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 Récits sans importance, anecdotes oubliées

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Sid meiers
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Empire : Ici, et un peu ailleurs .......
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MessageSujet: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mar 3 Mai - 23:10

.: Un vieillard raconte :.




Curieux de mieux connaître cette terre dans laquelle vous vous aventurez, vous vous arrêtez devant un vieil homme paisiblement assis sur un banc, dans un square près des portes de la ville. Face à vos questions, son visage s'éclaire, comme si vous veniez de lui accorder une grande faveur. "Vous parler de notre merveilleuse cité ! Mais bien sûr ! J'ai toujours plaisir à renseigner les voyageurs !" s'exclame-t-il de sa voix grêle, visiblement enchanté. Vous pressentez que son histoire va être longue, mais après tout, vous n'êtes pas pressé... Vous vous asseyez à côté de lui sur le banc de pierre et l'écoutez débiter son récit d'un ton docte.


"Il y a de cela trois ans, la glorieuse cité humaine qui se dressait à quelques lieues d'ici fut entièrement anéantie par un puissant tremblement de terre, dont l'origine, pour beaucoup, apparut surnaturelle, voire divine. Le peuple, qui avait longtemps subi le joug de l'Inquisition et de l'armée du Lord, rejeta ses anciennes allégeances pour construire un nouvel ordre, né dans l'épreuve, et plus conforme à ses aspirations. Durant un temps, un idéalisme candide fut en lutte avec l'anarchie consécutive au désastre. Néanmoins, comme c'est généralement le cas chez les humains, le besoin d'ordre prévalut, et une nouvelle ville commença à se construire à quelques distances des ruines, qui étaient désormais affublées d'une sinistre réputation : lieu maudit entre tous, elles étaient le symbole d'un passé honni, un constant rappel de la fragilité de nos existences.

Les réfugiés, peu nombreux, s'organisèrent pour survivre. Rigueur et solidarité étaient leurs seules armes contre l'hiver approchant, un hiver rude, qui ferait de nombreuses victimes dans une population déjà considérablement affaiblie. En outre, les fiefs du royaume en déliquescence entraient en guerre pour prendre le contrôle du pays, le Lord ayant disparu et le peuple de l'ancienne capitale ayant perdu les forces armées qui lui conféraient une indiscutable suprématie.

Les rescapés dans leur camp de bric et de broc avaient eu vent de ces événements, et craignaient par-dessus tout d'être annexés par un quelconque seigneur désirant se revendiquer du titre de roi. Aversheim, alors une misérable petite ville de tentes, demeurait, par son emplacement stratégique, l'objet de mille convoitises, une proie sans défense contre les exactions de soudards sans vergogne. Une mystérieuse inconnue, qui se faisait connaître sous le nom d'Opale, et qui semblait au courant de bien des choses, prit alors contact avec quelques résidants d'Aversheim afin de leur confier une mission qui, disait-elle, pouvait sauver la jeune cité et ramener la paix dans le pays.

C'est ainsi qu'une aristocrate du nom d'Eryanor de Lancevent, et un mage-médécin appelé Kirfe, accompagnés d'une escorte réduite, se rendirent au château du Comte Balthus Von Lieber, le plus puissant des seigneurs en conflit. Dame Eryanor prétendait chercher la protection du Comte en ces temps de trouble, ne possédant plus elle-même de fief ni d'armée. Kirfe fut présenté comme son médecin personnel. En l'absence du maître des lieux, qui était attendu sous peu, elle fut traitée avec honneur par l'Intendant qui connaissait son auguste lignée. Balthus Von Lieber, qui était alors en campagne contre un de ses voisins, revint bientôt dans son domaine, afin de rendre visite à son fils de six ans, Artus, gravement malade.

L'enfant était son seul héritier, et aussi le seul souvenir vivant de sa défunte épouse. Le mal qui le rongeait était prétendu incurable par les guérisseurs traditionnels et par les prêtres de Palanis, qui affirmaient qu'il ne fallait point contrarier la volonté de Dieu si celui-ci voulait rappeler à lui le garçon. Mais Balthus Von Lieber était homme de combat, et il tenait à son fils plus qu'à sa propre vie. Les discours fatalistes des experts n'avaient pas entamé sa détermination à tout mettre en oeuvre pour sauver le petit. Lorsqu'Eryanor, qu'il hébergeait courtoisement mais sans lui prêter grand intérêt, proposa de faire examiner Artus par son propre médecin, il accepta sans hésiter.

A la différence des soigneurs qui avaient déjà tenté de sauver l'enfant, Kirfe alliait les pouvoirs d'un sorcier guérisseur à la connaissance de la médecine. La combinaison de ces compétences, qui lui auraient valu l'excommunication si le clergé de Palanis avait encore eu le moindre pouvoir, lui permit de guérir Artus, au terme d'un traitement long et difficile. Le Comte Balthus, impressionné, promit d'accorder à Eryanor et Kirfe la faveur qu'ils demanderaient, pour payer l'immense dette qu'il avait désormais envers eux. Eryanor sut le convaincre, mi par persuasion, mi par appel à cette dette, qu'il était de son devoir de protéger Aversheim contre les seigneurs rebelles, et de prêter allégeance aux dirigeants de la nouvelle ville, plutôt que de chercher à prendre lui-même le contrôle du pays.

Balthus ne tenait guère au pouvoir : c'était un homme qui voulait seulement voir une nation en paix, prospère, où son héritier n'aurait pas constamment à se battre pour survivre. Il rassembla son ost et dompta l'un après l'autre les nobliaux en guerre. Cette campagne fut appelée Guerre des Cent Querelles.

Deux autres fiefs lui apportèrent un appui non négligeable : Fort-Terdin, qui venait d'être pris en main par un jeune homme appelé Asthardrak, à la suite d'une querelle d'héritage, et Bek, dont la propriétaire légitime, Haïda, avait refait surface après des années de clandestinité, sa famille ayant été persécutée par l'Inquisition.

Fort-Terdin était une petite baronnie, modeste, mais dont l'emplacement donnait un avantage certain aux armées qui pouvaient s'y installer. Pour cette raison, lorsque le vieux baron mourut de vieillesse, sans héritier direct, maints cousins et parents plus ou moins éloignés en revendiquèrent la propriété. Asthardrak, alors un illustre inconnu dans le milieu de la noblesse, apporta des documents et des témoignages prouvant qu'il était le plus proche par le sang du défunt baron. Les mauvaises langues qui l'accusaient d'imposture se turent assez vite, sans que l'on en sût la raison exacte. Le jeune baron participa à la guerre des Cent Querelles, offrant à Balthus Von Lieber le libre passage sur ses terres. Après le conflit, il emménagea à Aversheim où il fonda sa propre guilde, confiant son domaine à un intendant compétent.

Bek était le domaine ancestral de la famille Von Bek, honnie par l'Eglise depuis que le baron Von Bek, Inquisiteur, avait "trahi" son ordre en prenant fait et cause pour "les démons de la forêt". Haïda, dernière héritière connue de cette Maison, revint prendre la place qui lui revenait à la tête du fief lorsque l'Eglise tomba en déchéance et perdit tout pouvoir. Acclamée par le peuple, qui gardait dans son coeur cette noble famille, elle chassa l'intendant véreux qui avait tranquillement vécu sur les biens de la famille durant toutes ces années, et prit les rênes du domaine. Qu'elle fût une femme ne fut nullement une gêne, car elle était doté du caractère ferme et flamboyant de ses ancêtres. Elle envoya ses troupes combattre aux côtés de Balthus Von Lieber afin que l'ordre revienne dans le pays.

Cette alliance permit de remporter une victoire difficile mais durable sur les frondeurs. Von Lieber fut nommé protecteur et connétable par le nouveau Grand Conseil d'Aversheim, formé par les représentants des guildes de la ville. Avec un tel champion, la cité se développa rapidement, en toute sécurité. Ses habitants bâtirent de nombreux édifices d'un style novateur, clair et élégant, qui semblait vouloir faire oublier l'austérité de l'ancienne ville. Un théâtre très populaire vit le jour sous la direction d'un certain Jack, signe que le temps des dévotions et du deuil étaient révolus. Eryanor de Lancevent, dont le mérite dans la sauvegarde de la cité fut très vite connu, devint l'intermédiaire entre le Grand Conseil et les nobles du pays.

Bien que la vieille religion ne fut plus au goût du jour, lentement supplantée par un nouveau culte (le Culte des Six), une guilde appelée "Ordre des Paladins" continua à se vouer à l'ancien dieu unique. Dirigé par Samicus, cet ordre avait pour vocation de protéger les faibles et d'offrir à la ville un hôpital digne de ce nom.

Aversheim devint la capitale enviée d'une vaste fédération de villes et de fiefs, que le Grand Conseil baptisa Ostrelande, "notre terre". Cette position favorable avait toutefois un revers : elle risquait d'attirer l'attention d'un seigneur de sinistre renommée, vivant dans les effroyables Terres Sombres... Une nouvelle menace se profilait, contre laquelle Aversheim ne pouvait encore se défendre seule... "



Le vieillard s'arrête et tousse, puis s'excuse de la simplicité de son histoire, expliquant qu'il se fait vieux et que ses talents de conteur s'émoussent avec l'âge, tout comme sa mémoire... il espère que son récit vous a plu malgré tout et vous souhaite un bon séjour à Aversheim.


Dernière édition par le Jeu 5 Mai - 11:13, édité 1 fois
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Sid meiers
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MessageSujet: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Jeu 5 Mai - 10:54

.: Une traque sans merci :.




La lueur du soleil frappait les flancs enneigés des montagnes, qui dans leurs blanc écarlate aurait ébloui quiconque oserait les regarder de travers. Les arbres massifs s’élevaient au dessus du sol blanc et leurs cimes culminantes et fines surplombaient le val glacé, quelques cascades endormies avaient pris leurs congés pour l'hiver et s'tait arrter sur place, ce qui leurs donnaient un aspect surnaturelles. Les rares bruits d’animaux résonnaient fortement, amplifiés par les pentes verglacées qui longeaient les côtes littorales de ce gigantesque continent qu'était Hulgris. Il faisait partie d'une planète a trois continents, il y avait Jkol, Nluiod et Hulgris qui dans leur plus grand majorité se retrouvaient 9 mois terriens enssevelis sous une épaisse couche de neige. Puis dans les quelques mois de chaleur, ou plutôt de redoux on ne pouvait que constater avec emerveillement l'incroyable beauté des longues étendues de forêts.

Un, puis deux grincements, quelques petits cliquetis étouffés par les feuilles mortes et la boue laissaient deviner la présence d’intrus. En effet de petites traces ayant la forme de pied humain étaient enfoncé dans le sol geles, se qui lassait présager un passage d'humanoide assez récent. C’est en observant attentivement à travers les branches dénudées des pins et les amoncellements de neige que l’on distinguait au loin, au plus profond de la forêt comateuse , deux où trois hommes. Ils avait fait un feu, signe qu'ils ne cachaient pas leur présence. Détournant le regard quelques instants du feu qui crépitait à ses pieds, l'homme fixa les cordillères du lointain : majestueuses et terriblement dangereuses, elles s’élevaient tel un rempart infranchissable, fait de neige et de sang.
Il lui faudrait les traverser un jour pour espèrer coir ses proches, la nuit le plus souvent, car les journées brumeuses et pâles ne lui permettaient pas de progresser rapidement.

Le regard vide, sans que la moindre étincelle vint éclairer ses yeux verts émeraudes, il tourna machinalement la tête vers ses compagnons : ils dormaient, agités par des rêves tourmentés s’il en jugeait par les grognement de mécontentement qui émanaient des couvertures en peau graisseuse. Il reporta son regard sur le feu, vif et sec. La chaleur qui en émanait lui rougissait les joues, alors que le reste de son visage, ferme et anguleux , était livide, transi par le froid terrible du vent du nord.

Si l’on remontait le fleuve sur plusieurs kilomètres, ou en prenant bien soin de ne s’écarter que rarement du cours d’eau, on pouvait facilement sortir indemne de la forêt. Car le fleuve était droit et rectiligne, le plus souvent, et ce n’était que rarement que les animaux dangereux, ou encore plus rarement les indigènes, s’aventuraient si près de l’eau. Les nuages luisants, assombris par endroit, et étrangement lumineux contrastaient avec la sombre forêt, qui respirait si fort que son souffle, même dans les montagnes inaccessibles, se propageait sournoisement.

Il devait être tôt, car quand Goem se leva, les nuages fins et translucides ne laissait même pas apparaître le moindre rayon de soleil, fut-il minuscule ou presque invisible. Le souffle régulier de la forêt réveillée avait repris, lentement, et les feuilles mortes de la veille s’éteint déjà mélangées à la boue des sentiers. Cet étrange mélange donnait naissance à une pâte collante, qui rendait les déplacement difficiles et salissants. Le feu s’était éteint, pendant son court sommeil, et il alla parcourir quelques dizaines de mètres, à la recherche de bois sec.

Les arbres des forêts du Nord étaient indestructibles, du moins, pour les hommes et leurs instruments d’acier inoffensifs. Le bois de ces masses était sec et incroyablement résistant, et la hache la plus aiguisée et robuste n’aurait pas même réussi à faire couler ne serait ce que quelques gouttes de sèves jaunâtre. Endurci par le climat rigoureux et la lente litanie du vent glacé, il ne tombait des branches mortes que rarement, ou seulement lorsque après une longue tempête, une brise finale venait percuter les troncs éprouvés.

En ramassant les branches, Goem s’aperçut de trous dans ses chaussures en cuir. La peau était tailladée, par endroit, près du talon, et il dut marcher délicatement à travers les pierres vertes et la boue pâteuse pour éviter de se blesser, et d’infecter la plaie de microbes coriaces en cette région. Mais en ce baissant, il decouvrit un trace appartenant indubitablement a l'animal qu'il chassait, le grand ours des neiges, celui redouté de tous et pourtant eux le défiait depuis environ 1 mois et demi, le suivant traces aprés traces, la tensions se faisait d'ailleur sentir au fur et à mesure que le temps passait ..... ( Suite bientot pour ceux qui l'aurons lu ^^ )
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Sid meiers
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Jeu 5 Mai - 12:17

(Et voila la suite tant attendu ! ^^)

Une traque sans merci suite



Après s'être assuré de l'authenticité de la trace qu'il venait de découvrir, Goem poussa de petit aigu, presque indescriptible, en direction de ces deux compagnons, qui prêt à chaque instant a bondir sur n'importe quoi accoururent en quelques secondes. Les hypothèse, révélations et autres commérages sur ces traces allaient bon train dans le groupe, mais il finir par conclure que ce n'était peut être pas les traces de leur gibier mais qu'il fallait les suivre sans attendre dans le cas ou elle seraient vrai. Ils rassemblèrent donc leurs affaires, leurs vivres et armes; armes qui bien que très primitive pour la galaxie, étaient La technique de pointe de la planète, elle étaient profilées comme de simple lance, mais en réalité elle possédaient, intégré a la pointe un poison assez virulent prét a tuer l'ours des neiges en quelques heures seulement.

