La plus belle des fins est encore la fin en héros révolutionnaire.
Dans notre situation, il fallait l’avoir compris pour garder une dignité intacte que beaucoup voulaient souiller. La galaxie était en proie à des passions corrompues et polluées, la laver était impossible, en sortir immaculé était très simple.
Après son discours, discours qui n’avait eu de réponses que dans la complaisance d’un écho déformé, dans une autre salle du sénat qu’il avait décidé de quitter sans être souillé de la déchéance de certains, Zeila décida d’en ouvrir une pour informer les gens d’une alternative implacable à la finalité qu’allait connaître la galaxie Planetium, conclusion qui était loin d’être des plus justes et populaires.
Quelques temps après que la pièce ne se soit un minimum remplie pour lancer un appel, Zeila prit la parole.« Peuple de Sénata V et de Planetium tout entier !
Vous êtes tous au courant de l’avenir funeste vers lequel la galaxie est en marche, à savoir sa destruction par un seul homme…
Vous n’êtes pas d’accord avec ce futur impromptu et manipulé.
Vous ne voulez pas que l’empire sur lequel vous avez tant travaillé disparaisse d’une main autre que la votre que vous n’aurez pas commandé.
Vous souhaitez être les seuls maîtres du destin de ce que vous avez bâtis de votre sueur.
Enfin, vous ne désirez pas d’un lendemain pour la galaxie manœuvré par un autre être que le vrai grand sénateur.
Alors écoutez-moi… Car je veux la même chose que vous : la liberté de finir comme je l’ai décidé et pas comme on veut me l’imposer !
La solution radicale à tout ça est la destruction de votre empire par vous-même avant la date fatidique. Personne ne pourra plus dire qu’il a contrôlé vos terres jusqu’à la dernière seconde de vie de la galaxie. Si vous faites cela, vous deviendrez les seuls acteurs de vos empires, et tous ensembles nous deviendrons les seuls acteurs de notre galaxie ! Quiconque tentera de nous prouver l’inverse se cassera les dents sur la dure réalité de notre toute puissance à l’égard de notre avenir.
Déjà beaucoup d’empereurs ont rejoins cette cause et beaucoup d’autres viendront à coup sûr. Une grande réunion sera sûrement organisée pour parachever tout ça. Ne prenez pas cela comme un suicide collectif similaire à ceux qu’on nous montre parfois aux informations, mais plus comme un acte héroïque de libération.
Certains vous diront que c’est complètement insensé, et que même Nexus pourra se prévaloir d’avoir été la cause de notre destruction libératrice. Mais toutes ces paroles ne seront qu’erreurs de jugement ou pures manipulations destinées à vous assujettir ! En effet, Nexus pourra dans le pire des cas en être la cause, mais jamais il n’en sera l’acteur (sauf dans sa tête peut-être). Cela peut paraître dérisoire comme différence, mais le gouffre qui sépare ces 2 notions est pourtant faramineux. De même que Nexus pourra se vanter d’avoir contrôlé, gouverné et, ou détruit la galaxie, mais quel mérite y a-t-il à régner sur du vide ? La réponse à cette question ne tient qu’à vous d’être réalisée !
Pour conclure, je dirais que si vous doutez de mes bonnes intentions, je serais le premier à autodétruire mon empire pour cette cause ! Car, même si personne ne venait à me suivre, ma conscience n’aura rien à se reprocher et aura toujours été maître d’elle-même, même dans les moments les plus difficiles et en proie à des forces extérieures malveillantes et manipulatrices. »
Tout avait été dit avec justesse. Ce message était loin d’être une affirmation, ce n’était qu’un simple conseil destiné à ceux qui auraient des scrupules vis-à-vis du « gouvernement actuel » et qui ne seraient pas comment agir pour manifester le fait qu’ils soient toujours libres.
Maintenant, il était temps que la pourriture qui sévissait là haut sache qu’elle n’avait pas la mainmise sur tout, et qu’il existait encore une parcelle dans l’esprit des gens libre de toutes contraintes externes !
Si la nature avait été vache ou chienne, alors nous serions dans l’erreur, mais la nature a été chouette, et de ce fait, nous devons nous efforcer de ne pas laisser la pollution envahir cette chouette nature, car la pollution ne cohabitera jamais avec la nature, mais fera toujours en sorte de prendre le dessus sur elle. Si Ashar-Râ n’était pas là pour nous rappeler de telles valeurs de temps en temps dans nos contacts avec elle, le monde aurait des allures cycliques, car les gens qui pensent en rond ont les idées courbes. Mais heureusement que le monde est plat et que nous pensons Platon…
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Cosa Nostra, empire où rêvent les fourmis vertes...
Si j’étais la pluie… qui relie la Terre et le Ciel, qui pour l’éternité ne se mêleront jamais… serais-je capable de relier le cœur des gens ?