que mon père, et les traits de son visage le présentaient comme quelqu’un de chaleureux et de serviable. Ses cheveux, noirs, étaient coiffés en brosse. Il portait une tenue d’un rouge éclatant, avec une bande noire courant le long de son pantalon. Il avait dans la main une mallette. Mon père m’avait demandé de surveiller attentivement tous les détails et de les lui reporter par la suite, et c’est ce que j’allais faire.
Tandis que je scrutais l’étranger, chaque Emissaire prit sa place. Une chaise supplémentaire était en train d’être installé. Ce qui me frappa c’était qu’ils étaient tous silencieux. Le seul bruit audible était la fanfare à l’extérieur… bruit qui ne dura pas très longtemps, d’ailleurs, car les portes se refermèrent.
Une fois closes, mon père le salua officiellement et la discussion s’engagea. Ils abordèrent de nombreux sujets, tels que la diversité des espèces galactiques, le Grand Sénateur, les systèmes économiques.
Là encore, je m’excuse auprès du lecteur, mais je ne retranscrirais pas les paroles exactes. Ils sont restés six heures enfermés, et j’ai peur que cela n’achève les courageux toujours présents. Je décrirais juste les événements de la sixième heure, qui sont, à mon sens, suffisamment importants.
Ils étaient en train de parler du système monétaire galactique. Je crois que le diplomate disait quelque chose comme :

« - La plupart des échanges entre empire passent par l’or. C’est sans doute la matière la plus importante. Mais, heureusement, une planète pauvre en or peut facilement en avoir. Il lui suffit d’exporter ses matières premières, et il peut récupérer de l’or. N’est ce pas pratique ?
- Oui, c’est très intéressant.
- Tant qu’on est à parler de ça, de quelle ressources naturelles disposez vous sur votre planète ?
- Un peu de tout et de rien.
- Si vous me laissez une seconde, je peux vous trouver les derniers rapports de nos géologues. »

Mais quel imbécile ce Shanarong ! Il était en train de piétiner la stratégie de mon père. Je n'avais pas confiance dans cet étranger. Je sentais qu'il n'était pas là juste pour nous aider ou pou discuter.Il cherchait à soutirer quelque chose de mon peuple... mais je ne trouvais pas quoi... pas encore.

- Les voilà, je vous les transmets.

Le diplomate humain consulta l’écran qu’il avait devant lui. Il murmura des hhm et des oh pendant quelques instants. Je le trouvais interminable.

- Tout à fait intéressant. Cette histoire de cristaux de roche surtout. Mais avez vous fouillé toute la planète ?
- Non, pas encore, nous tenons avec les gisements que nous avons. Ils nous sont suffisants.
- Je vois sur cette carte qu’aucune exploration n’a été faite dans les montagnes polaires. La plupart des minéraux de bonne qualité s’y trouvent.
- Les opérations de forage seraient trop coûteuses et complexes.
- Sans compter que la plupart des esprits s’y sont réfugiés.
- Oui, bien sur. Un détail à ne surtout pas oublier. Si vous le désirez, nous avons à bord quelques machines. En un ou deux jours, nous pourrons savoir si vos montagnes contiennent quelque chose d’utile.
- Et vous feriez ça par bonté d’âme ?
- Non, j’en suis désolé. Si ça tenait qu’à moi, oui, mais mon employeur m’en voudrait d’avoir dépensé les réserves de carburant. Ce que je vous propose, c’est que nous fouillons par ci par là, et si nous trouvons quelque chose, nous vous installons les mines, pour un coût diminué de…disons 50% et qu’en plus, nous nous chargeons de la vente et du transport. Vous tirerez un bénéfice de 75% sur la mine.
- C’est à étudier…

Cet individu voulait… il voulait envahir ma planète ! Je voyais déjà une horde de monstres mécaniques ravager la terre et retourner les arbres, creusant des trous partout. Je voyais nos forêts noires de pollution. Je voyais le peuple malheureux et désœuvré.