Vicram, le plus expérimenté et robuste des trois se proposa volontiers pour être le meneur de leur escapade, s'était donc lui qui était chargé de passer devant afin de conduire l'expédition en fonction de la direction des traces que l'ours laissait derrière son passage. malheureusement pour lui et ses camarades un doutes commençait à s'installer en chacun d'eux, ils doutaient de la véritable existence de leur proie. car jamais personne ne la vu, entendu ou même senti. Malgré se petit détail le moral était u beau fixe, la journée commençait bien, le groupe ne s'était pas disputé, et les oiseaux chantaient, sifflaient et gazouillaient a gorges déployées.

Une heures, puis deux, puis trois heures de marche se passèrent sans qu'aucun des hommes n'ai interrompu la "folie exploratrice" de leur chef, qui menait parfaitement son équipe vers leur but premier. Et se fut la pose déjeuner, il n'avait pas emporté beaucoup de provisions alors a chaque repas il était obligé d'aller chasser un cerf, ou un autre animal facilement capturable et suffisamment charnu pour nourrir trois hommes ayant un appétit de fauve. Ce repas fut un vrai festin, pendant leur marche du matin il avaient rencontré un troupeau de bison, et ils en avaient tuer deux en prévision qu'une éventuelle pénurie dans les jours a venir. Donc pour fêter cette exploits il mangèrent a foison tous ce qu'ils n'avaient pus contenir dans leurs sac à dos. Le repas fini, la digestion entamé ils reprirent la route en direction du Grand Canyon, situé a proximité du fleuve enchanté. Ce fleuve avait hérité de se nom car on prétendait qu'il avait des vertus thérapeutiques.

Le Canyon quand à lui, il était réputé pour abriter un grand nombre de créatures légendaire et mythique, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les hommes du groupe était aussi agités, car il touchait peut être enfin au but.

Une fois arrivé, ils remarquèrent des traces encore plus fraîches, et une rugissement pouvant effrayé quiconque se fit entendre résonner des dizaine de fois, on aurait cru que ce vacarme incessant ne s'arrêterais jamais. Les preuves étaient plus qu'explicites, le groupe était en ébullition l'idée de rencontre et de tuer le Grand ours des neiges, mais ils avaient également peur de la force considérable qu'il pouvait avoir, car ses traces de pas à cote de celle d'un homme étaient gigantesque. Une grotte s'avançait à présent devant eux, les traces continuaient dedans, et l'on pouvait apercevoir une légère lumière au fond de celle si. Goem, Vicram et Alendir s'engouffrèrent donc dans le supposait antre de l'ours, et plus il marchait plus la lumière était visible et plus on voyait au fond des ombres bouger avec folie ......

Un dernier virage et ils arriveraient au coeur de la caverne, le suspense était à son paroxysme, et un décompte de Vicram suffit à l'équipe pour courir en criant vers le feu. mais une chose des plus inattendu se passa, en effet il avait devant eux deux personnes, vêtus de choses étincelantes, reflétant la lumière, ces deux individus portaient aux pieds de grandes plaque en formes de pieds de Yeti .....
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Sid meiers
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Ven 6 Mai - 11:01

Nécromancienne de profession



Il y a de cela des saisons et des saisons, vivaient en tranquillité ma mère, Elthiriel, mon père, Keldahr et ma demi-sœur que je n’avais presque jamais connue, Drariel. Ma mère, matrone de la maison X'ianxin, 13e d’Uless, dirigeait avec mérites le bâtiment qui tenait fortement sa place dans la société matriarcale des drows. Mais tout se bouleversa un jour où notre révérée matrone partit pour quelques missions de diplomatie. Un traître dont je ne nommerai pas l'identité tenta alors de prendre le pouvoir à l’insu de celle qui croyait y faire confiance. Mais, mon père, courageux voleur, combattit donc avec ardeur le malheureux qui fini par tomber à terre, touché par un coup presque mortel. S’en suivi ensuite les honneurs à celui qui avait sauvé miraculeusement le précieux trône du corrupteur Céryc. Il acquis dont le titre de mâle reproducteur tout en gardant les faveurs de la jolie dame à qui il était dévoué.

Ma naissance résultat alors d’un ébat amoureux entre les murs même de la chère maison où je naquis quelques temps plus tard. La grossesse d’Elthiriel fut sans encombres ni problèmes. Le temps de gestation ne fut ni plus cours ni plus long que prévu, même si quelque fois la porteuse se demandait si le poids qu’elle avait prit n’était pas un peu élevé par rapport à son premier enfant.

Heureux fut le jour, pour la maisonnée, ou moi et mon frère jumeau naquirent dans la grande chapelle où la prêtresse était en train de faire une messe pour notre grand dieux. Déjà, dès le premier regard que je portai aux curieux on pouvait distinguer en moi la démence inhabituelle qui m’habitait. Mes yeux vert émeraude tels ceux de ma mère rayonnait doucement sous les chandelles ondulantes qui se balançaient au rythme des respirations accentuée de ma mère peu habituée à ce genre d’acrobatie, ayant portée 2 fœtus en elle durant tout ce temps. Mon frère, beaucoup plus sage, reflétait la droiture d’esprit que mon père arborait, le courage qui l’animait et la ruse qu’il possédait. Pour ma part, rien qu’à me voir débattre entre les bras des nourrices, on savait déjà que je n’allais pas être une enfant facile. Dès mes premiers jours je ressentis la rage et la haine qui semblait parfois prendre contrôle sur mon corps et mon esprit.

Ainsi, les années passèrent où je perturbai nombres de nourrices et esclaves qui osèrent se délester de mon attention quelques secondes. Mère, bien qu’elle fit d’innombrables visites pour nous réconforter ou tout simplement nous calmer d’une manière ou d’une autre, ne me laissa aucun souvenir jusqu’à un certain âge où elle commença à parfaire notre éducation de façon plus drastique. Mon frère se dirigea alors vers le combat, vers les salles d’entraînement avec Keldahr tandis que de mon côté, la nécromancie et la magie noire fit son sombre chemin en moi au point de m’en rendre complètement folle. Cet art qui révélait en moi une face cachée que je n’avais su exercer auparavant me saoula de plaisir et de démence à de multiples reprises, entre autre lors des nostalgiques cours que le nécromancien de renom Nymilthil (Bob Roy) me fit. Ainsi le démon tapit en moi prit de l’expansion jusqu’à faire naître en moi de nombreux plans machiavéliques qui souvent prirent fin sur le mur impénétrable de la discipline ardue que ma mère nous imposait.

Mon 50e anniversaire arriva très vite dans ma jeune vie d’adolescente. La journée même, après être allé visiter le magnifique manoir où siégeait le cercle des délectations composés des 5 matrones les plus influentes, Elthiriel nous offrit à mon frère et moi chacun un cadeau d’une valeur inestimable. J’ouvris avec avidité le précieux coffret de velours arborant les couleurs de la maison tout en découvrant son contenu, un magnifique stylet vert émeraude auréolé d’une puissance divinement morbide. Quant à mon frère, il découvrit avec joie un splendide cimeterre, son arme préférée, qui brillait comme nulle autre arme. Étant à ce moment critique de ma jeunesse très curieuse, j’eus la malencontreuse idée d’ajouter du piquant à mon arme pourtant largement dangereuse. Fouillant quelques armoires dans une salle secrète de la maison, je dénichai parmi l’incroyable panoplie de poison un particulièrement intéressant que j’allais tester sur une esclave insolente. Mais, comble du malheur, ne sachant pas encore très bien maîtrisé mon arme, je me la piquai carrément dans le bras en tentant d’atteindre la pauvre esclave morte de terreur qui était en train de soudoyé un nouvel arrivant parmi le flot de ceux qui tentèrent à ce moment de servir la noble maison.

Après mains examens visuels par mon père et ma mère en furie, je me réveillai lentement de ma léthargie encore sous le choc brutal du somnifère. Mais je n’était pas sauvée pour les ennuis car ma mère, enragée, ne pu s’empêcher d’haïr mon insolence et la maturation tardive qu’elle attendait de moi. Même la bête féroce que Bob incanta durant ce laps de temps ne réussi à détourner l’attention de la matrone jetant à tout instant des regards torves et froids aux membres de la maisonnée. On me gratifia d’une maigre punition, ce que mère regretta par la suite ainsi que l’enfance trop libre qu’elle m’avait accordée.

Mais ce petit malentendu n’arrêta point mes ambitions. Allant directement dans la chambre de mon tout nouveau demi-frère que ma mère venait d’adopter, je débarquai brusquement dans sa chambre dans un coup de vent, mon intention étant de clarifier les choses entre lui et les membres de la famille. Elthiriel surprenant la conversation plutôt animée qui se déroulait dans la chambre interrompit mon action et me renvoya fortement dans ma chambre où elle entra à la suite de Axel qu’elle avait quémandée pour une soi-disant expérience. Les yeux remplis de terreur, j’affrontai quelques secondes ceux de ma mère pour ensuite les rabaisser vers le sol en signe de soumission. Mais elle n’arrêta pas et demanda de bonnes explications pour qu’elle m’épargne étant donné mon manque total de discipline et mon intervention envers Ryltar. Les propos que je tint ne lui plurent guère et dans un geste élancé, elle me projetta contre le mur et m’envoya rouler par terre ou elle me maintint solidement les bras et les jambes pour que je ne puisse bouger. Ensuite, les événements s’enroulèrent et disparurent de ma mémoire tel un ruban perdu, tel un écartement majeur du fil de mes souvenirs. La fameuse piqûre que mère m’obligea à injecter dans mon bras via mon stylet adoré bouleversa le cours de ma vie ...

À ce qu’on me raconta, c’est à ce moment que j’acquis le froid regard vide que j’arbore en permanence ainsi que mon étrange changement brusque de couleur de mes pupilles. Ma mémoire me permettant de me souvenir tout de même de quelques petits moments, je su à ce moment que le démon circulant librement dans mon corps commença à grandement influencer mes pensées et mes gestes, mes rêves et mes agissements. Ceux qui prirent part au spectacle démoniaque se souviendront sans doute mieux que moi de l'ancienne jeune fille de matrone qui autrefois parcourait doucement, dans un petit ricanement éloigné, les couloirs en quête d'aventure et de périples malveillants...

Même ma mère eu un soubresaut lorsque je la pointai de mes yeux encore blanchâtres suite à la piqûre, vide et sans trace apparent d'espoir quelconque, le signe que la petite Eskevah jeune, joyeuse et aimable s'était envolée à jamais à travers les cieux, partie rejoindre ceux qui pourraient, à mon instar, s'occuper d'elle convenablement...

Après la grande douleur morale et physique, un doux relâchement vint m'envahir, rafraîchissant tel une aura pure et malsaine les moindres recoins de mon âme meurtrie. Mes yeux reprenaient peu à peu leur couleur d'origine, ceux-ci ayant pris une étrange couleur lors d'un moment de démence. Je ne voulait plus ouvrir les yeux, j'étais éveillée mais tout à la fois endormie. J'aurais aimée ne plus jamais rouvrir les yeux et voir ce monde sordide qui avait abusé de moi. Je damnais intérieurement les bourreaux qui avaient fais naître en moi milles et une souffrances démoniaques. Je maudissais le ciel, la terre ainsi que les dieux de ne pas m'être venus en aide. Tout ce dont en quoi je croyais auparavant s'était envolé sans un bruit, m'abandonnant dans la noirceur la plus totale de la nuit au moment où sur nous seul nous pouvons compter.

Je sentait la douce aura de compassion de ma mère qui semblaient comprendre mes maux. Je la sentait attentionnée et attentive, mais qui aurait-il pu en être sûr, étant donné la panoplies incroyables d'émotions que ma mère détenait. Je refusait d'ouvrir les yeux et ma mère le compris, elle me parla tout de même dans le creux de l'oreille, des mots qui sonnaient doux comme la chaude brise du printemps. J'était à la fois exécrable et enragée à l'égard de celle-ci pour m'avoir fais connaître les mille souffrances de l'enfer mais en même temps heureuse que quelqu'un sur cette terre puisse enfin me comprendre, puisse comprendre l'horrible traitement et les douleurs fulgurantes qui avaient percé et détruit mon âme et mon cœur à jamais...

Nous étions maintenant 2 à nous comprends mutuellement, mère et fille avait maintenant vécu les même atroces souffrances. Le moment de tendresse qui envahit ma mère ne parut pourtant pas si gros lorsqu’elle se prononça après le traitement. Après une minime discussion que j’oubliai au fil du temps, je m’endormit paisiblement dans mon nouvel esprit terrifique débordant de démence et de haine qui allait désormais habiter mon pauvre corps encore meurtri.

Ma nouvelle vie commença, froide et dure comme de la pierre, il n’y eu que le départ soudain de mon frère à l’académie et l’arrivée de nombreux jeunes dans la fleur de l’âge avide de servir une grand matrone. Mais je gardai toujours en moi le souvenir du premier cœur chaud et palpitant que je dégustai dans les sombres dédales de couloir de la maison en compagnie de Elthiriel, sous le regard curieux de Keldahr. Ce cœur encore chaud, met si rare, fin et délicieux me fut donné encore une fois par la Dame Elthiriel qui venait de saisir en pleine course mon ancien demi-frère qui ondulait alors paresseusement au bout du fouet de la matrone. Il avait, dit-on, malgré son jeune âge, essayé d’établir sous notre toit même une carte détaillée du moindre recoin de la maison. Allant de la crypte au sous-sol jusqu’à la modeste salle des gardes à l’étage. Mais ayant le nez fin, mère avait su rapidement cerné l’intrus et lui tirer les vers du nez avant de lui infliger une de ses tortures préférées en plein milieu du couloir, juste devant ma chambre alors composée de mon simple lit à baldaquin muni de voile noire lugubre, d’une table de marbre froide comme l’hiver reflétant les rayons de Narbondel ainsi que de mon armoire remplie de large soutanes parfaite pour exercer mon art. Ce maigre décor témoignait amplement de mes humeurs et réflexions d’alors ...
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Ven 6 Mai - 12:20

Le Chakrum



La légende du chakrum commence il y a de cela bien des années, des décennies, des siècles même. Entre deux race en particulier, la paix ne pourrait jamais exister et ils n'arrêtaient pas de se battre quand deux personnes de cette race se rencontraient. Plusieurs petites guerres s'étaient passées entre eux depuis que ces deux peuples c'était rencontrés pour la première fois. Cependant, personne ne connaissait la véritable raison de la haine si violente qui reliait les deux race. Les deux races en question, c'était les humains et les elfes noirs. La surface contre les souterrains, le bien contre le mal, et tout ce qui différençait ses deux races.

Un jour, les deux personnes les plus importantes de ses deux races se rencontrèrent seul à seul et se lancèrent dans un combat sans merci. Cependant, ils arrêtèrent avant que l'un des deux meurt. Ils se déclarèrent la guerre! Et pas une petite guerre comme ils avaient déjà tous vu mais vraiment une guerre qui resterait dans la mémoire de tous les combattants et autres personnes qui auraient combattu là. Pendant six long mois, les deux clans se préparèrent à l'attaque. Les Iliithyris fabriquaient des armes, armure, bouclier en adamantium et essayait de réussir à chevaucher les grands lézards des profondeurs. Chez les humains, ils fabriquaient eux aussi plein d'armes et d'armures en acier et préparaient leur chevaux à l'affrontement.

Un mois avant que la guerre éclata, les paladins humains reçurent une vision de leur dieu. Il leur promettait une grande gloire s'ils réussissaient à gagner cette guerre qui serait dévastatrice. Pour leur donner courage, il leur donna une arme qu'il dit avoir forgé de ses propres mains divines mais ca, les paladins n'étaient pas complètement sûr. L'arme leur apparue le lendemain dans la salle la plus haute de la caserne. L'arme flottait au beau millieu de la pièce et resplendissait d'un aura d'un blanc immaculé. C'était un chackrum. Un de ses disques qui tranchaient tout membres fait de tissu organique. Les paladins furent si impressionés qu'ils redoublèrent d'ardeur pour la guerre qui arrivait à très grand pas.

Et je jour J arriva. Le combat eu lieu dans une vaste plaine où le soleil ne réussissait jamais à toucher de ses rayons à cause des grand rocher qu'il avait alentours. Les deux clans étaient énormes. Tous les combattants, chevaliers, paladins, prêtres, assassins, voleurs, rôdeurs, et autre corps armé étaient là. Il devait avoir au moins 100 000 de soldats dans les deux camps chacun. Ce qui voulait dire que les deux capitales adverses étaient complètement vide, qu'il ne restait que des femmes (et encore, seulement pour les humains) ne pouvant pas être utile sur le terrain. L'idée alla s'installer dans la tête des deux chefs, s'il gagnait, il allait détruire la cité de l'autre.

La bataille commença et dura pendant une année complète. Les deux ennemis voyaient leur armée quasiment réduite à néant mais jamais ils n'arrêtèrent de se battre. Ils voulaient tellement gagner qu'ils combattaient leur propre limite pour cette guerre. Cependant, chez les paladins, aucun n'avait prit l'arme, le chackrum était resté à la caserne des paladins. Les forces armée baissaient de jours en jours et sa finirait bientôt, tout le monde était d'accord.

Les gagnants furents les elfes noirs. Aucun humains qui étaient venu se battre dans cette guerre n'avait survécu. Et sur le 100 000 d'elfes noirs qui étaient venu au combat, il n'en restait que 40. Finalement, ils allèrent détruire la capitale humaine et dévalisèrent tout ce qui pouvait leur être utile. Quand un groupe de 5 nimbelfes arrivèrent à la caserne des paladins, ils sentirent tout de suite cette gigantesque puissance qui émanait du chackrum. Cependant, aucun d'eux ne pouvait le toucher car il était un artefact du bien. Il fallu qu'un achimage lance un sort de lévitation pour que le chackrum les suivent jusqu'à leur capitale. C'était un trésor de guerre.

Les plus grands archimages et grande prêtresse se réunirent pour trouvé un moyen de convertir se chackrum. Ils essayèrent plein de méthode de le contrôler mais au total, au fil du temps, Trop d'elfes noirs , prêtresses ou mages, périrent à essayer de corrompre l'artefact. Vint le jour où le plus puissants des archimages arriva dans la capitale. Personne ne savait qui il était mais tous les archimages de la ville disaient qu'il était extrêment puissant et que tous réunit, ils ne réussirait même pas à le tuer. Tout le monde se demandait qui c'était. Un envoyé de la Grande Rouge? Une liche? Un archimage quelconque? C'était la question principale.

Après encore un an de recherche, l'inconnu devint connu et il avait même trouvé le moyen de convertir cet artefact. Il se nommait Xirat'halszzir et il était un mage de très haute envergure. Personne ne posa d'autre question de peur d'affronter son courroux. Il leur expliqua ce qu'il devait faire pour le convertir mais le prix à payer était cher. Il fallait que cet archimage se sacrifie au nom de la Grande Rouge pour que petit à petit, pendant 5 siècles, le chackrum devienne un artefact du mal. Tout le monde aurait voulu qu'il reste mais en même temps, il voulait enfin réussir à avoir cet artefact en leur pocésion. Dans une grande cérémonie avec tous les archimages et grande prêtresses du royaume nimbelfique, il sacrifièrent Xirat'halszzir à la grande déesse.

Une minute après le sacrifice, une minuscule tache noir apparue sur la lame immaculée. Sa marchait!!! Il ne fallait qu'attendre 5 siècles maintenant. Pendant toutes ses années, il changea de place maintes fois mais, finalement, il se retrouva dans un pièce extrêment secrète du cercle de délectation de la ville où il était. Seules les matrones qui siègiaient à ce cercle savaient l'emplacement du Chackrum. La dernière place où il est allé est la capitale nimbelfique Uless. Il ne changea pas de place après car la cité fut détruite pendant une effroyable guerre. Les ennemis esasyèrent de le trouver mais ne réussirent pas.

Maintenant, il est encore dans le cercle de délectation d'Uless et le rituel allait bientot finir. Il ne restait que quelques semaines et le chackrum serait complètement rendu un artefact du mal. Mais maintenant, il faut que l'on le retrouve si on veut l'utiliser dans les prochaine batailles.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Sam 7 Mai - 10:43

La triade Légendaire



1. La Couronne de Cristal



Dans des temps immémoriaux, alors que la race des hommes faisait ses premières conquêtes sur les terres les royaumes de Felthyriam, les Pégases, nobles équidés ailés, se virent confrontés à une terrible malédiction. En effet, alors que les jours passaient, les chevaux perdaient leurs divines plumes qui leurs donnaient la capacité de vol. C'était une tragédie car pratiquement toute la magestuosité et le mythe qui en resselle était basé sur leur fabuleux pouvoirs de vol. Bientôt, une majeure partie de la population des pégases virent leurs ailes s’atrophier, en même temps que les plumes disparaissaient. Les trois quarts d’entre eux furent réduits à l’état de créatures terrestres. La survie du peuple féerique ne tenait plus qu’à un fil. Ils s'était d'ailleurs dispersés en petit groupe et cachés dans des recoins plus sombre les uns que les autres.

C’est alors qu’un petit groupe d’elfes, en quête d’une alliance avec la race des équidés volants, se présenta aux frontières du territoire des chevaux volants. Le groupe était composé d’archers d’élite, d’un mage, d’un prêtre et d’un roncier. Ce dernier, détenteur du langage sylvestre, s’entretint un long moment avec le dirigeant des pégases qu'il eut bien du mal à trouver du fait de leur dispersion. Il lui expliqua, à travers une longue série de hennissements que seul le druide comprit, que leur peuplade était victime d’une malédiction issue de la magie des nécromants. Les eldars, devant l’incapacité de leur mage et conscients qu’une aide aux chevaux leur offrirait une opportunité d’alliance, décidèrent de se lancer dans la recherche d’une contre malédiction. Pour ce faire, ils se rendirent dans les Terres de Hommes. L’excursion qui ne dura qu’une dizaine de jour les conduit à la grande bibliothèque de Friedstad. Après quelques recherches sur les malédictions, ils découvrirent que les maux qui arrivaient aux équidés étaient dus à un couplage entre malédictions de nécromancie et imprécations divines. Le remède était aussi complexe que la maladie, mais les elfes décidèrent de poursuivre leurs efforts.

Ils se rendirent donc au Sanctuaire d’Isiopas, dans le territoire des elfes sauvages, à l’Est de la forêt des Trolls. Là, ils trouvèrent une fontaine divine, débordant d’eau bénie de la main de la déesse. Ils en prirent une flasque et se rendirent dans les collines. Les mages usèrent alors d’un puissant rituel. Ils modifièrent le climat et convoquèrent un puissant cyclone. Les prêtres prièrent alors Isiopas de purifier cette convocation arcanique de sa nature profane. Puis, ils mêlèrent l’eau divine aux nuages. S’en suivirent trois cycles lunaires de pluie diluvienne. Pendant ces trois cycles, les pégases furent lavés de la malédiction. Au terme de ces pluies, ils cessèrent de perdre leurs plumes. Regagnant force et vigueur, ils acquirent de nouveau leur capacité de vol. Toutefois, certains décidèrent de perdurer dans leur état de créature terrestre ce qui donna naissance à la race des chevaux.

Les équidés volants, conscients de leur dette envers les elfes, acceptèrent leur alliance. Pour la célébrer, ils firent don aux habitants de Tal Zairyth d’une fine couronne de Cristal Blanc. Cet artéfact, symbole de l’alliance entre les deux peuplades, permettrait à quiconque le portant d’appeler les chevaux volants.

Nul ne sait ce qu’il est devenu de cet objet magique de nos jours, mais beaucoup disent qu’en plus de ces capacités d’appel, la couronne serait un élément indispensable au fonctionnement de la chaise de vision. De plus, elle permettrait de convoquer une puissante magie arcanique ...




Le Trident de Nacre



Il y a de cela des centaines d’années, le peuple elfe, reçu la visite d’étranges créatures marines. Ces dernières se présentèrent comme des Ondins. Elles disaient appartenir au clan du Trident Nacré, souverain des eaux du plateau des brumes. Leur but en surface était de contrer une menace grandissante qui décimait leur population. En effet, le royaume des eaux était victime d’une attaque biochimique. Quelqu’un avait pris soin de contaminer les eaux profondes afin de mettre un terme à la suprématie ondine. Devant l’incapacité de leurs guérisseurs, les elfes aquatiques avaient jugé sage d’aller quémander aide et secours aux gens de la surface.

Les dirigeants de Tal Zaryth, bien que méfiant acceptèrent de venir en aide à ce peuple démuni. Ils envoyèrent trois des meilleurs druides de l’époque ainsi que deux grands prêtres : un vouant un Culte a Isiopas et l’autre a Nohela. Les cinq eldars ne mirent pas longtemps à identifier la source de la contamination. Quelqu’un avait maudit certaines algues photo synthétisantes, afin que celles-ci rejettent des gaz toxiques.

Ralliant magie druidique aux prières divines, les cinq hommes parvinrent à purifier les plantes, leur rendant leurs vertus bienfaitrices. Mais la maladie ne cessa pas. Les ondins continuaient à tomber les uns après les autres. Impuissants devant un tel procédé biologique, les prêtres prirent l’initiative de faire appel aux grands théoriciens ainsi qu’aux guérisseurs. Ces derniers firent état d’un antidote, formé à partir de cinq sources minérales différents, toutes trouvables sur la terre ferme, mais à des endroits très éparpillés dans le royaume. Les arcanistes furent alors sollicités. Utilisant leurs pouvoirs de déplacement, les cinq envoyés retrouvèrent les sources minérales nécessaires au remède.

Les guérisseurs concoctèrent alors le divin breuvage et l’offrirent aux ondins monnayant une condition : que les elfes des eaux relâchent un peu la main mise qu’ils avaient dans les eaux, afin de permettre le développement de nouvelles races. Ces derniers, bien que rechignant d’abord l’idée, acceptèrent voyant en cette condition un présage divin. La décoction eut l’effet escompté : mêlée aux eaux , elle s’insinua dans les cellules respiratoires ondines, libérant ainsi les malades de leur maladie. Sauvés, les ondins se montrèrent aimables et en guise de cadeau, ils cédèrent aux « surfaciens » un puissant artéfact, connu sous le nom du Trident Nacré. A travers ce don, ils scellaient une forte alliance et symbolisaient la dette qu’ils avaient envers le peuple des elfes.

Nul ne sait ce qu’il est advenu de ce sceptre, mais beaucoup se plaisent à croire qu’il est dissimulé quelque part dans un des bâtiments de la capitale du royaume elfique.




Les Mines d'Anga Fea



Lorsque les premiers conflits inter raciaux éclatèrent, les elfes, malgré leur habileté à l’arc se rendirent à l’évidence : les projectiles à distance ainsi que les magies profanes et divines ne suffisaient plus a contenir les ennemis qui arrivaient toujours aussi nombreux. Ils se mirent alors en tête d’imiter l’art des nains en créant des armes de corps à corps.

Cependant, les minces réserves qui se trouvaient sur la péninsule de Tal Zaïryth ne suffirent pas à forger des armes en quantité suffisante. Ils lancèrent alors des éclaireurs dans toutes les directions dans le plateau des brumes. Les recherches durèrent des mois. En effet, pendant des cycles lunaires les archers cherchèrent un gisement de métal capable de satisfaire les besoins elfiques. Au début, ils trouvèrent de faibles puits, peu remplis et dont le minerai était impur. Mais après des fouilles avancées dans les montagnes cernant le plateau, ils trouvèrent enfin de quoi ravir les artisans forgerons. En effet, au nord-ouest du plateau, encré dans la montagne, se tenait un puissant filon de métal. Malheureusement, la zone était gardée par un contingent d’humanoïdes connus sous le nom d’Orques, ces derniers appartenant au Clan de la Griffe de Fer.

Lorsque les éclaireurs firent par de leurs découvertes à l’autorité royale, un problème d’éthique se posa. Les orques étaient en dehors des frontières eldariennes et rien, hormis la quête de richesse, ne justifiait une attaque pour récupérer les mines. Confronté à un dilemme, le roi porta le problème devant une petite assemblée d’elfes, tous dirigeants de corps spéciaux. Ces derniers mirent deux cycles lunaires à prendre une décision. Les conseillers décidèrent de ne rien faire tant que les orques ne faisaient preuve d’aucune hargne vis-à-vis des elfes.

Cependant, certains elfes, dont le contact avec les peuplades humaines avait nettoyé de tous états d’âme, agirent dans l’ombre afin de porter atteinte aux orques. Ils usèrent de procédés peu orthodoxes afin de pousser le peuple d’humanoïdes à frapper le premier. Ces derniers, beaucoup plus impulsifs et beaucoup moins intelligents que les humains décidèrent de pénétrer les frontières elfiques afin d’attaquer les premiers. Devant cette profanation du territoire dont il avait la garde, le Roi n’eut pas d’autre choix que d’envoyer ses troupes au combat. Le conflit ne dura que peu de temps car le Clan n’agissait là qu’en guise de représailles. Mais les conseillers avaient là le prétexte dont ils avaient besoin pour récupérer la mine. Ils engagèrent donc les démarches nécessaires pour conquérir cette zone montagneuse.