- Parfait. Vous n'avez qu'à signer les quelques formalités d'usage -sous savez ce que sont les paperasses- et je demande au Commandant de nous envoyer les foreuses.
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Salana Niagn
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MessageSujet: Re: Autobiographie d'une Licubi Galactique   Sam 27 Aoû - 14:03

Les foreuses… Des machines infernales que j’avais déjà vu dans les enregistrements du Voyageur. Je ne pouvais laisser faire cela… mais je ne pouvais pas non plus sauter hors de mon abri en criant mon refus devant cette ignominie. Mes poings se crispèrent et un duel furieux s’engagea dans ma tête.
Dehors, l’humain sortait une liasse de papier de sa mallette. Il lut le titre et il se leva, pour le passer à Ghij’kan. Il y jeta un coup d’œil, et le fit glisser sur la table en direction de mon père. Ce dernier s’en saisit, et commença la lecture à voix haute. Je ne compris que la moitié des morts, et à ma décharge, j’étais un peu occupé. Il s’agissait d’un contrat, qui stipulait tout un tas de chose dans un vocabulaire complexe.
A chaque paragraphe, je voyais de nouvelles scènes de destruction et de malheur.


« Nous autorisons... la société Anderan Corps à sélectionner les lieux de pose d’usine, ainsi que... l’autorise la Loi, et nous leur permettons de terraformer, si... nécessaire, afin d’augmenter nos capacités à extraire des matières... premières. »

Je crois que mon cerveau s’était chargé tout seul de traduire la phrase en langage commun. En tout cas, cela me permit de clore mon débat intérieur.
Je me relevai, et poussai la porte de mes deux mains.


« - Vous n’allez tout de même pas signer ce truc ! C’est notre planète ! Nous n’allons pas laisser n’importe qui y faire des trous !
- Qui ?
- Ghij’kan, si vous signez, ils pourront creuser partout, même sur les lieux sacrés ! Vous ne pouvez pas laisser faire ça !

Personne ne me répondit. Je fixai un Emissaire, puis un autre. Le Tepcan était tout étonné de me voir ici, et ça devait être le sentiment des trois autres Emissaires… si l’on met de côté mon père, qui devait s’attendre à mon arrivée, et le seigneur Keipa, qui pour une raison qui me fut –et m’est- inconnue, garda un air calme, et se permit même de me sourire. Quant à l’Humain, son visage commença à virer au rouge. La première adolescente à passer par là n’allait tout de même pas lui sucrer son juteux contrat !

« - Qui es tu toi ? Qu’est ce que tu fais là ?
- Je suis la fille de l’Emissaire Licubi, et je suis là car la Déesse a guidée mes pas. Et vous, qui êtes vous et qu’est ce que vous voulez faire à notre planète ?

Le diplomate humain se tourna vers mon père, mais pas assez vite. Il s’était déjà levé de son siège, et il se mettait déjà à mon niveau. Il tournait dos à l’humain.

- Salana, s’il te plait, tu pourrais nous laisser ?
- Mais Papa !
- Ton avis a été écouté et entendu par tous les Emissaires, et je te remercie d’avoir donné ton avis… même si tu aurais pu le faire un peu moins fort. Mais c’est une discussion des plus sérieuses, et des plus importantes pour l’avenir de cette planète.
- Je sais… je ne pourrais pas rester sur un siège en arrière ?
- Nous n’avons pas de siège visiteur ici.

A ce moment, je croyais tout perdu. Mais une lueur d’espoir germa quand l’Emissaire Keipa se leva et nous interpella.

- Karl, le problème est que nous ne pouvons ouvrir les portes qu’une fois la réunion terminée.
- C’est vrai, j’avais oublié ce détail. Qu’en décidez vous représentant d’Anderan Corps ?
- Que nous avons tout notre temps, Emissaire, et que nous en avons déjà passé beaucoup ici. Nous n’avons qu’à reporter la suite de la réunion à demain.
- Sage décision, Humain. Sortons de cette salle étouffante.
- Je vous rejoins dans la salle de banquet. J’ai reçu une communication en provenance de mon maître. Si vous voulez bien m’excuser.