Les unités d’élite ainsi que les grands ensorceleurs et les grands prêtres furent dépêchés sur place afin de conquérir la zone rapidement, pour éviter tous renforts ennemis. A force de tirs bien placés, de puissants rituels et de grandes imprécations divines, le conflit ne dura que deux jours. Des civils furent envoyés comme mineurs et le lieu fut rapidement prit et le minerai fut rapidement extrait. Les orques ne revinrent pas, mais gardèrent une vive rancœur à l’égard des elfes. Cependant des traces furent découvertes selon lesquelles les orques avaient été « poussés » par certains elfes. Ces derniers furent pistés par les membres de la très secrète Guilde de la Lumière puis, une fois retrouvés, ils furent congédiés hors des frontières elfiques.

A partir du minerai, les elfes, en plus de copier les techniques naines, inventèrent un art sidérurgique. Ils conçurent des armes d’une finesse inégalée auparavant. C’est ainsi que naquit la race des protecteurs. Toutefois, avec l’exil, rien n’a permis de dire si les mines sont toujours inhabitées ...
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Sam 7 Mai - 12:26

Légende d'un barde (1) (Essaie d'un style d'écriture différent )



Je ne peux plus bouger, les liens qui serrent mes poignets m'empêchent de découvrir dans quel endroit je me trouve, il semble confiné, une cage de bois peut être, je ne distingue que peu de choses, mes yeux ne sont pas encore habitués au noir qui y règne, que dois je faire ? Je sens qu'on avance, je suis sûrement dans un chariot, il y a des bruits d'armure autour de moi, sûrement mes gardes. J'aperçois enfin une lueur, il y a une ouverture dans la cage, fine comme un manche d'épée. Mes poignets et mes chevilles me font souffrir, je ne puis supporter plus et appelle mes gardes, on me répond par une ruade sur la caisse qui me fait choir à nouveau. Il fait chaud je n'ai rien à boire, où puis je donc bien être ? Qui sont ses hommes qui me retiennent prisonnière ? Je sens à nouveau ce souffle, est ce le vent qui traverse les boiseries de ce qui me servent de cage ? Je ne peux répondre, mais cet air chaud ne peut que me rappeler comment j'en suis arrivé ici ...

Loin dans les contrées montagneuses du nord vivait mon clan, elfes, humains et demis elfes y vivaient en harmonie malgré le froid constant qui règne sur cette région. Une vallée très grande et productive qui donne accès à la mer et ses ressources par le biais de hautes falaises. Au centre un hameau de maisons archaïques mais chaleureuses d'où s'élevait une fumée continue provenant des chaumières des habitants du village. Tous vivaient en paix dans cette vallée aux milles bonheurs, il n'y paraîtrait d'ailleurs que ces habitants puissent avoir été de redoutables combattants au premier abord tant ils étaient accueillants. Ils étaient dirigés par mon père, un noble qui tenait les titres de ses terres depuis des générations, lui même était un brave soldat, mais si connaissait en agriculture, aidait les fermiers dans le besoin, et les pécheurs quand les neiges était trop hautes pour s'occuper des champs. Les neiges restent durant dix mois de l'année, un hivers sans fin, ou presque ...

Tout les ans au plus fort de l'été la neige fond, et avec l'ouverture des cols qui en résulte la région voit débarquer nombre de barbares des régions voisines. Je me rappelle encore mon père tenant l'emblème du clan devant ses guerriers et guerrières alors que la horde barbare se mettait en place sur les flancs de la vallée, au village on cachait les enfants, mais je ne me cachais pas cette année, car mon rôle était de participer à la bataille et encourager le coeur de nos combattants. L'host barbare se mit en place telle une armée régulière, ils fondraient sur nous quand leur chef en intimerait l'ordre, mais pour l'instant il n'y avait que ce vent chaud qui traversait l'espace entre les armées, ce vent chaud était toujours un mauvais signe pour nous, mais cette fois ci fut l'une des pires ...

Mais mon chariot s'est arrêté, faisons nous halte ? Un homme d'arme ouvre la petite ouverture de cette minuscule cage et y jette quelques restes, cela semble faire des jours que je n'ai mangé mais je ne peux toucher à cela, les gardes rigolent en m'entendant, ils se moquent de moi et de mes manières, ils utilisent ma lyre, alors que leur chef les réprimande pour cela. Que veulent ils faire de moi ? Pourquoi me garder captive ? Me réservent ils un sort encore plus horrible que celui que je vis en ce moment, je ne puis continuer a penser tant mon coeur bat fort à l'idée d'une torture, des barbares comme eux prendrons sûrement du plaisir à torturer la demi elfe que je suis pour leur bon plaisir. Mais que faire ? En attendant je hurle pour qu'ils cessent d'utiliser ma lyre, cette instrument si fragile qui me vient de mon tuteur, je ne peux le laisser entre leurs mains ...

Les tambours résonnèrent dans toute la vallée, la bande de barbares se mit à charger sans que même une once de négociation ne fut possible, leurs hommes étaient comme enragés, dans nos rangs on voyait ceux qui ne craignaient rien pour eux même mais tous savaient qu'ils se battaient pour leur village, en tant que barde je me devais d'encourager leur marche, et je put ainsi jouer les notes que m'avait enseigné mon tuteur lui qui était si doué, on disait de ses mélodies qu'elles faisaient pleurer la nature de part leurs beautés, et il connaissait tant de choses venues de ses voyages, tant de chose qu'il m'eut enseigné par le passé, et ce jour là je me devais de les transmettre par la musique aux soldats qui se battaient, mais rien ne pouvait surpasser le bruit des armes et des cris des hommes estropiés, une de mes amis guerrière se faisait trancher en morceaux devant moi sans que je ne puisse faiblir, mais cela servait il à quelque chose ? Douce folie que la guerre, même les tambours adverses ne s'entendaient plus au dessus du champ de bataille, les barbares semblaient avoir l'avantage, que pouvait-il encore bien se passer pour que cela tourne en notre défaveur, je voyais encore mon père se battre au milieu de ses hommes quand je ne pu rien faire d'autre que de m'écarter des combat pour ne pas périr sous l'assaut ennemi qui nous contournait avec ses sorciers et combattants ...

Nous repartons à nouveau, les gardes parlent de combats à l'avant du convoi, des brigands d'après eux, mais l'embuscade aurait échouée, je me demande quel genre de brigands peuvent bien oser s'attaquer à une telle troupe d'hommes d'arme. Je regarde par l'ouverture de la caisse qui ne fait pas plus d'un mètre de haut, les gardes ont l'air sûrs d'eux, toute menace semble écartée, nous finissons par rejoindre le lieu du combat, il y a des corps de barbares, mais aussi de bandits, je ne les distingues pas dans les buissons dans lesquels les ont jeté les barbares. Quelques coups sur ma caisse interrompent mon observation et je me retrouve acculée a fond, pauvres brigands songeais-je ils ne devaient pas s'attendre à tant de résistance, tant de résistance de ces barbares dont j'ignore encore tout. Ils semblent venir du Sud, car nous en prenons la route, que les dragons m'en préservent, j'espère bien leur échapper avant ...

Nous avions bloqué leur progression dans le village avec des barricades faites de bric et de broc, le gros de nos guerriers s'était replié vers la forêt, ils ne pouvaient tenir le village sans faire une contre attaque plus que suicidaire. Probablement que mon père espérait le faire au moment opportun, la bataille n'était pas perdu loin de là, ce n'était qu'un léger contretemps. Je n'avais pas joué la moindre note depuis plusieurs minutes, quand courant à travers les rues pour hurler des consignes à ceux qui ne se battaient pas, je fut surprise par un sorcier, Elfe, sûrement un Haut elfe, plus grand que les elfes qui vivent ici, je n'eus pas le temps de l'observer car d'un geste de sa main je fut mise à terre, évanouie, perdant toute compréhension de ce qui m'entourait. Seul une pensée me vint, un poème que me contait mon tuteur quand j'étais jeune. Je pensais ne plus m'en souvenir mais à ce moment là il réapparut dans mon esprit comme si l'ont venait de me le conter, mais ce rêve prit fin et lorsque je rouvrit les yeux je me trouvais dans cette cage essayant de comprendre ce qu'il s'était passé ...
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Sam 7 Mai - 21:43

Légende d'un Barde (2)


Deux jours de voyage dans cette cage infernale, accompagnés de ruades sur celle ci, et de quelques prières à Agnar, puisse-t-il veiller sur moi et m'épargner la mort dont il est le maître. Le temps c'est refroidi, les nuages recouvrent le ciel, cette nuit sera sans nul doute accompagnée de pluie, une pluie glaciale à l'image du cœur des guerriers qui m'entourent, glaciale comme le métal de leur armes et armures ... J'ai abandonné depuis longtemps l'idée d'implorer mes gardes, la seule réponse que j'obtenais était toujours un brusque coups sur ma prison de bois, seuls désormais les fantômes de mon âme osaient encore m'écouter. La faim me tenaille tant et tant que je divague certainement, plusieurs fois je me suis cru moins seule, me retrouvant dans cette clairière avec mon tuteur durant mon enfance, mais bien vite le chariot cabotant dans tous les sens me ramenait à la réalité. Mais cette fois ci la route est calme et rien ne m'empêche de m'accrocher à cet espoir de liberté qui vie en mon cœur du moins je le croyais ...

La pluie commence à tomber, goutte après goutte, le temps passe si lentement devant mes yeux que j'ai l'impression de pouvoir les compter au bruit qu'elles font en touchant ma caisse. Je crois ne plus être apte à réfléchir, la fatigue, la faim, la douleur, la soif aussi, tout cela me donne des vertiges, je ne puis discerner réalité et rêve dans ce qui m'entoure, est ce un cri ? est ce un autre de ces fantôme qui me cours après ? peut être est ce un des gardes ? je n'arrive même plus à me relever pour atteindre l'unique orifice de ma cage. Alors entre réalité et rêve je ne veux plus continuer à chercher et je sombre dans ce monde qu'est l'illusion de l'espoir que ma torture prenne fin, mais au fond de moi je sais très bien qu'elle ne fait que commencer. Simple lueur, mais pourtant aveuglante ... Bruit détonnant, ne me faisant que détourner la tête ... Le chaos envahi l'endroit ou je suis, quelques secousses de ma caisses me paraissent telles une chute vertigineuse, ne semblant jamais finir. Rêve, réalité, tout à cessé à cet instant. Plus un son, plus une lumière, une simple impression d'être écrasé. Je suppose avec le peu d'esprit qu'il me reste que je suis au bord de la mort et seuls mes péchés me pèsent sur la conscience, enfin le jugement arrive, je vais pouvoir rejoindre Agnar ...

Je pouvait voir jouer Reïjik et Albert près de la pierre d'Agnar, leur "course au Dandignons" les amusait beaucoup. Près d'eux se trouvait Alkreed le bûcheron, maître charpentier du village, il priait là pour je ne sais quelle raison tous les jours avant d'aller dans les bois pourtant proches. Une fois sa prière finit il venait saluer les enfants rieurs qui se trouvaient là, puis traversait le jardin sacrée, ou la neige jamais ne tenait, et où la verdure resplendissait tout le temps. Marchant d'un pas alerte il avancer au travers des rues, se faisant saluer humblement par tous les habitants puis disparaissait dans les neiges qui entouraient le village. Cette fois ci avant de quitter le village il croisa Malvéea et la salua comme à son habitude. Elle revenait du ruisseau tout proche avec sa lessive, et celle des autres prêtresse du village, c'était un jour comme les autres où même le soleil ne pouvait nous réchauffer et faire fuir la neige. Tous les visages des habitants resplendissaient de paix et d'harmonie au milieu de la buée qu'il créaient de leur souffle. Mais le soleil était déjà dans l'alignement de la Grand Rue, il était l'heure de se restaurer et le village s'emplissait de calme peu à peu.

Dans la neige, s'avançant vers moi, j'apercevais un homme imposant s'approcher, recouvert de fourrure de la tête aux pieds. Ses chausses massive aux lanières de cuir ressortant s'enfonçait largement à chacun de ses pas sans que cela ne le gène le moins du monde. On pouvait entrevoir sa barbe ressortir du col de sa veste en fourrure, ses yeux sombres tranchaient nettement avec la blancheur de la neige. Il posa sa main sur mon épaule et me fit brusquement tourner sur moi même. Il me fallut un petit instant pour comprendre que j’avais changer d’endroit, et à présent je pouvais voir ma mère allongée sur son lit. Le calme de son visage reflétait sa vie, harmonieuse et posée. Elle était fille de marchand mais ne s’était jamais intéressée au commerce. De ce que j’en sais elle avait choisi la voie de prêtresse avant de rencontrer mon père, le seigneur de ces terres. Le peuple s’attacha rapidement à ce couple tout droit sorti d’un conte de fée. Régulièrement le village était en fête, des fêtes dédiées à Agnar et au royaume qui avaient lieu dans le sanctuaire d’Agnar, une salle immense faite par des nains en l’honneur de leur dieu, qui veilla de nombreuses années, voir des siècles sur nous.

Je me rappelle très bien de ce jour où tout cela avait pris fin, une soirée arrosée, ou l’hydromel coulait à flot, tous étaient heureux plus que de raison, et quelques nains forcèrent la dose peut être un peu trop, ils se rendirent dans un état plus que malsain à la chapelle d’Agnar, leur guide. Mais voyant leur attitude la prêtresse qui était là refusa de les laisser rentrer pour ne pas offenser ce Dieu. Les nains, abrutis par l’alcool prirent cela comme une offense et battirent à mort la prêtresse … Ce n’est que le lendemain qu’ils comprirent ce qu’ils avaient fait, le corps de la reine gisait au sol, le temple était souillé de leur méfaits, il ne pouvaient se pardonner et entrèrent dans le temple pour demander pardon. Mais tout le monde ne pensait pas ainsi, et il fut dit par tous ceux qui y assistèrent que jamais il n’avait vu quelque chose d’aussi incroyable, en un éclair, un poing descendu du ciel fracassa le temple, et n’y laissa qu’une pierre au milieu d’un parterre de fleurs …

On ne retrouva aucune trace des nains, et les autres de leur race décidèrent de quitter la cité, personne n’en voulait à ses pauvres être, mais eux sentaient en eux le désespoir que l’un de leur race ait déçu le Dieu protecteur du village, et ne voulaient pas faire risquer au habitants d’attirer la colère divine. Eux aussi personne ne les revu, on dit qu’ils ont péri dans les montagnes enneigée qui entourent la vallée. Sans suivi des jours et des jours de deuil pour le corps de la reine qui fut allongé sur son lit devant les yeux de son mari et de sa fille. Je revoyais à nouveau ce moment tragique, qui m’a toujours donné l’impression que mourir n’était pas un mal… je me rappelle encore les mots de cet homme :
« Mourir n’est rien quand on est heureux de se rendre là ou l’on va »

Je m’étais toujours demander comment l’on ne pouvait pas être triste de quitter ce que l’on aime, et avait fini par me dire que rejoindre son dieu aux cotés duquel elle pouvait veiller sur nous lui suffisait. Je reconnaissais enfin cet homme, c’est Idiego Vegas, un barde qui était arrivé l’été de la mort de la reine. Il devint mon tuteur durant de nombreuses années et c’est à lui que je dois mon amour pour ce métier. Il avait beaucoup voyagé, mais m’avait appris qu’il n’est utile de voyager que quand il nous manque quelque chose. Il se sentait bien chez nous … Jusqu'à ce que la variole l’emporte il y a de cela cinq ans. Je quittais ma mère des yeux ne pouvant plus supporter tous ces âpres souvenirs, mais lorsque je les ouvris à nouveau je ne pouvais que vomir de dégoût en voyant mon père placé à ses coté … Cette vision m’horrifia de longue minute avant que je n’entende sa voix, la voix d’Idiego, m’appelant par mon nom. Quand je voulu regarder dans sa direction je fus aveuglé par une lumière intense qui se transformait en flou peu à peu.

Je suis donc vraiment morte et devant moi s’ouvre enfin le Valhalla, le pays d’Agnar, je ne sais pourquoi mais cela m’interpelle. Je tend un bras avec difficulté vers la lumière, avec un sentiment que quelque chose cloche, je n’ais pas vraiment envie de rejoindre le royaume des morts, je veux vivre encore et voyager pour trouver ce qu’il me manque, mais le destin en est tout autre et ma main s’engouffre dans la lumière.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Dim 8 Mai - 12:15

Légende d'un Barde (3)



Une main traversa la lumière et agrippa mon bras tendu, je pus sentir mon corps attiré violemment vers le haut, s’élevant au-dessus du sol. Mais là s’arrêta le rêve et la brutalité de la réalité me revint en pleine face quand s’écroula sur moi Svenkil, dont le sang s’écoulait à grands flots sur le sol.

Je mis quelques instants à reprendre mes esprits, à comprendre que ma vie ne s’était pas arrêtée, à entrevoir les raisons de la présence de ce soldat de mon père à mes cotés. Tendant mes bras pour le retenir, je l’empoigne, l’accroche, tout en essayant de comprendre le pourquoi de sa présence. Mais il ne m’apprit rien et, tombant au sol, m’emporta dans sa chute, drainant avec lui les réponses à mes nombreuses questions.

Je me relevais au milieu de la route détrempée par l’orage. Découvrant la macabre désuétude de l’étincelle de vie qui m’avait jusque là permit de tenir. Même si j’eus toujours espéré, à cet instant précis j’aurais préféré être oublié. Partout autour de moi n’étaient que mort, les cadavres des braves, humains, elfes, nains et autres races, barbares mais aussi soldats, pour la plupart du domaine de mon père, tous étaient morts. Ici un elfe tenait dans sa main gauche son propre bras droit, le regard encore crispé de cette vision d’horreur. La pluie cessante avait créé de fines rivières de boue et de sang, l’odeur camouflé par la pluie ne tarderait pas à apparaître et il me fallais quitter cet endroit, laisser ici les camarades d’enfance qui avaient péris.

Mais à nouveau l’horreur m’arracha à mon empressement. Posant les yeux, les bras balans, le long de mes vêtements couverts de sang et de boue, mon cœur en avait trop vu, mon esprit trop enduré, et je restais hébétée devant cette nouvelle. Car à quelques mètres gisait le corps de mon père, un corps mutilé et sans vie, entouré des hommes les plus puissants du village, Rafnulg le forgeron, Thorgal le chasseur et Bragi l’éclaireur, tous étaient de redoutables adversaires, et devant chacun d’eux une bonne dizaine d’adversaires avaient succombés, mais je ne pus éprouver la moindre satisfaction quant à leur glorieux combat, la tristesse était en moi et surpassait tous les autres sentiments.

J’avançais lentement vers mon père, le pas imprécis, titubant, puis trébuchant sur un caillou mis à jour par la pluie. M’effondrant dans la boue, et je n’eus l’envie de me relever. Peut être était-ce la force qui me manquait, prenant le temps de temps de pleurer, mes larmes s’ajoutant aux gouttes tombées du ciel, aux larmes divines comme aimait à me le dire Idiego. Feignant de ne pouvoir me relever, où de ne vouloir me relever, je laissais mon âme se reposer et je fermai les yeux sur l’horreur qui m’entourait.

Le réveil qui suivit fut moins brutal, mais bien plus surprenant, je ne reconnaissais rien, la chambre exiguë dans laquelle j’étais alité ne me revenait point en tête. Le lit drapé de soie, les tapisseries exotiques, et l’éclatant miroir dans le coin m’étaient totalement étrangers. Soudain, au fond de la chambré, une porte s’ouvrit, laissant entrer une gnome qui me salua promptement en entrant. Elle vint rapidement près de moi et m’empêcha sans grand mal de me relever, m’expliquant que je devais reprendre des forces avant tout. Sans chercher à comprendre, je pris le maigre repas qu’elle m’offrit, un repas probablement adapté à un gnome, mais sûrement pas à une demi-elfe extrêmement affamée comme je l’étais.

Je restai alité durant plusieurs jours, sans que jamais les deux gnomes, Greta et Lübert ne m’interrogèrent sur ce qu’il s’était passé sur la route, peut-être comprenaient-ils dans mon regard que je me posais suffisamment de question à moi-même sans qu’ils en aient à rajouter. Ce n’est qu’au quatrième levé du soleil que je décidais à les abandonner … Ils ne me demandèrent rien, et je ne pus ne leur offrir que mes plus profonds remerciements, tout en cherchant au loin le regard d’Agnar sur la route que j’allais prendre. Il était clair dans mon esprit que je ne rentrerais pas au pays. Le poids de la mort de tous ces hommes par ma faute auraient été trop dur à porter, mais pire encore, plusieurs fois durant ma convalescence je me pris à penser ce village sans avenir, les hommes furent nombreux à mourir au combat. La famine frapperait certainement cette terre pour laquelle je n’ai jamais voulu régner … Ainsi ais-je décidé de prendre la route vers l’aventure, comme l’eut autrefois fait Idiego…

Faisant une dernière prière à Agnar, j’entamais m’a traversée des terres inconnues, deux idées m’interpellant sans cesse, me venger, et protéger un grand nombre de villages des attaques de ces barbares. Mais mon début de voyage fut bouleversant. Il me donna l’impression d’être aussi inculte qu’un enfant. J’appris ainsi que le monde été séparé en deux, entre Light et Dark, les premier comptant dans leur rang un grand nombre de braves, ce qui ne pouvait me conduire qu’à la conclusion qu’il fallait purger ces pauvres light de la vermine autoproclamée « brave » ! Ainsi m’a route me conduisit vers le nord vers le territoire Dark, où l’ont me contait que nombre de royaumes auto proclamés existaient. Qu’ils se faisaient régulièrement la guerre. Mais qu’ils feraient sûrement de bons alliés. Bien mal m’en appris de croire que j’allais, moi, simple barde, tenter de les rallier pour affronter la vermine brave et libérer les peuples Lights opprimés par ceux ci.

Cela faisait bien deux mois que mon voyage avait commencé, allant de taverne en taverne. Gagnant ma vie des quelques sagas que m’avait fait apprendre par cœur Idiego dans ma jeunesse. Agnar ne m’avait heureusement pas abandonné. Je n’eut point de mal à obtenir les deniers nécessaires à ma survie. Ainsi apparu devant mes yeux le premier royaume Dark que j’allais traverser, dans la dernière ville on m’avait annoncé le nom de Silmaris. Un royaume fort belliqueux et adepte d’une religion impie, il me fallait en avoir le cœur net. Arrivé à la première ville sans encombre je ne put déceler quoi que ce soit de différent par rapport aux autres villes, hormis une police affilié au « royaume » qui n’en est en fait pas un de par sa taille, cela serait plus qu’improbable.

Tout se déroula bien et je décidais en raison de l’heure tardive de prendre le chemin d’une taverne afin de gagner ma pitance du soir. Et là, la soirée tourna au drame, apparemment indisposés par l’une de mes sagas jusqu’à lors très populaire j’eus une altercation avec deux manants de la ville. Promptement expulsé de la taverne par leur soin, menacé de plus d’une torture je croyais ma vie perdue. Mais Agnar daigna poser son regard une fois encore sur moi. Et intervint un jeune Demi-Elfe apparemment respecté dans la région. Celui ci les mis rapidement en fuite, d’une manière plus que simple. Il me pris sous son aile durant quelques temps, se présentant sous le nom de Lucator, membre important et influant de Silmaris. Grâce à ce Demi-Elfe je put apprendre bien plus que je ne l’espérais, notamment sur les braves qui ne dominent pas les Lights mes qui en sont parti intégrante au même titre que les autres. Et cela ne pouvait manquer d’attiser ma colère, non pas à l’encontre des Braves mais bien des Lights dans leur ensemble, responsables de la mort de la majeure partie de mon village …

Mais le village s’effaça peu à peu de mon esprit, voyant apparaître dans mon esprit cet idée nouvelle d’appartenance à une communauté plus que conviviale. Très loin des termes barbare dont elle fut affublé, j’entendais à l’époque dans de mauvais propos sur Silmaris qu’il fallut bien plus que la pugnacité de certains, mais bien l’implication de tous pour me convaincre du bien fondé de cette utopie proprement atteinte dans ce royaume.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Lun 9 Mai - 18:27

Extrait du journal de Henri Djif



Il y a longtemps, la mer était favorable aux êtres terrestres et le continent accueillant pour les créatures de l'eau. La voix des Grandes Eaux, le Murmure des Vagues m'a raconté que notre île était jadis un endroit de réunion entre Terrestres et Aquatiques. À cette époque, elle était beaucoup plus au Nord et plus près des terres. Il était facile pour les Terrestres d'accéder à cette île, comme pour les Aquatiques. De grandes décisions ont été prise pour le futur de ce monde. Une fois tous les 1000 ans, les Aquatiques et les Terrestres se rencontraient pour partager leur savoir et leur découvertes. Cet événement durait une année complète, puis chacun retournait dans son environnement, plus riche de nouvelles connaissances, de nouvelles expériences. Puis un jour, les Terrestres ne sont plus venu.

Les Enfants chéris des Grandes Eaux ont cherché à savoir pourquoi les Terrestres ne venaient pas. Ils en envoyèrent quelques uns qui revinrent avec de tristes nouvelles. Les Terrestres avaient perdu le goût de l'eau. Ils s'étaient éloignés des rivages et enfoncés plus profondéments dans les terres. Les Aquqtiques demandèrent pourquoi ils n'étaient pas venu. Les Terrestres avaient oublié la rencontre millénaire. Les Terrestres la croyaient maintenant qu'une légende, alors ils n'avaient pas pris la peine de premdre la mer et de naviguer jusqu'à l'île.

Vexés, les Aquatiques refusèrent les excuses des Terrestres et leur annoncèrent que ces rencontres n'auraient plus lieux, puisque les Terrestres ne prenaient même pas la peine de se souvenir. Ils remontèrent le courant des rivières et retournèrent aux Grandes Eaux. Les Terrestres essayèrent de les suivre, mais les Enfants de l'eau avaient tout révélé aux Grandes Eaux qui en fut choquée. Furieuses, elles s'agitèrent et empêchèrent les Terrestres de suivre les Aquatiques. Elle leur fit comprendre ainsi que les Grandes Eaux seraient maintenant hostile aux Terrestres. De son côté, le Continent emprisonna une partie des Grandes Eaux en lui, ne la laissant bouger que par de minces filets d'eau.

Les Grandes Eaux tentèrent après coup de calmer le Continent, pour qu'il la relâche, mais le Continent est têtu, il a refusé. Tenaces, les Grandes Eaux ont tenté périodiquement de faire céder le Continent, mais il n'a toujours pas accepté. Cet événement fut, encore une fois, oublié, par les Terrestres. Pour eux, les Grandes Eaux sont hostiles, cela fait parti de leur existance. Les Aquatiques, n'ayant plus la capacité d'évoluer sur le continent, se sont engloutis dans les profondeurs océaniques et n'en remontent que rarement. Ils ont eu aussi peu à peu mis ces événements de côtés.

Maintenant, les Grandes Eaux tentent le tout pour le tout. Si les Aquatiques ne peuvent plus aller sur le Continent pour rappeler aux Terrestres leur existance, les Grandes Eaux ont choisit des Terrestres pour le faire. Nous, Wakiza, tous autant que nous sommes, aussi diversifiés que possible avons le devoir de rappeler constamment aux terrestres, à nos frères qui ne jurent que par les Terres que les Grandes Eaux ne les ont pas oubliés.

D'autres, avant nous, ont été choisit pour le rappeler aux Terrestres, mais les terrestres sont trop... terrestres, ils n'écoutent que lorsqu'ils sont secoués. Ce sera donc à nous de les secouer, en les menaçant, en leur dérobant ce qu'ils ont, en répendant leur sang sur le Continent ou dans les Grandes Eaux.

Nous, Wakiza, avons reçu le don des Grandes Eaux, transmis par les 4 Vents. Le sang des terrestres que nous verserons sera une victoire sur le Continent. Notre sang sera aussi répendu, autant sur les Eaux que sur les Terres, il sera l'engrais de nos générations futures, il fera naître d'autres choisis, tout comme nous le fûmes.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Lun 9 Mai - 18:38

Kerla l'Elfe



Avant l'Exil, les elfes étaient séparés en plusieurs ethnies aux moeurs divergentes. L'une d'entre elle vivait au coeur de la forêt sous le nom de "Boriand", à l'écart des Quilas avec qui elle entretenait malgré tout quelques relations, et se distinguait par des chevelures aux teintes lunaires.

De cette tribu réservée et secrète naquit un jour Kerla, frêle enfant portée par une arcaniste illustre, Ellan'dis, et dont le père était un diplomate calme et rêveur. Petite chose aux cheveux gris et aux yeux mauves, elle grandit dans l'ombre d'une mère mystérieuse et puissante, admirée et respectée autant qu'elle était crainte, y compris de sa propre fille. Si Kerla aimait sa mère et recevait d'elle une affection sans borne, elle ne pouvait éviter de s'interroger sur la méfiance qu'un certain nombre de personnes, et particulièrement des religieux, témoignaient à Ellan'dis. Elle en conclut assez vite que les prêtres étaient des gens peu fréquentables et se désintéressa des prêches au moins autant que sa mère, qui était son modèle en toute chose.

Il était entendu qu'elle suivrait les traces de sa mère dans l'étude de la magie, et c'est ce qu'elle fit, avec une aisance singulière pour une si jeune fille. Sa compréhension rapide et instinctive des flux arcaniques lui permettait de progresser avec facilité. Elle n'était néanmoins pas aussi heureuse que l'on aurait pu le croire. En grandissant, elle s'aperçut qu'elle souffrait de la même méfiance et de la même hostilité que l'on montrait à Ellan'dis... sauf qu'Ellan'dis était un personnage de premier plan, et elle une simple apprentie arcaniste. Bientôt, toute l'agressivité latente qui ne pouvait se décharger sur la puissante magicienne se condensa sur sa fille. Ellan'dis et son époux Teirsiel étaient le plus souvent en ambassade auprès des Quilas, et Kerla se retrouva rapidement isolée au milieu de son propre peuple. Ce ne fut pas un rejet brutal mais une mise à l'écart insidieuse et cruellement tacite. Peu à peu enfermée entre d'invisibles murs de solitude, elle meubla cet étroit espace de vie avec la connaissance puisée dans les livres, et des rêves qu'elle caressait sans espérer les réaliser - comment aurait-elle pu imaginer qu'elle finirait par sortir de cette minuscule bulle où survivait son esprit blessé ?