L’immense bocal de Vorlun, l’Emissaire Lukensha, commença à glisser sur les rails qui lui avaient été construites, avant de s’enfoncer derrière un pan de mur. Shanarong et Ghij’kan se levèrent eux aussi et se rapprochèrent de l’humain. Tous trois, ils partirent ouvrir les portes, derrière lesquelles étaient amassés un grand nombre de personnes. Une dizaine d’Akanra entrèrent et se placèrent autour du socle de leur maîtresse, et elles suivirent le cortège. Mon père les regarda partir l’un après l’autre, et fit un signe de tête à Yu-Raki. Ce dernier le lui rendit et il sortit à son tour.
Lorsque nous fumes seul, il me dit ceci :


« - Salana, ce que tu viens de faire a été très risqué, et est en désaccord avec ce que je t’avais demandé.
- Je sais père, mais je ne pouvais pas laisser faire ça.
- Tu ne crois tout de même pas que nous allions signer quelque chose d’aussi important comme ça. Il faut de longs mois avant que ce genre de projets n’aboutisse, et il en faudra encore plus pour celui ci.
- Tu me le promets ?
- Si jamais cela ne se passait pas ainsi, c’est qu’on irait vers un grand problème. Au fait, bonne idée le préexte de la Déesse.
- Je crois vraiment ce que j'ai dit Papa.

Il me secoua les cheveux tout en se relevant.

- Allez, viens, un banquet nous attends.
- J’ai le droit de venir ?
- Bien sur, c’est ton anniversaire tout de même. Par contre, évite d’agresser l’humain, nous avons encore besoin de lui.
- D’accord, j’essaierais.
- Parfait, allons y.
- J’arrive ! Laisse moi juste un instant.
- Bien. Ne tarde pas trop.

J’acquiesçai de la tête, et mon père sortit de la pièce. Je fis quelques pas, vers la table, et je me retournai, et inspectai du sol la bouche d’aération. Je vis une ombre s’enfuir. Je souris, puis je pris la direction de la porte, et plus tard, celle de la salle de banquet.

La soirée se passa très bien. Peut être y reviendrais-je un jour, mais je n’ai pas le courage actuellement de m’atteler à la tache immense de la conter… d’autant plus que j’ai visionné et entendu de nombreuses autres versions de la soirée, et je ne sais plus très bien quels sont mes souvenirs propres.
En quelques mots, j’abordai avec Vorlun une discussion sur l’évolution de la faune sur les côtes et sur la hiérarchie lukensha, je passai une heure avec Shanarong à discuter de sa nouvelle machine, qui était capable de peler, découper et presser cinq cent agrumes à la minute… du moins, selon ses plans originels. Il m’avoua qu’il avait oublié quelques facteurs physiques importants et que les fruits avaient tendance à ne pas passer de la phase deux à la phase trois. Je passai aussi un bout de soirée avec Kelan, que je retrouva par hasard (mais avec le recul, je n’en suis plus si sûre) Nous passâmes le plus clair de notre temps à dire du mal du diplomate humain.

Ce ne fut qu’à contre-cœur que je quittai le palais, dans les environs de 1 heure du matin.


[Note hrp de fin annoncée : Voici donc le code couleur :
Paroles :
Vert : Salana
Orange : Shanarong
Bleu : Vorun
Rouge foncé: Ghij’kan
Rouge : Reine Akanra
Violet : Keipa
Jaune : Humains de l’Anderan Corps
Olive : Père, Karl Niagn
Narration : Marron
Par manque de temps et de lucidité, je n'ai pas encore bien distingué au niveau des couleurs les passages au "présent" de reflexion et au passé. Veuillez m'en excuser, je suis actuellement en train de... heu, non, plus tard.
Bref, si dans votre immense amabilité, vous pourriez m'envoyer vos commentaires par Mp, pour me dire ce qu ne va pas (ou qui va, après tout) afin que j'améliore ce texte et les chapitres qui vont suivre. Merci]
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