Les grimoires et autres manuscrits furent donc pendant longtemps ses seuls amis, les parchemins ses seuls confidents. Elle mûrit, et devint une elfe de haute taille, svelte et d'allure fragile, au regard rêveur et profond comme un lac. Lorsque les premiers troubles avec les orcs éclatèrent, la communauté se rappela à son bon souvenir, et ses talents furent mis à contribution. Aux côtés d'autres mages, elle érigea des défenses, tissa des enchantements, prépara des pièges arcaniques, mais tout ce qu'elle fit n'était que du vent en regard de la menace qui approchait. Les Boriands n'étaient pas de taille à se protéger contre les troupes ennemies. Vint un jour où l'on apprit qu'Ellan'dis et Teirsiel avaient été tués dans une embuscade, et ce jour-là, Kerla pleura, en se demandant pourquoi elle versait des larmes pour deux êtres qui lui étaient finalement si étrangers. Elle n'avait maintenant plus aucun lien de sang avec qui que ce soit parmi les survivants Boriands, et se sentait plus seule que jamais.

Après la mort de ses parents, elle recommença à s'interroger sur l'attitude des prêtres envers sa mère. Une sorte d'étrange détermination s'empara d'elle lorsqu'elle réalisa, en se remémorant certains épisodes de son enfance, que sa mère lui mentait et couvait un secret. Elle mena des investigations discrètes auprès de ceux qui avaient connu Ellan'dis, mais ne récolta qu'un pauvre indice sur les lèvres d'un prêcheur mourant :

- Profanation...

La guerre faisait rage à présent, et les Boriands étaient peu à peu décimés. La rumeur courait que des armées humaines avaient pénétré la forêt pour massacrer tous les elfes qui s'y trouvaient. Les Boriands envoyèrent alors Kerla chercher de l'aide auprès des Quilas, mais ceux-ci lui répondirent qu'ils avaient choisi l'Exil, sachant qu'ils étaient trop affaiblis pour résister à cette invasion. Lorsqu'elle retourna auprès de son peuple, ce fut pour découvrir que les orcs avaient brûlé le bastion Boriand et tué les derniers défenseurs.

C'est ainsi qu'elle rejoignit l'Exil, fuyant les ruines encore fumantes, le coeur battant, une terreur glacée lui nouant les entrailles. Se faisant discrète, une ombre dans la forêt, elle put se joindre aux Quilas en exil et bénéficier de leur protection. Après avoir participé à une escarmouche contre des orcs embusqués, elle effectua le long voyage vers Thal Zairyth en compagnie de ses nouveaux frères. Les Quilas ignoraient son ascendance et n'avaient envers elle aucun préjugé, aussi, pour la première fois, elle fut acceptée et reconnue comme un membre à part entière de la communauté. Elle participa activement à la reconstruction de Thal Zairyth, et devint bientôt l'agent privilégié de la Tour de Magie, dont la dirigeante, Anastriana, fut sa première véritable amie.

Les combats qu'elle devait mener lui permettaient d'accroitre sa maitrise de la magie, mais il devint bientôt évident que la sorcellerie avait pour elle un coût. Ses rêves étaient hantés par d'étranges sensations. Une puissance effrayante déferlait à portée de sa main, menaçant de l'emporter et de dissoudre jusqu'à son âme. Lorsqu'elle voyagea dans les Terres Sombres pour en espionner les armées, les rêves atteignirent une ampleur terrifiante. Elle se réveillait souvent en nage, hurlant de peur que son esprit ne disparaisse dans un brasier de pouvoir incontrôlable. Et plus elle utilisait la magie, plus les rêves se faisaient fréquents, précis, réalistes.

Après des années difficiles, à survivre seule dans ce territoire maudit et dangereux, elle revint à Thal Zairyth où elle retrouva Anastriana mais aussi d'autres personnes devenues chères à ses yeux, comme le demi-elfe Aurus, qui lui inspirait des sentiments profonds, encore inexprimés. Les épreuves qu'elle avait traversées l'avaient rendue plus dure et plus sensible à la fois ; elle parlait peu mais généralement à bon escient, et préférait vivre à l'écart de la cité, sur les bords du lac, étouffant ses craintes et ses souvenirs sous le vernis de l'espoir. Sa vie allait prendre un nouveau tournant, mais elle l'ignorait encore...
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mar 10 Mai - 18:26

Le culte des six



Les versets des premiers prophètes humains nous enseignent que six dieux et déesses supérieurs président au destin de notre monde. Quelques esprits modernes voudraient nous faire croire que ces dieux et déesses sont ceux-là mêmes qu'adorent les races non-humaines, mais nombreux parmi nous sont ceux qui réfutent cette thèse dérangeante. Que les fidèles ne se laissent point pervertir par ces idées nouvelles ! La tradition et les textes sacrés doivent être la seule référence du bon croyant. Nous, prêtres, sommes les garants de la foi, les étoiles qui guident les âmes égarées dans ce monde de ténèbres. Il nous incombe de transmettre les préceptes des Puissants aux mortels, d'être leur voix et leur main sur terre. Nous donnons l'espoir à ceux qui redoutent la mort, nous remettons sur le droit chemin les créatures en perdition.

Que les Six soient loués, et grâce leur soit rendue pour leurs bienfaits !


Valérion - anciennement appelé Palanis

Maître et créateur de toute chose en ce monde, il règne sur la vie, qu'il accorde et reprend au gré de Sa volonté. Ses desseins ne sont révélés qu'à de rares élus. On dit qu'il lit dans nos coeurs, et que notre âme est aussi nue devant lui qu'un enfant qui vient de naître. Ceux qui le révèrent s'efforcent de préserver la vie par la prière et l'utilisation des simples qu'Il dispense aux hommes dans son infinie bonté. Lorsque la vie d'un fidèle s'éteint, alors c'est à nous religieux, qu'il revient d'expliquer aux familles que l'âme de leur proche est retournée au Créateur, pour connaître une paix éternelle. Vie et mort sont les deux faces d'une même pièce. Rendons grâce à Valérion pour chaque seconde de vie qu'Il nous accorde, et pour la place qu'il nous réserve auprès de lui dans l'au-delà.

Horthgart

Il incarne la puissance et la force, c'est le protecteur des combattants et de tous ceux qui gagnent leur pain à la force du poignet. Il n'a que faire des faibles, et n'accorde ses faveurs qu'aux plus courageux. Sur le champ de bataille, c'est lui qui récompense les braves en leur donnant la victoire. Les fidèles de ce dieu considèrent les guerriers que l'on nomme "berserker" comme des élus d'Horthgart, et voient ce don comme un grand honneur. Ils affirment ne pas craindre la mort, et l'affrontent presque joyeusement lorsqu'il est temps de tirer les armes.

Arkhon

Virtuose des mots, il émeut, persuade et influence mortels et divinités grâce à sa maîtrise du langage. Inventeur de toutes les langues humaines connues, c'est lui qui les a enseignées à nos ancêtres, en même temps que l'art de l'écriture. Protecteur des scribes, des conteurs, des ménestrels, des poètes et des beaux parleurs en général, il est également vénéré par tous ceux qui sont chargés de transmettre le savoir : érudits, hommes de loi, fonctionnaires...
Il est traditionnellement considéré comme le rival d'Horthgart, et nombreux sont les contes, plus ou moins triviaux, qui les opposent. Il n'est pas rare que les fidèles de l'un inventent des plaisanteries ou des mauvais tours aux dépens des adeptes de l'autre...

Kalima

La douce dame Kalima est l'égérie des amoureux, qui implorent sa bénédiction à l'heure du mariage. Gardienne du foyer, symbole de fécondité et d'attachement, elle distribue ses faveurs à tous ceux qui mettent en avant l'affection et l'amour : des amis loyaux, une famille unie, des époux fidèles... Elle tient en grande estime les artistes dont l'oeuvre exalte les sentiments les plus doux et les plus nobles, et leur donne l'inspiration dont ils ont besoin. En revanche, elle reste sourde aux prières des hommes et des femmes qui ont trahi leurs proches : ceux-là sont à ses yeux impies et ne méritent pas ses bienfaits.

Malakias

Malakias est le frère d'armes d'Horthgart et son complément parfait. Rusé, habile, ce dieu prend un secret plaisir à se jouer des autres divinités ou des mortels, mais il n'est pas de nature mauvaise. C'est un joueur et un menteur, dont l'adresse et l'agilité sont légendaires. Parmi les hommes, il protège ceux qui font preuve de dextérité et de finesse : voleurs, jongleurs, bretteurs, prestidigitateurs... parfois même certains artisans. Il se complait dans les situations complexes, savamment élaborées, où son intelligence souple et aiguisée peut se déployer. Un espion amateur d'intrigues ou un cambrioleur chevronné peuvent attirer sa faveur, qui se manifeste le plus souvent par un coup de chance inattendu.

Morighayn

Morighayn... son nom fut autrefois maudit par les hommes, lorsque la sorcellerie faisait régner la peur sur nos âmes. Aujourd'hui, nous apprenons à connaître cette science mystérieuse et la reconnaissons pour un don de la déesse. Elle a enseigné à nos ancêtres qu'ils pouvaient prendre leur destin en main, maitriser les forces arcaniques, l'essence même de notre univers, pour accomplir de grandes choses. Morighayn, la belle dame aux yeux sombres, souhaitait que les hommes suivent leur propre chemin, sans dépendre de l'aide des dieux... c'est pourquoi elle n'accorde nulle protection, nul châtiment, nul présage aux mortels, et refuse de faire l'objet d'un culte. Bien des mages ignorent même son existence...
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mar 10 Mai - 18:34

Ely | Tandra 20 ans



Deux enfants naquirent le même jour, des mêmes parents à quelques minutes d’intervalle. Des jumelles, différentes toutefois d’apparences. L’une avait des cheveux d’un brun tirant au noir, ainsi que des yeux couleurs miel. Sa sœur avait à l’opposé, des cheveux châtains s’accordant aux yeux de l’autre et des yeux de couleur marron, mais étonnement, plus doux. La première se nommait Ely, la seconde Tandra. Ely était la faible physiquement, si frêle qu’on croyait la casser en la touchant, mais elle était plus forte que la plupart dans son esprit. Tandra était la forte, la combattante, mais celle qui était la moins sûre d’elle, la douce, la tendre malgré sa force physique.

Elles vieillirent avec leurs parents, comme plusieurs jeunes filles. Arrivées à 16 ans, elles voulurent partir, leurs parents refusèrent. Elles restèrent donc 2 ans de plus. Une fois de plus, elles voulurent partir, et une fois de plus leurs parents refusèrent. Tandra ne s’en fit pas, elle aimait ses parents, et elle voulait bien rester avec eux longtemps, malgré la lame de son épée qui ne connaissait que les mannequins de paille de la cour arrière de la maison, malgré son goût de l’aventure qui se développait. Elle avait des amis en ces lieux, un petit ami aussi, elle savait qu’elle se sentirait mieux ici même.

Ely pour sa part s’en retourna dans sa chambre en grommelant, et garda ses lèvres scellées pendant plusieurs jours. Elle voulait partir, elle voulait vivre sa vie sans contraintes. Elle ne partageait pas les amitiés de sa sœur, n’avait aucune attache à quoi que ce soit. Elle aurait pu partir seule, rien ne pouvait l’en empêcher, elle était bien trop entêtée pour qu’on la retienne. Mais elle ne pouvait partir sans sa sœur, non qu’elle l’aimait trop, mais il y avait un lien entre les deux, un lien qui, brisé, avait des effets dévastateurs sur les deux jeunes filles.

C’est après ces quelques jours que sa santé déclina, elle dut rester au lit, Tandra veillait sur elle. Quelques jours passèrent, rien ne s’arrangea. Mais elle continuait à s’en occuper. Ses parents avaient beau faire venir les prêtres de toutes les divinités connues en ville, mais rien n’y fit, elle restait pâle et faible, souvent en sueur. Les semaines passèrent, puis les mois. L’état d’Ely était stable, mais rien ne semblait en mesure de la guérir.

Une nuit, alors que Tandra se reposait d’une journée au chevet de sa sœur, elle entendit un bruit, comme des pas dans la maison. Elle se leva, son épée en main. Elle parcourut sur la pointe des pieds les couloirs dans la noirceur de la nuit, éclairée que par la lune. Puis, elle vit une lumière venant de la salle à manger, la faible lueur d’une chandelle…Elle attendit un moment, puis vit que la faible lumière vacillante devenait plus forte. Elle s’approcha rapidement, et c’est là qu’elle vit. Elle resta paralysée un moment. Devant elle se tenait sa sœur, debout, apparemment en pleine forme, avec une expression satisfaite sur le visage. Derrière elle, des flammes grugeaient le bois de la maison, lentement mais sûrement. La chaleur montait. Puis, Tandra baissa les yeux. Aux pieds de sa sœur, gisaient ses parents, des taches rougeâtres dans le dos, immobiles. Morts…Dans la main d’Ely, une dague ensanglantée. Malgré sa colère et sa tristesse, Tandra sortit en traînant de force sa sœur.

On aurait cru que cet incident les aurait séparés a jamais. C’est ce qui arriva au début. Sans pouvoir tuer sa sœur, Tandra partie de son côté, gardant tout de même un certain amour pour sa sœur. Ely partit du sien, sans regrets, contente d’être enfin en liberté. Toutefois, comme il a été dit plus haut, un lien fort important les liait. Bien vite, l’une comme l’autre s’affaiblissaient. De moins en moins, elles arrivaient à marcher les longues distances qu’elles voulaient. Leur endurance se réduisait, leur force aussi. Elles avaient l’impression que leurs sacs pesaient de plus en plus lourd, et bientôt, quelques kilomètres leur semblaient en être cent fois plus. C’est au moment où Tandra commença à avoir du mal à soutenir le poids de son épée qu’elle changea de direction, se dirigeant de nouveau vers le village où elle avait grandi, vers la maison en cendre de ses parents. Ely fit la même chose lorsqu’elle n’arriva plus à voler quelques pièces d’or ou un peu de nourriture pour survivre. Les deux sœurs se retrouvèrent donc de nouveau ensemble près des décombres de leur maison. Elles se défièrent du regard pendant quelques instants lorsqu’elles s’aperçurent, mais l’une comme l’autre savaient qu’elle ne pourrait rien faire sans l’autre. Ely, plus forte d’esprit, prit le contrôle du duo, Tandra se contentant de suivre, sachant que si elle n’obéissait pas, elle aurait des problèmes.

C’est ainsi que naquit le duo Ely/Tandra… L’une était voleuse, pratiquement sans cœur, ne vivant que pour elle, tuant selon son bon vouloir. L’autre était une combattante, ne se battant que pour ce qu’elle trouvait bien, gagnant son pain honnêtement. Deux opposés ne pouvant se séparer. Les premières semaines furent très difficiles pour les deux…Mais bientôt, Ely s’assagit. Elle devint un peu moins sans cœur, voyant qu’elle risquait de ne pas survivre longtemps, même sous la supervision de sa sœur, car si les deux étaient en constant conflit, aucune des deux ne ressortait gagnante, mais Ely en souffrait plus, à cause de sa condition physique moindre.

Aujourd’hui, Ely et Tandra ont 20 ans et se dirigent où bon leur semble, ou du moins, où Ely décide. Elles sont inséparables, et ont appris à vivre ensemble. Blanc et Noir, Ombre et Lumière, l’un n’existe pas sans l’autrei ... il en est donc de même pour Ely et Tandra

( 3 ans de plus – Une évolution Âges : 23 )

3 ans se sont passés depuis le tremblement de terre ayant détruit la ville humaine. 3 ans qui se sont passés depuis la première apparition des jumelles en cette terre maintenant nommée Ostrelande. Aujourd’hui encore, les jumelles sont liées, plus que jamais, mais aujourd’hui encore, elles sont opposées comme le jour et la nuit. Toutes deux se sont entraînées, toutes deux ont gagné leur vie en temps que mercenaires. Elles ont maintenant une bonne petite somme dans leurs poches. Tandra, fière combattante, ne manie que mieux son épée, mais est toujours sous les « ordres » de sa sœur jumelle, qui elle a appris à manier sa dague de façon plutôt meurtrière. Du sang, les deux sœurs en avait vu en quantité. Elles travaillent mieux ensemble, elles forment un duo difficile à battre si l’ont arrive pas à garder les yeux sur les deux à la fois.

Ely a toujours une âme plus noire, elle ne pense encore qu’à elle. Lorsqu’elle accepte une mission, c’est pour l’argent, le gain. Elle viendra à bout de sa mission, peu importe comment. Tandra quant à elle, accepte les missions pour l’aide qu’elle donne, pour le bien de ses prochains, et tente d’éviter de tuer si elle le peut. Son âme est restée beaucoup plus lumineuse que celle de sa sœur.

Toutes deux, elles ont commencé à prier. La voleuse se mit à vénérer Malakias, priant pour que ses coups réussissent. Avant chaque vol, chaque assassinat, chaque manipulation, elle priait Malakias, souhaitant que tout se passe pour le mieux, du moins pour elle. La guerrière elle, vénéra Horthgart. Elle lui demandait par force de prière de mieux guider son bras à chaque combat qui approchait. Toutefois, les fois où elle demandait plus n’étaient pas rares. Elle lui demandait souvent de l’aide pour affronter sa sœur, pour l’aider à la maîtriser, l’aider à enlever les songes noirs de sa tête. Jamais elle n’a su toutefois, si ces prières-là avaient été entendues, Ely étant une femme plutôt silencieuse. Mais Tandra continuait de prier.

Ainsi continue la vie des jumelles ....
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mer 11 Mai - 11:29

Ann Milford la Courtisane


Premier chapitre : Naître et survivre


Le travail se passe sans problème, ça aurait été un moment merveilleux si l'enfant n'avait pas été l'enfant d'une courtisane, donc voué à l'orphelinat. Mais ça, c'était sans compter la détermination enflammée de la jeune mère. Elle-même a grandit dans un orphelinat et elle vient de décider que ce joli minois encore humide n'allait pas y grandir. À force de gérémiades, elle réussit à convaincre la sage-femme de lui laisser le bébé pour le reste de la nuit, pour qu'elle en fasse son deuil. La sage-femme accepta, et Marcia s'enfuit avec le bébé. Elle retourna chez son souteneur et lui expliqua que comme son enfant était une fille, à long terme, ça pouvait être rentable. Le souteneur accepta à la condition que les clients ne le sache pas. Il accorda quelques jours de repos à Marcia puis elle recommença à rencontrer des clients, ses amies s'occupant tour à tour du bébé. C'est donc dans ce milieu de débauche que Ann ouvrit les yeux sur la vie.

Lorsqu'elle eut environ trois ans, Marcia se fit... "acheter" par un homme riche dont l'épouse venait de mourir. Marcia se retrouva donc dans une riche demeure, vêtue de riches robes, mais dû laisser sa fille au souteneur, il n'avait pas oublié le profit qu'elle pourrait lui rapporter, si bien sûr l'enfant devenait aussi habile que sa mère. Le souteneur finit par demander à Marcia d'"éduquer" sa fille. Sans rien laisser paraître, Marcia en fut horrifiée. Elle ne pouvait pas montrer de telles choses à une enfant de 5 ans. Elle demanda à son nouveau "propriétaire" si sa fille pouvait venir vivre dans la maison, mais elle estima les conditions tout aussi scandaleuse que la demande de son souteneur.

Elle l'envoya donc chez une vieille dame qu'elle connaissait. Elle savait que la vieille Dame ne lui refuserait rien, et contre un peu d'argent, elle consentirait bien à la nourir un peu. Marcia retrouvais Ann chaque semaine, quelques heures, à un endroit qu'elle avait déterminé, puis repartait pour une autre semaine, vêtue de ses beaux atours. La vieille dame apprit à Ann à coudre et quelques autres trucs utiles, mais Ann s'en moquait. Elle apprenait, certe, mais ça l'ennuyait. Elle avait prit l'habitude de se cacher dnas un coin sombre et d'observer les passants. Quand l'un des passant attirait son attention, elle le suivait, question de savoir où il vivait, comment il vivait. Déjà si jeune, elle avait surpris bien de choses qu'on en montre pas à une enfant de 5 ans.

Durant un hiver plutôt rigoureux, la vieille dame succomba à un coup de froid. Loin de s'en attrister, Ann cacha le corps dans un coin froid et prit possession de la maison. Mais au printemps, l'odeur devin intenable et comme elle n'osait plus retoucher au corps, elle abandonna la minuscule pièce, non sans avoir prit tout ce qu'elle jugeait utile, du haut de ses 7 ans. Elle se mit à observer les gens, leur demandant parfois quelques choses à manger. Rapidement, elle en vint à penser que si elle ne voulait plus avoir faim, ce n'était pas en demandant que sa faim serait apaisée. Elle prit une pomme sur un étalage et regretta amèrement son geste, les bleu sur son dos et ses cuisses l'empêchèrent de trouver un sommeil paisible durant plusieurs jours. Elle décida donc de les prendre à l'insu des vendeurs. Elle y réusissait plutôt bien, car ele était menue, donc se faufilait facileemnt un peu partout. Lorsqu'elle se faisait prendre, elle réussit à trouver une astuce infaillible. Elle inventait souvent des hstoires à faire pleurer la roche ou elle "achetait" ce qu'elle avait volé en travaillant un peu pour le marchand. Mais à la longue, elle devint plus habile et se faisait de moins en moins prendre souvent.

Elle rencontrait toujours sa mère, une fois par semaine, mais durant les 2 années qui suivirent, elle ne lui raconta jamais que la vieille dame était morte et qu'elle vivait maintenant dans la rue. Peut-être que Marcia s'en rendit compte, mais comme sa fille semblait aller bien, elle n'en souffla mot. Elle se contenta seulement de marquer sa visite d'un petit quelques chose à manger, ce dont Ann ne se privait pas.

Un jour, Marcia ne vint pas au rendez-vous. Ann l'attendit toute la journée, mais en vain. Elle se dit que ça devait être un contre-temps, qu'elle viendrait la semaine prochaine. Mais les semaines qui suivirent furent marqué par l'absence de sa mère. Elle finit par croire qu'elle était morte et ne vint plus elle non plus au rendez-vous fixé. Elle perfectionna son vol, passant lentement du vol des étalages au vol directement des poches ou des bourses des pasants. C'était devenue son activité préférée, voler les bourses des passants aisés. Elle avait développé une technique langoureuse, éfficace, provocante, mais quand même discrète pour détrousser les passants.

Un jour qu'elle s'adonnait à son plaisant moyen de survit, son attention fut attirée par une superbe bourse, finement décorée de deux serpents qui regardaient à l'opposé. S'approchant précautionneusement de l'homme et de sa bourse, elle entreprit discrètement de la détacher. La poigne ferme de l'homme à la bourse se referma soudain sur la nuque de la jeune fille. Elle étouffa un cri et se crispa, attendant le coup... qui ne vint pas. Elle accrocha son regard émeraude à celui de l'homme. Orgueilleuse, elle pinça les lèvres et planta un regard sûr dans celui de l'homme. Peut-être lui avait-elle fait peur, peut-être qu'il avait eu pitié ? Elle ne le sut pas à ce moment. Toujours est-il qu'il désserra son étrainte et qu'elle en profita pour s'enfuir, serrant entre ses doigts la bourse de l'homme. Caché dans son recoin secret où elle passait habituellement la nuit, elle repensa à ce qui venait de se produire. L'homme l'intriguait. Pourquoi n'avait-il rien dit et laissé se sauver avec sa bourse ?
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mer 11 Mai - 11:30

Ann Milford la Courtisane


Second chapître : Une chance


On dit que la curiosité est un vilain défaut, mais ça, Ann n'en avait jamais entendu parler. La curiosité était chez elle une seconde nature. Parcourant inlassablement le marché, elle finit par retrouver l'homme et l'espionna plusieurs jours de suite, non sans lui voler au moins encore une fois sa bourse. Elle se mit à le suivre durant sa tournée des marchands, puis jusque chez lui. Elle fut abasourdie par le domaine de cette homme. Il devait être le plus riche de la ville, non, de la région ! Le terrain cloturé d'une haute clotûre en fer forgé, une allée travaillée, le jardon minutieusement entretenu, les lourdes portes de bois foncé et les deux serpents qui regardaient à l'opposé. Le grillage était ouvert, et des gens y entraient et y sortaient. N'ayant pas appris la décence et le protocole, elle s'engoufra dnas la maison à la suite de quelques gens, puis se glissa sous une table et observa. Il y avait des hommes et des femmes richement vêtus qui buvaient et qui se touchaient. Étrangement, elle avait l'impression que leur corps devenaient les créatures ondulantes, qu'elle avait vu parfois au marché et qui étaient reproduit sur la devanture de la maison.

Encore une fois, elle se fit surprendre par une poigne ferme qui la sortit brusquement de sous la table et la garda dans les airs. Les conversations cessèrent et trop surprise, elle n'osa pas bouger. La masse qu'elle ne pouvait voir derrière elle la traîna vers l'extérieur de la pièce et elle se rendit compte que la maison était beaucoup plus grande que la pièce déjà immense qu'elle venait de quitter. Se rendant compte qu'elle risquait peut-être beaucoup à rester suspendue ainsi, elle se mit à se débatre agresivement, puis finit par tomber sur le sol, suivit d'un grognement de douleur de la brute qui la tenait. Elle ne savait plus comment sortir et son premier réflèxe, malheureux en y repensant sur le coup, mais salvateur en y repensant plus tard, elle prit le premier escalier qu'elle vit et y grimpa les marches quatre à quatre.

Une fois en haut, elle eut une courte hésitation. Droite ou gauche ? Peu importe, fallait seulement se mettre hors d'atteinte, une fenêtre, pour grimper sur les toîts, peut-être. La gauche semblait plus lumineuse, donc fenêtre. Elle s'y précipita mais, à son grand Dam, elle se retrouva dans un couloir aux nombreuses portes. Effectivement, il y avait de la lumière, mais elle venait d'un puit de lumière au plafond, donc hors d'atteinte. Elle tenta d'ouvrir quelques portes, mais des pas précipités la firent se coller contre le mur.
Elle fut surprise cependant. Elle s'attendait de voir le gorille qui venait de lui faire quitter le sol, mais c'est plutôt l'homme à la bourse qui se présente. L'idée de fuir pour sauver sa vie fut remplacé par l'envie d'une attaque en règle à coup de pieds et à coups de poings, l'adversaire étant beaucoup moins impressionnant.

C'est avec vigueur qu'elle se précipita sur lui, mais elle s'arrête nette. Une vision céleste venait d'apparaitre derrière lui. Une élégante dame, toute de blanc vêtue, à la chevelure soignée, le maquillage sophistiqué. C'était la plus belle dame qu'elle avait eu l'occasion de voir. Béate, la bouche ouverte, elle la fixait avec avidité. Sa voix, tout comme son apparence était sublime.

- Que se passe-t-il, Adam ?
- Une jeune intruse.
- Intruse ? Mais vous rigolez, très cher, tout le monde est bienvenu chez-moi. Dis-moi, petite, quel est ton nom ?

Elle met un moment à répondre, subjugée par la prestance de la dame. Elle finit par réussir à articuler son nom.

- Ann, Ann Milford.
- Enchantée de faire votre connaissance, mademoiselle Ann Milford. Je suis Eva Worse et voici mon époux, Adam Worse.

Enchantée ? Mademoiselle ? On se disait enchanté de la rencontrer ? Eva Worse était un ange, un vrai ! L'homme, Adam Worse, se glissa aux côtés de son épouse et la Dame lui tendit la main. Elle n'osa faire de même, du moins après avoir rapidement comparé la main blanche d'Eva à la sienne pas très nette, qu'elle s'empressa de cacher derrirèe son dos. Eva se rendit compte de son trouble et lui sourit. Elle jetta un regard à son époux, qui hocha la tête et sourit à son tour. Le regard de la petite fille rousse n'avait pas quitté le visage bienveillant de l'ange. Elle ne se rendit même pas compte quand Adam se plaça près d'elle, pour lui murmurer à l'oreille.

- Elle magnifique, n'est-ce pas ? Ann ne put qu'hocher la tête, sans émettre un seul son. Où se trouve ta mère ?
- Elle venait toute les semaines, puis elle n'est jamais revenue...

Elle vit Eva sourire de plus belle, elle n'en était que plus magnifique.

- Tu aimerais avoir d'aussi belles tenues qu'Eva ? Ann hoche la tête. Tu aimerais rester avec elle ? Nouveau hochement de tête. Tu aimerais être aussi jolie qu'elle ? Ann jette un regard à Adam, incrédule. Vous croyez que c'est possible de faire quelque chose de joli avec cette saleté ambulante ?

L'ange éclate de rire et tend la main à la petite crasse.

- Vous savez, très cher, je peux faire une merveille avec très peu. Laissez-moi quelques heures et elle aura l'air de quelque chose de présentable. Allez, viens Ann, je vais te montrer comment faire pour faire d'un objet sans valeur une oeuvre d'art.

Sous le charme, Ann obéit et la suivit docilement, sans toute fois oser la toucher, de peur de la tacher. Eva la guida à travers les couloirs pour la faire entrer dans une immense pièce de pierre, humide. Eva fit signe à deux jeunes dames très peu vêtues qui fixèrent Ann, intriguées. Elle entendit la voix d'Eva donner des ordres, mais elle n'en saisit pas le sens. Tous ce qu'elle se souvient, c'est que presque aussitôt, elle se retrouva nue et plongée dans un bassin d'eau, Elle fut lavée de la tête aux pieds, décrassée, brossée jusqu'à en avoir des rougeurs sur la peau, puis enroulée dans un tissus soyeux, essuyée, asséchée, brossée, peignée, habillée et finalement maquillée. Elle avait l'impression de flotter, comme envoûtée. Le choc fut intense pour elle lorsque Eva la plaça devant un immense miroir. Elle se reconnut uniquement parce qu'elle savait ce qu'était un miroir et parce que le reflet avait la même couleur de cheveux et faisait les même mouvements. Ses yeux se remplirent de larmes, elle était presque aussi jolie qu'Eva. Eva la regarda d'un air sévère et secoua la tête.

- Ann, les larmes font couler le maquillage, creusent des rides repoussantes et abiment le visage. Il ne faut pas pleurer, mais sourire. Première leçon, toujours sourire. Le sourire rehausse la beauté du maquillage, redonne de l'éclat au visage et creusent des rides de joie, les plus attirantes.

Les larmes naissantes d'Ann disparurent, instantanément remplacées par un sourire radieux. Eva répondit à ce sourire avec l'un des siens.

- Maintenant, allons nous pavaner devant Adam.

Ce qu'elles firent. Adam fut un excellent publique. En fin connaisseur, il appréciat la beauté juvénile d'Ann et le démontra par nombre de compliments. Elle venait de goûter au luxe, à la beauté sophistiqué, aux compliments et à l'admiration. Dans sa tête d'enfant, elle se promit que plus jamais elle ne retournerait à la rue, que plus jamais elle ne deviendrai aussi sale qu'avant et surtout, que jamais elle ne laisserait les larmes creuser des rides repoussantes.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Mer 11 Mai - 18:43

Ann Milford la Courtisane



Troisième chapître : Découvrir


Ann, à force de conseils et de pratique, devint la dame compagnie d'Eva. La grande Dame appréciait ses talents et sa délicatesse et puis, c'était flatteur de se faire voir aux côtés d'une si mignonne enfant. Eva répétait sans cesse à ceux qui en faisait la remarque qu'elle l'avait adopté. Ann finit par le croire.

Aussitôt qu'elle ne pouvait rester avec Eva, Ann se dépêchait d'aller dans la grande salle pour faire son activité préférée ; observer les gens qui évoluaient dnas la pièce. Cachée sous une table, elle voyait à travers la nappe de dentelle. Bien vite, elle fut capable de déterminer qui préférait quoi à boire, quels hommes étaient les préférés des dames, qui était innacessible, quels employés étaient facilement influençables, permissifs.

Sous l'influence d'Adam qui semblait apprécier sa compagnie, Ann finit par quitter progressivement le dessous de sa table pour se mêler aux clients, mais ne s'éloignant jamais d'Adam, sauf peut-être pour lui servir une consommation. N'oubliant jamais les conseils d'Eva, Ann souriait, même si elle ne comprenait pas toujours tout, elle s'éfforçait d'être d'agréable compagnie et ne ratait aucune occasion de faire plaisir à Adam.

Surtout à Adam. Eva, ne lui demandait jamais rien, si ce n'est les tâches habituelles d'une dame de compagnie. Peu à peu, les rôles changèrent, elle passa de plus en plus de temps avec Adam. Eva finit par se trouver une autre Dame de compagnie, laissant Ann évoluer aux côtés d'Adam. Tous les deux faisaient maintenant la paire, Adam profitant des talents d'observatrice d'Ann pour dénicher les gros poissons, ensuite, il faisait aller son propre talent de beau parleur et l'affaire était dans le sac.

Prenant de plus en plus d'asurance, Ann développait éfficacement ses talents de charmeuse. Bien vite, malgré son jeune âge, elle réussissait à accaparer toute l'attention des mâles aussitôt qu'elle entrait dans la pièce. Bien sûr, elle s'assoyait toujours à la table d'Adam, avec qui elle découvrait les premiers signes de l'attirance, les premières manifestations de désirs à son égard. Les encouragements muets dans le regard du quadragénaire la poussaient à être de plus en plus charmante, charmeuse, provocante.

Instinctivement, ou était-ce des souvenirs cachés de son enfance, elle savait exactement quoi faire pour allumer un homme, ce dont elle ne se gênait pas, Adam passant derrière pour le plumer subtilement et en le réinvitant à revenir bientôt, ce qui manquait rarement d'arriver. Peu à peu, les clients commencèrent à vouloir se... "rapprocher" d'Ann. Si elle savait faire du charme et être attirante, la suite logique était pour elle inconnue, du moins en pratique, alors Adam veillait à évincer les hommes trop ambitieux.

Ann était installée au Domaine Worse depuis une année, lorsque Eva mit à son service une jolie jeune fille à la peau d'ébène, Mina. La jeune domestique était à peine plus âgée qu'elle, mais beaucoup plus raisonnable et calme. Mina apprit rapidement comment combler sa jeune maîtresse pour éviter de subir les foudres de ses petites crises. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Mina était devenue l'ombre d'Ann, la devançant parfois, ou marchant dans ses traces. Les seuls moments ou n ne voyait pas la petite domestique était lorsque Ann paradait dans la grande salle.

Bientôt, son mentor vint lui dire qu'il était temps pour elle de devenir une vraie femme, que les premières règles étaient un signe avant coureur, mais qu'elle était encore une jeune fille. Personne n'était mieux placé que son mentor pour faire découvrir à la jeune Ann les plaisirs de la chair. C'est donc sous les doigts experts d'Eva qu'Ann découvrit les premiers frissons du plaisir. Pour ne pas l'éffrayer, Eva avait cru bon de lui montrer ce que le corps féminin cachait comme source de plaisir. Ensuite, elle serait moins craintive à accueillir un homme si elle avait en tête les plaisirs à venir. Comme elle l'espérait, la première expérience sexuelle d'Ann avec un homme fut un succès. Eva avait bien veillé à ce que l'homme choisit fut parfait pour elle, sans la brusquer, sans lui faire mal. Ann en ressortit rayonnante et plus sûre d'elle que jamais.

Leur relation dura quelque 6 mois, 6 mois durant lesquels elle en apprit beaucoup sur les plaisirs des l'hommes, et surtout sur le sien. Rapidement, il avait réussit à encrer chez elle des réflexes, des habitudes, des envies qui ne la quittèrent plus, comme l,infusion au goût acre qu'elle avait détesté les premières fois, mais avec une douce insistance et à force de caresses, elle avait apprit à apprécier l'infusion.

Après ce laps de temps, son premier amant du partir. Elle en fut fort chagrinée, elle savait l'apprécier et insidieusement, les premiers sentiments amoureux avait émergé chez elle. Il lui raconta une magnifique histoire de navires, de déesse de l'Océan et d'une île mystérieuse. Elle le crut, mais plus tard, elle se demanda si Eva et Adam n'avaient pas forcé la main de l'homme pour qu'il disparaisse. À moins bien sûr qu'il n'ait préféré la sombre femme vêtue d'un épais manteau de velour rouge foncé. Ce qui l'avait frappé, chez elle, c'est son regard noir, marqué par de profonds cernes et surtout l'insistance avec laquelle elle fixait SON amant !

Les jeunes filles comme Ann sont capricieuses, et elles deviennent rusées et douées lorsqu'elles n'ont pas ce qu'elles désirent. Peu de temps après le départ de son amant, elle c'était rapidement remise à flirter avec les clients, puis, naturellement, plusieurs avait partagé son lit. Malheureusement, elle venait de vivre des heures d'euphories et ses nouveaux amants, si eux prenait un plaisir certain, elle, en ressortait toujours avec une impression d'insatisfaction. Bien qu'ayant appris à prendre son plaisir avant celui de ses amants, elle devenait plus froide, par moment. Adam le remarqua et en découvrit la raison. Ne reculant devant rien pour faire plaisir à la jeune rouquine, leurs quelques moments passés en tête à tête devinrent plus sensuels, plus érotique.

Encore deux années passèrent, dans la satisfaction de tout ce qui est possible. Malheureusement, leur bonheur fut troublé. Eva n'avait pas hérité d'un fil de vie à la longueur de ses espérances, il se rompit sans prévenir. Brusquement, Adam se referma sur lui, le regard vague, n'ayant plus envie de quoique ce soit. Ann essaya tant bien que mal de lui redonner un peu de joie, mais quelque chose s'était brisé en lui, en même temps que la vie d'Eva. Peu de temps après, il annonça qu'il partait. Comme ça, avec quelques uns de ses proches, il laissa Ann au Domaine Worse, seule... avec Mina. Bien que dévastée par le départ d'Adam, son protecteur, son ami, son père, son amant et tout ce que peut être un homme pour une femme, Ann continua de collectionner les hommes et de rendre agréable le séjour des hommes de passage au Domaine. Elle passa des heures et des heures à écouter les troubadours chanter, jouer et parfois danser. Puis, une heureuse nouvelle arriva.

C'était une lettre d'Adam. Lorsqu'il était parti, il lui avait promit que lorsqu'il se serait établi, il lui écrirait et elle viendrait le rejoindre. Il tint sa promesse. Ne perdant pas de temps, aussitôt qu'elle eut finit de lire la lettre, elle mit Mina au courant et elles planifièrent le voyage qui dura une semaine entière. Elle retrouva Adam, mais malheureusement, peu de temps après son arrivée, il décida de repartir et cette fois, il ne lui fit aucune promesse. Elle ne s'attend plus à le revoir, mais un minuscule espoir tenace reste au fond de son coeur.
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MessageSujet: Re: Récits sans importance, anecdotes oubliées   Jeu 12 Mai - 18:37

Ann Milford la courtisane



Chapître actuel : S'épanouir



Trois ans ont passé depuis sa seconde expérience de renouveau total. L'Hôtel Worse n'est plus, Adam Worse n'est plus, la Friedstadt qu'elle a si peu connu n'est plus. Il y a trois ans, tout ce qui lui restait, c'était deux robes, quelques flacons de parfums, quelques pots de poudres et elle-même. Mais Ann n'est pas du genre à se satisfaire de peu. Rapidement, elle a réussit à accumuler quelques trucs indispensables *selon elle*.

Elle a rencontré Rose West, une gentille fille, un peu timide, mais qui perd toute fragilité sur scène. Rose est une magnifique actrice, et Jack un admirable dramaturge. Elle n'a jamais posé la question, mais elle ne serait pas étonnée que l'inspiration de Jack lui vienne de Rose. Elle est restée avec eux pendant une année complète, puis, elle a commencée à distancer ses visite. Bien sûr, au début, elle ne pouvait pas partir, Rose était malade et Jack n'avait pas toujours le temps d'être constamment à ses côtés, même s'il faisait de son mieux. Ann a donc joué le rôle de domestique attitrée à mademoiselle Rose West durant un moment, elle s'est occupée de la divertir, de la soignée selon les directives d'un apothicaire que Mina (car elle l'a recroisé une fois) lui avait parlé. Elle y est allée et on lui a remis des médecines, elle a posé des questions, reçu des réponses (pour découvrir que sa tisane du matin, préparée par Mina depuis son jeune âge était un contraceptif, elle ne l'oublierait donc pas maintenant que Mina n'était plus là). Puis, peu à peu, Rose se sentit mieux et sembla guérit. Ann en profita pour lui dénicher une jolie gamine, qui étrangement avait le même regard mouillé que Mina. Elle la fit entrer au service de Jack, pour lui montrer les bases du service, puis elle l'attitra au chevet de Rose. Elle avait vu juste, Marie était parfaite. La présence de la rousse n'étant plus aussi nécesaire, Ann préféra bon de commencer à se débrouiller seule, avant que Jack lui demande des comptes à rendre. Elle savait très bien qu'elle siphonnait à elle seule une plus que nécessaire partie de la richesse disposée à chacun. Elle se trouva donc un autre "marché" lucratif.

C'était simple, pourtant. Elle faisait ce qu'elle savait faire le mieux ; être d'agréable compagnie et de combler les envies des hommes. Elle vivait aux crochets de ses amants, passant de l'un à l'autre, sans pudeur. Elle leur procurait des moments passionnés et inoubliables, en échange, elle était logée, nourrie et vêtue. En un peu plus d'une année, elle avait dû faire le tour des maisons cossue qui avaient germé après la destruction de la ville. Elle participait activement à l'élaboration des petites fêtes qui pullulaient ces derniers temps, nostalgie du temps passé, ou peut-être pour marquer la venue d'un temps nouveau, pour oublier les horreurs des dernières années.

Ces derniers temps, on la voyait souvent avec un petit bourgeois. Il était trop jeune pour avoir tant de responsabilités, un peu plus jeune qu'elle, mais si on lui laissait sa chance, elle ne doutait pas de sa réussite. Bien sûr, il était impensable qu'elle ne participe pas à sa réussite. Elle jouait donc de ses relations avec ses amants, mieux nantis pour lui faire une percée, sans jamais lui dire qu'elle l'aidait. Face à lui, elle se contentait de jouer la belle et de le détendre comme elle savait si bien le faire. Bref, elle ne s'ennuyait pas... et ses amants non plus.

Elle avait prit l'habitude de s'afficher ouvertement avec eux. Mais loin de créer des jaloux, il se créait plutôt des complicités coquines entre les hommes. Si elle était avec l'un d'eux et qu'elle en croisait un autre. Ils se sourianent, et souvent, le regard des deux hommes étaient plus dnas le registre de la complicité que de l'adversité. Ann était une courtisane, une fille de joie, une prostituée. Aucun d'entre eux n'envisageait avec elle l'amour plus que le charnel, même si parfois, entre deux soupirs, l'un d'eux laissait échapper un "je t'aime". Elle savait jouer des sentiments, mais jamais elle ne laisserait un homme d'être amoureux d'elle. Même que, pendant les quelques fêtes, il n'était pas rare qu'elle pousse un de ses amants célibataire dans les bras d'une autre femme, si celle-ci lui plaisait ou si elle voyait qu'une femme le regardait. Un de ses anciens amants s'était même trouvé une épouse et elle en était ravie. Elle savait qu'une femme entre ses bras ne pourrait qu'être heureuse.

Elle ne faisait rien d'exceptionnel, Ann Milford, elle offrait son corps, mais elle avait l'impression de faire des merveilles. Les rares fois où elle était seule elle repensait à tout ça et étrangement, cette vie-ci lui paraissait encore plus heureuse que la précédente. Son pacte tacite avec Palanis semblait toujours être en vigueur, même si elle ne trouvait plus le temps de prier convenablement, sauf peut-être un merci qu'elle lançait silencieusement vers le ciel.
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